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SPORT ACADÉMIQUE

Chœur d'académiciens dans te fond : « Pauvres candidats, sont-ils assez ridicules! »

Meilbac (à part). — Et dire que nous avons tous été comme ça!

Caricature de A. Vignola (le Triboulet, 6 novembre 1892).

LE CHŒUR DES ROUGONS : « FARCEUR!... LACHEUR!... »

Caricature de A. Vignola (te Tribouîet, 11 septembre 1892).

A propos de la publication de Lourdes. Cette caricature est quelque peu imitée decellede Gilbert-Martin dans la Nation, en 1 888. (Voir, plus haut p. ï5o),

L'interdiction de Germinal ne semble pas avoir porté bonheur à Goblet, « cet homme rageur et laid », « pas plus haut qu'une botte ». Il ne fut pas escamoté, mais bien quelque peu houspillé par les crayons des journaux anti-républicains. Dans son volume les Chansons de l'année i88j, Jules Jouy a immortalisé le Tout petit Goblet :

Armé de la Censure, Il fait le Jupiter.

Son éclair Croit faire une blessure ; Prétendant mettre à mal Germinal,

Il crie à Zola :

« Monsieur, halte-là!

Vous êtes mon valet. »

Rageur et laid,

Il est complet, Le tout petit Goblet.

Le fameux Manifeste des Cinq (il s'agissait de l'article publié dans le Figaro du 22 août 1887, à propos de la Terre, protestant au nom de Vart contre une littérature sans noblesse, et signé par MM.

Bonnetain, Rosny, Descaves, Paul Margueritte, G.

Emile Zola trouve, enfin, le moyen bien simple Guiches),qui avait d'approcher le Pape en se déguisant en Garde suisse , , , .

Vignette de Maurice Marais. PellSe reVOhltlOn-

I . (La Chronique amusante, 22 novembre 1894.) nerlemonde grâce

PORTRAITS- CHARGES DU MAITRE

au tam-tam de quelques boutiques journalistiques, laissa, il faut le reconnaître, l'image parfaitement indifférente. Et cependant, quelques années plus tôt, c'eût été pour elle un morceau de roi.

Mais devant le grotesque réclamier d'une pareille protestation, la chanson se chargea de venger Zola. Jules Jouy publia dans le Parti Ouvrier la chanson suivante qui mérite d'être retenue ici :

Zola dégoûte Bonnemain

Bonnemain, qui, quoi qu'on en dise, N'est pas crevé sous le haro, Asperge de sa marchandise Les colonnes du Figaro.

Bayard du plaisir solitaire, Il lutte, son arme à la main.

On pète par trop dans la Terre :

Zola dégoûte Bonnemain.

De son œil oubliant la poutre, Quittant son amoureux chez lui, Il s'élance, foutre de foutre, Et fond sur la paille d'autrui.

Aux regards de tous il épanche Sa bile, le long du chemin.

Le Maître branle dans le manche :

Zola dégoûte Bonnemain.

L'ATTAQUE DU MOULIN, par Emile Zola.

Vignette de M. Marais.

{La Chronique amusante, 4 janvier 1894.) Le Moulin, ici, c'est l'Académie.

L'Attaque du Moulin, pièce d'Émile Zola, d'après sa nouvelle, avait été représentée le 23 novembre 1893.

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