‹ ZoloëChapitre 22 sur 32 · EXEMPLES TIRÉS DES MOEURS DE TOUTES LES NATIONS · texte numérisé non relu

EXEMPLES TIRÉS DES MOEURS DE TOUTES LES NATIONS

Nous estimons beaucoup les prémices d'une fille. Les habitants des Philippines n'en font aucun cas.

Il y a dans ces villes des officiers publics, que l'on paie fort cher, pour se charger du soin voluptueux de dévirginiser les filles pubères la veille de leur mariage.

L'adultère était publiquement autorisé et honoré à Sparte.

Nous méprisons, en Occident, les filles qui se sont prostituées ; les Lydiennes, au contraire, n'étaient estimées qu'en raison de la multiplicité de leurs amants.

Le fruit acquis par l'exereir. ,),- :.>ur mvc pros-

titutiOB était leur unique dot.

Les Chypriennes, pour s'enrichir, allaient se vendre publiquement à tous les étrangers qui étaient débarqués dans leur île.

La dépravation des mœurs était nécessaire dans un Etat policé.

Les Romains le sentirent efl établissant^ dans toute l'étendue de la République, des bordels de filles et de garçons, et des théâtres de genre dont les filles dansaient toutes nues.

Les Babyloniennes se prostituaient, une fois l'an, au temple de Vénus ; les Arméniennes étaient obligées de consacrer leur virginité aux prêtres de Tanaïs, qui

ne leur accordaient la faveur de la défloration qu'autant qu'elles avaient courageusement et fièrement soutenu les premières attaques ; une défense, une larme ou un simple mouvement de contrariété venait-il à leur échapper, elles étaient alors privées de l'honneur des secondes et ne trouvaient plus à se marier.

Les Canariens de Goa font souffrir à leurs filles un bien autre supplice ; ils les prostituent, de gré ou de force, à une idole fournie d'un gros membre de fer ; ils les plongent sur ce terrible godmiché que l'on a soin de chauffer à l'autre bout ; tel est l'état d'élargissure où la pauvre enfant va chercher un mari, qui ne la prendrait pas sans Cette êérémnnie,..

Les Caïmites, hérétiques du douzième siècle, prétendaient qu'on n'arrive au Ciel que par l'incontinence. Ils soutenaient que chaque action infâme avait un ange tutélaire, et ils adoraient cet ange en se livrânl à d'in< iches.

Le roi Ewin, ancien souverain d'Angleterre, avait établi par bill (loi), dans ses Etats, qu cune fille ne pouvait se marier sans qu'il ne l'eût dévirginisée.

isatis toute l'Ecosse el dans une grande partie de la France de l'époque, les grands vassaux du souverain jouissaient de ce droit.

Les femmes, ainsi que les hommes, arrivenl à la cruauté par le libertins

Trois cents femmes de l'Inca Àtabaliba, sur les confins du Pérou1, se prostituèrent su imp,

d'elles-mêmes, aux Espagnols envahisseurs, cl les aidèrent à massacrer leurs propres époux cl leurs enfants.

La sodomie esi générale sur la terre ; il n'esl pas un seul peuple qui ne s'} livre, pas un grand homme qui n'y soit adonné.

!.<• sàphisme y règne également à l'étal endémique.

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par la main.

La bestialité fut aussi universelle. Xénophon,

al fameux, nous apprend que, pendant la

tite des Dix Mille, les Grecs no se servaient

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