ZOLA A LONDRES
« Je représente la Presse française tout entière. » (L* Triboulet, 8 octobre 1893.)
Allusion au discours prononcé par Émile Zola, le ai septembre 1893, au Congrès de l'Institut des journalistes anglais, à Londres. L'éminent écrivain, parlant de l'anonymat, avait dit qu'il fallait voir en lui le représentant de la Presse française.
RGES DU MAITRE 187
ticulièrement Alexandre Dumas, Sardou, Pierre Loti, parce que figures parisiennes, et, en maintes circonstances , profitèrent de l'occasion pour « tomber » le paon Zola. Dans la préface de V Etrangère (1879), Alexandre Dumas s'était, on le sait, violemment élevé contre les théories de Zola sur l'art dramatique. Zola répondit à ce manifeste dans le Voltaire du 18 novembre. D'où grande querelle. Cinq jours plus tard, Gill mettait en présence les deux rivaux dans la Lune Rousse; dès lors chaque caricaturiste voulut avoir son « Zola-Dumas » ; l'on peut voir encore dans la Silhouette, de 1881, les deux écrivains, en bateleurs , faisant la parade chacun dans sa baraque rivale.
L'image ne fut pas toujours favorable à Sardou. On peut en juger par la caricature de Georges Coutan ici reproduite. Ailleurs Zola, déguisé en athlète, exerce ses forces sur une tête de Turc qui n'est autre que celle de l'académicien.