SCÈNE ANGLAISE
Ces dames étaient levées depuis longtemps et très impatientes. L'humeur se peignait dans leur physionomie.
Quelques baisers, les saillies de milord au déjeuner, les protestations de Fernance et l'empressement de Guilelmi la firent disparaître.
Les ci eux étaient sans nuage ; pas un souffle l'air ; l'ardeur du soleil embrasait l'atmosphère. Les dames n'avaient garde de s'exposer à ses rayons.
Le relâchement du genre nerveux invite au repos. On préfère donc de ne rien faire et de causer.
On parle de romans : matière intarissable pour reloge et la critique.
la pétillante Volsange se déclare contre l'anglomanie. Elle réduit en poudre tous ces pompeux galimatias d'invraisemblances entassés dans les romans modernes, resassés sans cesse et tra
après avoir épuisé dans leurs bras. . .
vestis par nos auteurs d'un jour. Ces tours, ces souterrains, ces descriptions hideuses, ces tourments qui n'ont jamais existé que dans les cervelles dérangées des romanciers, lui paraissent autant d'insultes faites au bon sens.
Forbess soutient l'honneur de la littérature anglaise ; il a pour lui l'opinion de Zoloé et celle de Lauréda.
Guilelmi et Fernance se renferment dans la gâcaifcralité.
L'amour propre de milord est atteint au vif. I! promet de s'en venger et il tient parole.
On se rappelle, que son habitation fut jadis l??î couvent ; il y avait des souterrains, et cela fCHir cause : ils n'ont pas été comblés.
En moins de soixante heures, les batteries sont isées, les rôles distribués et la pièce jouée.
Ii» dénouement doit être terrible ; personne itié au mystère, ni Lauréda, ni Zoloé, ni ! agréables.
Ml un mot sur le dîner.
Jamais on n'avait étalé tant de magnificence Sgu'à ce festin ; on y avait prodigué les productions les plus délicates de toutes les parties du monde. Bacchus lui-même semblait y avoir présidé et pour le choix des vins et pour l'ambroisie des liqueurs. Elles coulaient avec une abondance, avec une suavité à laquelle il était impossible
de résister.