‹ ZizineChapitre 1 sur 30 · L OURS DE CHATEAU-THIERRY · texte numérisé non relu

L OURS DE CHATEAU-THIERRY

Jfe n'ai pas besoin devons dire que Château- Thierry est une johe petite ville située sur la rive droite de la Marne, à vingt lieues de Paris environ ; qu'elle s'élève en amphithéâtre sur les bords de la rivière ; que de nombreux mteaux, qui passent incessamment devant ses murs pour aller approvisionner Paris, lui donnent de la gaîté et l'aspect d'une ville très-comi\ierçante ; enfin, que c'est la patrie du célèbre fabuliste, Jean de La Fontaine, qui cachait son esprit sous un air bête, bien différent en cela de nos écrivains modernes. Yous savez tous cela aussi bien que moi, et, dans le cas où vous ne le sauriez pas, un dictionnaire géographique vous l'apprendrait.

Ce que vous n'êtes pas obligé de connaître, c'est la

société de Château-Thierry; mais, si vous avez habité

une petite ville de province, il vous est facile de vous

en faire une idée : le tableau est, à peu de chose près, le même partout. On y est curieux , bavard , médisant ; les gens nobles , quand il y en a, ne se voient qu'entre eux ; les autorités n'invitent que les gens riches, la haute bourgeoisie qui forme la seconde classe; la dernière se compose des petites gens, des artisans , des prolétaires ( mot qui fait fortune depuis quelques années) ; et chacune de ces classes se tient serrée, séparée, envieuse l'une de l'autre, et enchantée lorsqu'il court une histoire, un caquet qui permet aux calomnies d'aller grand train. Enfin l'aristocratie y règne avec tant de force, que dans la rue deux voisins ne se salueront pas, s'ils ne sont point admis dans les mêmes réunions. Le noble penserait déroger en saluant le bourgeois, et celui-ci craindrait de se compromettre en causant avec le prolétaire. Vous devez en convenir, c'est bien là le monde d'une petite ville ; j'en sais même quelques grandes , tout proche de Paris, où l'on est bien ridicule, où il y a le quartier de la haute société , comme Paris a son fauboi^g Saint-Germain.

Cette pauvre aristocratie que l'on a voulu anéantir, saper dans sa base, que l'on a mise en accusation, puis tournée en ridicule, on a beau faire , on la retrouve toujours ; elle est dans le palais comme dans la mansarde ; elle existe à la ville comme au village : on peut abolir le mot , mais on ne saurait détruire la chose.

Si dans le salon d'un duc ou d'un marquis elle vous semble régner en despote, vous la retrouverez également chez le banquier, où le gros capitahste re-

zizrsE.

garde avec dédain le petit négociant, où la femme de 1 agent de change veut que sa toilette écrase celle de la femme du courtier en marchandises ; vous la verrez encore dans le salon de ce bourgeois, où le chef de bureau prend un ton protecteur avec le simple commis, où l'épouse d'un entrepreneur ne veut pas causer avec la femme d'un artiste ; entre marchands , celui qui vend en magasin regardera d'un air dédaigneux le petit boutiquier ; entre artisans , celui qui a un habit neuf et de l'argent dans ses poches voudra imposer sa loi , et qu'on l'écoute comme un oracle ; enfin il n'est pas jusque chez notre portière où l'aristocratie ne se glisse : la cuisinière du premier étage , et qui a quatre cents francs d'appointements , voudra avoir la meilleure place près du poêle ; quand elle arrive, chacun se dérange avec respect, et la femme de ménage du cinquième est souvent obligée de causer debout, parce que les cordons-bleus ne lui offrent pas un siège. Et il y aura toujours chez les hommes ce besoin de commander, de se pousser, d'avancer : s'il en est qui restent en arrière ^ c'est qu'ils ne peuvent faire autrement, faute de courage et de capacité. Quant à cette égalité dont on parle tant , je ne l'ai trouvée nulle part. Ah! si, pourtant, dans les omnibus.,, et encore les gros y écrasent-ils les petits.

