ACTE II
ZILDA.
Parler ainsi, mon cher seigneur...
Ah ! c’est me faire trop d’honneur!
LE CORSAIRE
Il faut... il faut que je t’embrasse !
ZILDA.
Permettez...
.Te le veux !
ZILDA . .
l>e grîlce !,
LE CORSAIRE, l'embrassant.
' Oh ! rien qu’un baiser seulement !
LE VIZIR
Devant mes yeux! Quel insolent!
LE DOCTEUR et LE CADI.
Oh! j’enrage ! j’enrage!
ZILDA, au corsaire, qui lui baise la main.
N’en demandez pas davantage !
REPRISE DK L’ENSEMBLE.
5ÎILDA.
Ah ! vraiment,
C’est charmant ! etc.
LE CORSAIRE
Ah ! vraiment.
C’est charmant ! etc.
LE VIZIR
Ah ! vraiment,
C’est vexant ! etc.
Charmante Zilda, je t’adore...
ZILDA.
Ciel ! comment m’en débarrasser ?
Buvez, seigneur, buvez encore...
ZILDA
LE CORSAIRE
Je viens de boire...
ZILDA.
Il faut recommencer !
Seigneur, voulez-vous que je chante Une chanson de mon pays?
LE CORSAIRE
Oui, j'aime ta voix enivrante.
Qui fait rêver du Paradis !
ZILDA.
Je prends mon luth et j’obéis!..
ZtLDA, s’accompagnant.
1" COUPLET
Que dit l’oiseau du Bengale Dans le feuillage envolé?
Qu’est-ce donc que la cigale Raconte à l’épi de blé i Dans les parfums qu’elle verse,
Quel est ce mot que la fleur Dit au Zépliir qui la berce En lui rendant sa fraîcheur ?
Il esf vieux comme la terre, t ’haoun lo d it il son tour ;
Ce mot rempli de mystère,
Amour! Amour!
Amour !
ENSEMBLE