MADEMOISELLE CÉSARINE
« Ah ! voici M. La. ..fleur; il voudrait encore » Me dire que je suis... charmante et qu'il m'adore ! » Mais je le crois unfri...ponqui fort souvent ment; " Et moi je crains les li...bertins horriblement.
» — Ce n'est pas cela ! ce n'est pas cela ! . . . » s'écrie le professeur, en frappant du pied avec impatience. « Eh, mon Dieu, mademoiselle, où avez-vous appris » à couper les mots de cette façon... et moi, je crains
» les li. . .bert'ms horriblement! voilà qui serait joli !.. . » je crains les li.,. c'est détestable, cela!,., ce ne sont i> pas les li que vous craignez !. . .
« —Dame! monsieur, des vers de douze, je croyais » que le repos était toujours à la moitié.
» — Vous croyiez mal, mademoiselle, le repos, la » césure!... c'était bon pour les vieux auteurs ; mais
» les jeunes ne s'astreignent plus à tout cela . de-
» mandez plutôt à ces messieurs On se repose
« maintenant où l'on veut... ou bien, où l'on peut... « J'ai fait une pièce nouvelle, je dois jouir des mêmes » libertés que mes collègues. Poursuivez, Lisette... »>
Mademoiselle Grignoux récite son rôle tout d'une haleine et sans se reposer un moment. M. Tristepatte témoigne qu'il est plus satisfait ; les deux dames du troisième se remettent à applaudir. Le petit Brùlard entre en scène ; pour faire le marquis il s'est attaché un fleuret au côté en guise d'épée , et s'est fait des manchettes et un jabot en papier.