Revenons à Château-Thierry et entrons dans le salon de madame Blanmignon. C'est une riche propriétaire qui voit ce qu'il y a de mieux dans la ville. Madame Blanmignon est veuve d'un avoué qui a été député de son département ; elle jouit de quinze mille

francs de revenus ; elle a quarante- neuf ans , mais comme elle a aussi les cheveux teints , les sourcils teints, les joues peintçs et les lèvres pommadées , il est assez difficile de deviner au juste son âge. H y a des personnes qui lui donnent soixante ans, d'autres qui ne lui en croient que trente. Le fait est que madame Blanmignon a l'air d'une aquarelle trèsyigourense de tons.

Le salon est grand et meublé avec élégance ; je n'ai pas besoin de vous dire qu'il y a un piano. Désormais un salon sans piano c'est une jolie femme sans corset.

Mais les sièges sont rangés en cercle devant la clieminée ; les dames et les demoiselles sont assises ; les hommes sont debout ou appuyés sur les chaises de ces dames ; il y a là de drôles de figures ; il y en a de jolies. Les modes sont celles de Paris, elles v sont même suivies avec plus de rigueur que dans la capitale, mais elles n'y sont pas portées avec cette grâce, cette coquetterie et cette aimable désinvolture qu'on ne trouve qu'à Paris. Là régnent l'étiquette, la cérémonie et tout son ennuyeux cortège. Les hommes parlent à demi-voix et ne rient que du bout des lèvres ; les jdames se toisent , s'inspectent , et ne rient pas du tout ; les jeunes personnes n'osent pas se permettre de dire un mot sans l'autorisation de leurs mamans, et, au milieu de tout cela , madame Blanmignon sourit, salue , fait asseoir , offre un tabouret pour mettre sous les pieds, ce qui amène toujours une discussion de cinq minutes.

« Je ne le prendrai pas , madame. — Oh î si , je « vous en prie. — Je n'en ai nul besoin... — C'est

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» égal, vous seriez mieux. — Votre tapis est déjà si » doux. — Je veux que vous mettiez vos pieds sur » ce tabouret... — En vérité, madame Blanmignon, » vous me gâtez, je suis confuse... — On ne saurait, » madame, prendre trop de soins de vous... Là... » mettez vos pieds... est-il assez haut? — Il est par- » fait. ')

D'après cet échantillon de conversation pour un tabouret, vous devez penser qu'un sujet intéressant doit occuper toute la soirée. C'est ce qui paraissait s'annoncer dans un groupe d'hommes qui causaient avec feu dans un coin du salon. Madame Blanmignon, voulant que le plaisir devînt général , se permit alors d'élever la voix en disant :

« Eh ! mon Dieu , messieurs , comme vous voilà » tous... causant avec chaleur. Ne pouvez-vous nous » faire part de ce qui vous occupe si fort^... Je pense » que les dames peuvent , sans être indiscrètes , de- » mander le sujet que vous traitez... Voyons, mon- » sieur Vadevant , c'est vous qui portiez la parole » tout-à-l'heure. . . c'est vous qui allez nous dire ce » dont il s'agit. »

M. Vadevant est un homme entre deux âges , de petite taille , mais qui serait assez bien tourné , si son abdomen ne menaçait déjà de s'écarter des règles de la proportion. Sa figure est positivement celle d'un poupard bien frais , bien rose , et qu'un enfant serait enchanté d'embrasser. M. Vadevant a toujours le sourire sur les lèvres , mais c'est un sourire tant soit peu moqueur , et ses yeux petits , mais assez vifs , brillent sans cesse d'une expression de curiosité qui sem-

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ble vouloir percer dans votre amc , dans votre pensée , ou tout au moins dans votre poclie.

