‹ Zirphile et fleur de myrte, ou, Cent ans en un jourChapitre 3 sur 25 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

GALAOR, RABIEL.

RABIEL.

D'où peuvent naître vos alarmes?

En ces lieux tout vous est soumis:

De la beauté dont vous êtes épris

Chaque jour augmente les charmes:

Zirphile est dans vos mains.

GALAOR

Elle fait mes tourmens.

RABIEL.

A vos empressemens >Son cœur scrait-il insensible .'

4 ZIRPIIILE ET FLEUR DE IMYRTE, '

G ALAOR.

Ah ! puisse-t-il encor long-temps

A lamour être inaccessible ! j

RABIEL.

Quel étrange souhait!

Apprends L'excès du mal qui me dévore : î

Des feux du désir consumé , j

.Vaime Zirphile , je Tadore , Et je frémis d en être aimé.

RABIEL. '

Daignez vous faire entendre : '

Un gnome n'est pas un devin. i

G ALAOR. ;

Ecoute-moi; je vais t'apprcndre ; Quel est mon bizarre destin.

Du Temps, malgré mon art, j'avais subi loutrage. 1

Reine des jeunes amours , j

Pour prix de mon fidèle hommage, i

Morganc me rendit au printemps de mes jours. j

J avais promis de 1 adorer sans cesse: l Le ciel entendit nos sermens;

Mais de retour à la jeunesse ) J oubhai la folle promesse

Que j'avais faite en mes vieux ans. '

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