PORTRAIT-CHARGE D'ÉMILE ZOLA
(0 Seculo, de Lisbonne, 17 février 1898).
Au-dessous de ce portrait plus ou moins ressemblant se trouvent des vers
aj6 ZOLA EN IMAGES
dont je dois la traduction à mon aimable et érudit confrère Xavier de Carvalho :
« D'un bout à l'autre, le monde est rempli de cette prose réaliste par laquelle il nous enchanta. Et, maintenant, le voici qui fait de la propagande pour le prisonnier de Vile du Diable.
« J'admire le talent dont son cerveau déborde et la multitude le suit, pleine d'enthousiasme, pour celle affaire.
« En vérité, celui qui a fait Nana et l' Assommoir , mérite un piédestal taillé dans l'or le plus pur. Éternelle sera la renommée de son nom.
« Nous ne pouvons arriver à sa gloire et personne ne saurait atteindre à son mérite, car il vaut un peu plus que le J{osalino (1). »
patrie ». Ne sait-on pas, en elfet, qu'il est Vénitien (!!!), le plus grand des écrivains français du dix-neuvième siècle ?
Mais ici je touche au point le plus délicat de l'allaire Dreyfus, ou plutôt à la principale des accusations lancées contre Zola dans le feu de la terrible lutte engagée entre dreyfusards et anti- dreyfusards, alors qu'on faisait flèche de tout bois pour toucher l'ennemi.
Suppôt de l'étranger!
Vendu à l'étranger.
Pas Français! Italien,
I Le Rosalino, aujourd'hui décédé, était un maniaque littéraire, lequel vivait à Co'imbre. — ce qui ne manque point de charme - et faisait des vers — ce qui ne devrait être permis qu'aux gens d'un talent transcendant.