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AIR CONNU

— Mademoiselle, écoutez-moi donc!...

— Non, je ne vous écoute pas.

Caricature de Eric (l'Echo de Paris, i 894) .

Image visant à nouveau la candidature de Zola à l'Académie. La Débâcle parut, on le sait, en 1892. *

A la distribution des prix de vertu, Zola obtient le prix Monthyon pour sa persévérance et son courage à soutenir sa candidature perpétuelle à l'Académie.

Vignette de Gil Baër.

L'Année dans un fauteuil, ce devait être, ce pouvait être une publication de longue haleine ; ce fut, en tout cas, une très artistique et très spirituelle tentative entreprise par un éditeur, Magnicr, qui marqua dans la librairie; une très amusante, très vivante revue dont Émile, c'està-dire Zola, se trouve être le compère assez malmené à propos de sa candidature à l'Académie. Nombre de personnages s'agitent, vont

et viennent, avec un entrain tel qu'on se croirait, par instants, réellement assister à une revue dans quelque confortable fauteuil de petit théâtre. C'est mordant, piquant, très enlevé, sans jamais être grossier ou haineux. Et quel défilé de noms alors plus ou moins connus, de gens plus ou moins cotés, appartenant à tous les mondes, à tous les genres, évoquant la science, l'Institut, le théâtre, le journal, le roman, même le plus grand conquérant du siècle Napoléon, et son plus grand guérisseur, Ricord. Autour d'Emile donc, on voit aller et venir Pasteur, Camille Doucet, Jules Lemaître, Lisbonne, l'ancien colonel de la Commune devenu cafetier de cet établissement de joyeuse mémoire, le Bagne, Francisque Sarcey, Renan, Arsène Houssaye, Déroulède, Rochefort, Pailleron, de Rornier, Richepin, de Goncourt,

PORTRAITS- CHARGES DU MAITRE

Champsaur, Maizeroy, Busnach, Reichenberg, Marie Colombier, Réjane, Louise Michel, Léonide Leblanc ; — comme on le voit, personnages de toutes marques et de tous sexes. Une véritable salade russe de célébrités parisiennes dont les pages ici reproduites — texte et images — donneront une juste et suffisante idée.

fe'A vrai dire, on trouvera, là, plusieurs bons portraits-charges d'Émile etune douce satire de ses ambitions académiques : Zola se traînant à genoux devant l'Institut et, pris en cette posture, pour l'aveugle du pont des Arts; — Zola cherchant autour des colonnes Morris les nouveautés théâtrales et ne voyant, partout, que de l'Alexandre Dumas ; — Zola allant demander pour son élection la voix de gens qui ne font point partie de l'Académie — c'est là, on le recon-

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naîtra, de la bonne ~flStlU^Y!eUl1 acadëmi<lue depuis si longtemps entre

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