Fils d'un riche négociant de Troyes , M. Vadcvant s'était trouvé , à la mort de son père , possesseur d'une jolie fortune. Il avait voulu l'augmenter par des spéculations , et il s'était pour cela rendu à Paris, où il avait mis de l'argent dans des assurances , dans des raffineries de betteraves , et jusque dans des inodores. Mais le jeune Yadevant n'avait pas été heureux dans ses entreprises. Son esprit curieux et moqueur ne l'avait pas servi dans la capitale , où il avait rencontré des gens plus fins que lui. Après avoir passé une douzaine d'années à Paris, et avoir perdu les deux tiers de sa fortune , M. Yadevant avait senti qu'il était temps de s'arrêter, et il était venu se fixer à Château-Thierry , où , avec cinq mille francs de rente qui lui restaient encore , il pouvait faire figure et être reçu dans les principales réunions. Ajoutez à cela qu'il était garçon, position bien précieuse en province , où toutes les demoiselles rêvent mariage , et où , par conséquent , elles régardent les célibataires d'une façon très-provoquante.

Interpellé par madame Blanmignon , M. Yadevant se tourne vers les dames, sourit de manière à montrer ses trente-deux dents qui sont blanches et fort soignées, puis se balance sur ses hanches en répondant :

« Mon Dieu! mesdames, l'objet qui nous occupe » le mérite peut-être fort peu... Nous parlions de » l'ours... eh eh eh !... vous savez, l'ours... »

Ici les éclats recommencent : les dames y prennent part', une seule s'écrie : « Qu'est-ce que c'est donc que

» l'ours ?. . . . Mon Dieu ! est-ce qu'il y en a un dans la » ville?

» — Ah ! madame Duboucliet n'est pas au fait , >^ reprend Vade\ ant , « parce qu'elle a été long-temps » absente de notre pays. Vous saurez , belle dame ,

» que par l'ours nous désignons un étranger un

» inconnu , qui est venu se loger, il y a près de « trois ans , dans notre ville , et que , depuis ce » temps , on ne connaît guère plus que le jour de » son arrivée.

rt — En vérité ! ... oh ! voilà qui est bien singulier. . . « bien curieux..... — C'est M. Boullardin qui lui a )) donné ce sobriquet d'ours , et , en honneur, jamais ï> nom ne fut mieux mérité. «

M. Boullardin , grand et gros homme d'une cinquantaine d'années, et qui se croit un des beaux esprits de l'endroit, parce qu'il est employé a la mairie , au bureau des naissances , murmure d'une voix rauque et caverneuse , qui a l'air d'appartenir à un ventriloque :

« Ma foi !.. . moi , je l'ai appelé ours ! . . . sans cher- » cher!... j'aurais dit chameau la même chose...

» — Est-il méchant ! est-il satirique , ce M. Boul- » lardin ! » reprend Vadevant en se retoui^nant, d'un air moqueur, vers le gros employé qui , très-content de ce qu'il vient de dire, se frotte les mains en regardant sa femme.

« Mais enfin , messieurs , comment est-il fait cet i> ours? puisque oui's il y a , » reprend madame Duboucliet ; « vous devez cependant savoir quelque » chose sur sa personne... sur sa manière de vivre...;

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» mettez - moi donc au courant , jnoi qui ne sait * rien.

)) — Parlez , monsieur Vadevant , » dit la maîtresse de la maison, « c'est vous qui êtes , je crois, le )* plus au fait.

» — J\loi... mais non... je n'en sais pas plus que

» ces messieurs cependant, si vous le désirez, ,

)) belle dame, je vais dire ce que j'ai observé et re- » cueilli. »

M. Yadevant entre alors dans le cercle qui se resserre. Les hommes viennent aussi Tentourer, et chacun semble disposé à écouter avec plaisir même ce qu'il sait déjà : mais l'ours était un sujet de curiosité pour tous les habitans de Château-Thierry, et chaque fois qu'il était question de lui on était tout oreilles , dans l'espérance d'apprendre quelque chose de nouveau sur cet homme mystérieux.

