Les deux Frances et leurs origines historiques
2. 'Que d'honnêtes gens, en Allemagne, en Angleterre, en Amérique, ou en Suisse même, ne connaissent la société française que par les héros de Nana ou de la Terre ! Et Zola a fait école: romanciers, dramaturges, et journalistes, sous mille formes et sous mille prétextes, se sont évertués, avec un succès d'ailleurs croissant, à calomnier leurs compatriotes, et à exploiter la crédulité ou le dévergondage des étrangers. » B. D. D. M., le»^ février 1906.
manière de Voltaire et méritait bien une place, au Panthéon, à côté du contempteur des Welches et de l'ami du Roi de Prusse!.-. »
Tels sont les pensées,, les principes, la philosophie qui se dégagent de la littérature prétendue scientifique d'Emile Zola.
Œuvre malsaine au premier chef, elle ne met sous nos yeux que des laideurs, des trivialités, des sensualités, des incongruités; elle rabaisse la nature humaine, si pitoyable qu'elle soit, au-dessous même de ce qu'elle est ; en ne nous offrant que des types de détraqués, d'hystériques, de névrosés, d'hallucinés, elle nous porte à croire que l'humanité n'est qu'un im-mense hôpital ou une démesurée Salpêtrière.Elle supprime l'idéal et calomnie la nature; elle nie le bien et porte au vice en désespérant la vertu. Lire Zola, c'est s'abaisser et se souiller ; acquiescer à ses suggestions, c'est descendre et n'être plus un homme. Plus il a été exalté de son vivant, plus il a été lu ; et plus il a eu de lecteurs, plus il en a pervertis. Zola fut,
avec Renan, le plus grand pervertisseur, peut-être, des générations actuelles...
J'achève ici cette monographie du dernier des écrivains, du dernier des Français, du dernier des hommes. Le mot de la fin appartient à Anatole France : « Il eût mieux valu que cet homme ne fût pas né ». C'est la parole que l'Évangile applique à l'Iscariote.