TELASCO, ZULMA
IN OUS voilà seuls , ma fille , à ta foi je me livre ; Apprends qn'il se prépare un grand événement: Un bruit sourd, jusqu'à moi venu dans ce moment, Dont j'ignore la source , et que je cherche à suivre, M'annonce que ce jour va changer notre sort, £t ramène ej^ ^e* lieux l'épouvante et la mort.
lO Z I M E O ,
Qu'entends-je ?
Nos amis, tous nos braves Sauvages, Cacliés dans nos forêts , par la haine attirés, Doivent de leurs fureurs inonder ces rivages, hes Espagnols, à leurs plaisirs livrés, Contre nous seront sans défense, Z U L M A.
^lais ce jeune Français] notre reconnaissance. . .
II a sauvé nos jours , je te réponds des siens ; Les Espagnols sont loin d'avoir son ame. Z U L M A.
Mais de l'humanité vous brisez les liens , Vous que son amour pur enflamme. T E L A S C O.
CN<>. 2.) ^i"- Ah .' pourquoi nos cruels vainqueurs Nous ont-ils enseigné la haine et la vengeance? Par les bienfaits , par la clémence , Ils auraient enchaîné nos cœurs j Mais nos tjrans , par leurs fureurs , Dans ma patrie ont porté le ravage. ' Mais nous sommes dans Tesclavage j Mais le sang de mon fils demande des vengeurs j Nous ne pouvons lui donner que des pleurs. Ah ! pourquoi nos cruels vainqueurs, etc.
( On entend un air de fanfare.^ Z U L M A.
Déjà le temple s'ouvre i, et la marche s'avance.
Garde sur mon secret le plus profond silence.
{Ils sortent du côté cpposJ à la marche qui sort du
temple. )
Opéra. ii
Dom CARLOS, VALCOUR, AMELIE, TELASCO, ZULMA, OFFICIERS
espagnols et français , TROUPES espjgnoles et françaises, ESCLAVES.
( Tout h cortège de la noce sort du pavillon , au hruh des fanfares^ et passe sous les drapeaux des troupes placées sur deux lignes.^