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LE POT-BOUILLE A ZOLA

Ce que ça sent bon ! !

Caricature d'André Gill (la Nouvelle Lune, î3 avril 1882).

La même caricature fut publiée à nouveau le 14 août 1887, avec la légende « M. "Emile Zola, auteur de "La Terre. » (Feuilleton du Gil Blas.)

Et que dire de la 100° de V Assommoir, cette « centième »

avec dîner, avec bals à V Elysée- Montmartre, à la Boule Noire, à la Cigale (l'ancienne) — avec <c réjouissances de toutes sortes ».

Jamais pareil événement parisien, au sens strict du mot, ne donna lieu à pareil emballement.

Devant certaines brasseries à personnel féminin, qui pullulaient, alors, de la rue Mazagran et de la rue de la Lune à la Bastille, je me souviens de véritables boniments hurlés par les bonimenteurs des deux sexes — de tout sexe serait peut-être plus exact — où l'on annonçait également au public la centième

franchement, monsieur, que je ne rf V AsSOmmOÎr par Us dttmeS connais rien de vos œuvres, hlles 1

sont assez profanes, je crois. Je ne ç[e f idem la Centième Soirée

lis que des ouvrages ecclésiastiques. .

M. Zola. — N'ai-je pas écrit la du caboulot depuis le jour de

Faute de V abbé MouretX L'abbé Mou- . . ... „

4 , 4 , -, son ouverture — et même, —

ret, monseigneur, c est le vrai prêtre. C,"JJ- "l " ^ ~" '

je suis le seul qui l'ait montré tel je pérégrinai, ce soir-là, dans

qu'il est, élevant des cochons, gref-

Paris avec le regretté Robert Caze et le dessinateur Coll-Toc, qui prenait des croquis pour mon Raphaël et Gambrinus — la centième ouverture de MUe Nana du Paradis des houris (c'était un caboulot sis à l'entrée du faubourg St-Martin). La rue était, il faut le reconnaître, à la fois moins sale et moins bégueule, Bou-

chez Monseigneur Perrault.

La Vie Parisienne a pu se procurer les conversations que M. Zola a dû subir en allant voir les 40 Immortels dont il désire devenir le collègue. En voici quelques-unes :

Monseigneur. — Je vous avouerai,

fant des arbres, coupant des fleurs, courtisant des petites idiotes, faisant vêler des vaches, enfin la vraie vie du curé de campagne.

Vignette de Robida (la Vie Parisienne, 11 août 1888).

PORTRAITS-CHARGES DU MAITRE

levard des Filles -du-Calvaire, un autre boui-boui montrait victorieusement sur un transparent : Le père V Assommoir. Hélas ! pourquoi ai-je laissé disparaître tout cela?

Dans la presse illustrée ce fut un branle- bas général. « M hommes, ni femmes, inscrivait Robida au bas d'un chahut avec coups de battoir sur les fesses, tous zingueurs et blanchisseuses. Rigolade immense, les dames se fourrent de la danse à tout casser! A deux heures du matin, M. Zola révolutionnera l'art de la danse en inventant une figure

CHEZ LE DUC DE BROGLIE Vignette de Robida pour les Visites de M. Zola [la Vie Parisienne, il août 1888).

Le Duc. — L'histoire et les affaires d'État m"absorbent, monsieur.

M. Zola. — Je crois que l'homme qui a su démonter l'âme de Frédéric le Grand ne pourra pas refuser sa voix à l'écrivain qui le premier a su découvrir les raisons qui font agir les hommes d'État modernes. Et personne, monsieur le duc, ne saura mieux que vous apprécier la justesse et la finesse de $on Excellence Eugène Rougon .

i. Monsieur gueule ! Sale malade ! le plus grognard de tous, et le plus solide, pourtant, malgré sa goutte !

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