M. Vadevant, après avoir gracieusement promené ses regards sur toutes les dames , et s'être adossé à la cheminée , commence sa narration.

» Il y a trois ans à peu près... oui , c'était en mil » huit cent trente-et-un... et nous sommes en mil » huit cent trente-quatre... Je crois que c'était égale- » ment au mois de mars...

» — Non , c'était en février , » dit M. Boul-

lardin « toute la ville faisait des beignets

» oh î oh î »

Et le gros monsieur se caresse le menton, enchanté d? ce qu'il vient de dire.

« En février... c'est possible... » reprend Vadevant ; « oui, je me rappelle que je me rendis déguisé

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» en Espafïîiol , au bal de monsieur le sous-préfet

» bal qui fut très-brillant, et où l'on servit des glaces » à discrétion!... Pardon, je reviens à mon ours... » comme on dit au théâtre des Variétés, à Paris , dans » je ne sais plus quelle pièce.

» — Dans Pourceaiignac , peut-être ? » reprend Boullardin. « — Ali! mon cher monsieur Boullardin?... » vous faites tort à vos connaissances , vous n'ignorez » pas que Pourceaiignac est de Molière ! . . .

» — Oh ! moi , je mêle tout cela... Pourceaiignac, » Monsieur de Crac!... la Dame-Blanclie!... je n'aime )) pas le spectacle, je m'y endors. . . ma femme aussi. . . » n'est-ce pas, madame Boullardin?...»

Madame répond par un signe de tête , et M. Vadevant, qui écoutait en souriant les balourdises de remployé , reprend alors la parole :

« Je vous disais donc, madame, que c'était au mois » de février 1831 : un vova.c^eur arriva en chaise de » poste accompagné d'un homme... son domestique » sans doute : ce voyageur s'informa sur-le-champ » s'il y avait dans la ville une petite maison à louer. » on lui en indiqua plusieurs , entre autres celle qui » appartient à M. Tricot, et qui est à l'extrémité de » la ville. L'étranger alla voir cette maison ; sa posi- » tion , presque isolée, parut lui plaire ; sur-le-champ

» il loua cette demeure qui était toute meublée

» il en paya une année de loyer d'avance...

» — Paya-t-il vraiment une année d'avance? » dit un vieux monsieur tout maigre, à figure décharnée, et qui , assis dans un coin du salon , n'avait pas encore ouvert la bouche.

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« — Oui, monsieur Benoit, il paya... Oli! j'en » suis 'assuré ! je le sais de M. Tricot lui-même ; et , » depuis ce temps , il a toujours payé fort régulic-

» ment ses six mois d'avance Il loue la maison

» 800 francs , je le sais aussi. . .

» — C'est donc un homme riche, que cet inconnu ? » — Ah ! voilà la question : est-il riche?. . . et s'il a de

» la fortune, où l'a-t-il gagnée? voilà ce qu'on

» ignore. On s'attendait à ce que le nouveau venu » ferait des visites à ses voisins. . . aux autorités. . . aux » notables de la ville , qu'il aurait quelques recom- » mandations et tâcherait de se faire présenter dans » nos sociétés... Pas du tout : voilà mon étranger » qui s'enferme chez lui où il ne reçoit personne , » qui ne sort que pour se promener hors de la ville , » qui ne parle à personne , et , quand on cherche a » lui adresser la parole , répond d'un ton si brusque , » si sec, que l'on n'a pas envie de recommencer, y* parce qu'alors il faudrait se fâcher, se disputer peut- » être , et vous sentez bien qu'on ne veut pas se com- » promettre avec un inconnu!... Si bien que le nom » d'ours , que lui a donné si spirituellement M. Boul- » lardin , lui est parfaitement appliqué.

