‹ ZizineChapitre 15 sur 30 · BRULARD · texte numérisé non relu

BRULARD

« Ah ! te voici, Lafleur, — ah! vous voihî, Lisette!

5 — Ah ! c'est vous, mes enfans... depuis long-temps je guette

» L'instant de déclarer à la belle comtesse

» Toute la flamme qui me tourmente sans cesse f

» Lisette, prends cet argent, et , de plus, ma chère,

» Cette bague d'un grand... prix, mais sers-moi j'espère...

)) — Très-bien ! très-bien ! Brùlard , » dit M. Tris-

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tcpatte. Puis , se tournant vers le docteur , il ajoute :

« Comment trouvez-vous mon style? il est cou- » lant, n'est-ce pas? — Fort coulant... mais pardon- » nez-moi cette remarque , il me semble que voilà » bien des rimes féminines qui se suivent. . . — Oh ! . . . » ca ne fait pas mal. . . au contraire , c'est plus doux. . . » Si vous vouliez vous donner la peine d'écouter les )) vers du Grand-Opéra , ou de l'Opéra-Comique , » vous verriez qu'on ne se ^ène aucunement pour » tout cela. — Passe pour ce qui se chante, mais » dans une comédie. — On y viendra également... » et j'aime autant prendre le devant ;

« J'aurai du moins l'honneur de l'avoir entrepris I » Â vous, Lisette... »

MADEMOISELLE cÉSARiîNE , toiU en matujeaul une flûte.

« A^otrc or, vos bagues, vos... présens ne sauraient faire » Que je vous serve en rien.

» — Il n'y a pas d'intention là-dedans, mademoi- » selle, » cric le professeur; ci vous ne comprenez » donc pas ce que vous dites : c'est une suivante )) honnête qui ne veut pas se laisser séduire... vous » dites tout cela comme si vous récitiez votre grani- )) maire... fi doacî... il laiit de la chaleur , de Tin-" )) dignatiou!.,. eil vous-même, vous dcvc^Juidirc ;

» votre or!... je m'en moque; vos bagues, je m'en

» fiche ! . . . vos présens , je m'en f . . . ! Ah ! pardon ,

» messieurs et clames, si je m'oublie un peu... mais

» je ne puis pas démontrer froidement. Allons, Brû-

» lard , réchauffez-moi cette scène.

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