‹ Zilda conte des milles et une nuitsChapitre 58 sur 63 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

ZILDA.

Parler ainsi, mon cher seigneur...

Ah ! c’est me faire trop d’honneur!

LE CORSAIRE

Il faut... il faut que je t’embrasse !

ZILDA.

Permettez...

.Te le veux !

ZILDA . .

l>e grîlce !,

LE CORSAIRE, l'embrassant.

' Oh ! rien qu’un baiser seulement !

LE VIZIR

Devant mes yeux! Quel insolent!

LE DOCTEUR et LE CADI.

Oh! j’enrage ! j’enrage!

ZILDA, au corsaire, qui lui baise la main.

N’en demandez pas davantage !

REPRISE DK L’ENSEMBLE.

5ÎILDA.

Ah ! vraiment,

C’est charmant ! etc.

LE CORSAIRE

Ah ! vraiment.

C’est charmant ! etc.

LE VIZIR

Ah ! vraiment,

C’est vexant ! etc.

Charmante Zilda, je t’adore...

ZILDA.

Ciel ! comment m’en débarrasser ?

Buvez, seigneur, buvez encore...

ZILDA

LE CORSAIRE

Je viens de boire...

ZILDA.

Il faut recommencer !

Seigneur, voulez-vous que je chante Une chanson de mon pays?

LE CORSAIRE

Oui, j'aime ta voix enivrante.

Qui fait rêver du Paradis !

ZILDA.

Je prends mon luth et j’obéis!..

ZtLDA, s’accompagnant.

1" COUPLET

Que dit l’oiseau du Bengale Dans le feuillage envolé?

Qu’est-ce donc que la cigale Raconte à l’épi de blé i Dans les parfums qu’elle verse,

Quel est ce mot que la fleur Dit au Zépliir qui la berce En lui rendant sa fraîcheur ?

Il esf vieux comme la terre, t ’haoun lo d it il son tour ;

Ce mot rempli de mystère,

Amour! Amour!

Amour !

ENSEMBLE

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