» — Ours ! . . . ourson ! . . . c'est moi qui l'ai nommé, » répète M. Boullardin, en regardant sa femme.

« — Mais c'est un homme mal élevé... une brute, » que cet inconnu ?

« — On ne peut pas dire qu'il ait l'air d'une brute. . . » C'est un homme qui doit avoir cinquante ans...

,, — Oh non — Oh si Et plutôt davantage

» même... — Je gage qu'il n'en a pas quarante-huit...

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„ — Vous n'avez donc pas remarqué que ses cheveux » noirs sont gris?... — Qu'est-ce que cela prouve? » à vingt ans , moi , je me suis trouvé un cheveu » blanc.

)) — Moi , » dit une petite vieille dame mise ayec beaucoup de coquetterie, « c'est la peur qui m'a fait » blanchir. . . j'avais les cheveux comme du jais ; mais » un soir. . dans la rue. . . un insolent osa m'insulter. . . » méprendre... la taille... je m'évanouis, et en rei) venant à moi , j'étais grise!

» — Oh ! » dit à demi- voix M. BouUardin , « si » j'avais fait blanchir toutes les femmes auxquelles » j'ai pris la taille et... »

Un regard sévère de son épouse fait taire l'employé qui finit sa phrase entre ses dents.

« Notre ours , » reprend Yadevant , « n'a pas ab- » solument mauvaise tournure. . . — Est-il laid. . . ? — » Non... — Oh! pardonnez-moi!... il est affreux... » une figure effrayante et sinistre. . . — Pas du tout. . . » sa figure est fort belle , au contraire. — Moi , je » vous dis qu'il a l'air d'un conspirateur... — C'en » est peut-être un.

» — Moi, » dit un tout jeune homme, « je ne » l'ai vu qu'une fois... et c'était la nuit, mais il m'a )> semblé que ses yeux brillaient comme ceux d'un » chat...

» — C'est peut-être un vampire ! . . . » dit le vieux monsieur décharné. « — Il en a plutôt l'air lui-même, » murmure Yadevant en se tournant pour rire.

« — Ah , mon Dieu ! monsieur Benoît , ne nous » dites pas de ces choses-là... nous ne dormirions pas

» de la nuit! Mais raiitorité devrait avoir les yeux » sur ce monstre ! . . .

» — Moi , rt dit madame Blanmignon , « si je le » rencontrais le soir , je suis certaine que j'aurais des » attaques de nerfs, et pourtant je ne Fai jamais » vu... mais Fidce que je m'en fais est horrible. Un » homme qui ne reçoit personne , ne va chez per- » sonne, ne parle à personne... ce doit être quelque » grand criminel qui se cache.

» — • Comment Fappelle-t-on? » dit madame Dubouchet , « car enfin il signe ses quittances à » M. Tricot.

» — Il signe Guerreville, » dit Yadevant.

» — Guerreville... C'est singulier! le nom est )) assez distingué!.. . — C'est sans doute un faux nom » qu'il aura pris.

» — Je parie qu'il s'appelle Abracadabra... oh! » oh ! » dit M. Boullardin en riant bien bêtement.

« — Mais savez-vous, messieurs, que c'est fort dés- » agréable pour notre endroit qu'un individu si sus- » pect l'ait choisi pour son refuge... Est-ce qu'on » ne pourrait pas tâcher d'expulser ce monsieur de » notre ville?

» — Il est certain qu'il y fait tache , « dit Yadevant en se regardant dans la glace au-dessus d^ la cheminée, et se montrant ses trente-deux dents.

« — L'autre jour, » dit un monsieur qui n'avait encore parlé qu'avec les autres, et qui rougit déjà parce qu'il veut dire quelque chose seul , « l'autre » jour . . . je sortais dans Fintention de prendre l'air. . . » et voilà que... j'ai vu... ou cru voir... c'est-à-

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