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CONCLUSION

Le dixième jour devait éclairer la cérémonie ol'licielle et solennelle du mariage de Zoioé avec d'Orsec.

A peine ce ce temps suffisait-il aux préparatifs de toute espèce auxquels il fallait présider.

Forbess avait tenté inutilement de renouer avec Volsange ; elle était devenue inexorable.

Le goût de Lauréda pour le beau Fernance était devenu une passion impétueuse : elle ne se privait pas du plaisir de le voir et de l'entendre.

Cependant, Fessinot se reposait sur la fidélité de sa digne et fière épouse ; mais il est partout de ces génies malfaisants ou jaloux qui se plaisent à semer la division et les haines.

Averti par un de ses charitables collègues des assiduités de Fernance, il veut y opposer son autorité ; Lauréda reste séquestrée de tout corn-

munication. Il croit tenir son honneur en sûreté sous la sauvegarde des verrous.

Précautions superflues ! Celui même qui éveille sa jalousie s'empare de la place qu'il conseille de si bien garder, et il est encore aujourd'hui

en possession de la souveraineté.

Forbess, chaque jour, parcourait les assemblées, les spectacles, et ne pouvait rencontrer Volsange.

Les agents les plus affidés avaient perdu leur temps à la chercher.

Milord sortait de l'Opéra sans avoir fait attention à la musique, ni au sujet de la pièce. Il appelait ses gens, en colère.

Un cavalier descend avec précipitation, le heurte et le renverse.

— Chevalier 1 s'écrie-t-il en fureur, vous m'insultez !

« A demain, huit heures du matin, au Bois de Boulogne, ou je vous tiens pour un lâche !

— A demain, milord !

Le combat avait commencé. L'épée n'ayant pu le terminer :

— Le pigtolet de combat ! s'écrie l'un des champions.

Le sort décide qui tirera le premier ; il favorise milord, qui manque son coup ; son adver-

— Ôi —

saire l'ajuste et lui perce la corne de son chapeau.

— C'est assez ! dit l'inconnu.

« Tu chancelles, lâche !... Reconnais la farouche Volsange !...

Et aussitôt, elle se jette sur son cheval et part rejoindre Zoloé.

Ce jour était désigné pour son mariage.

Il fut célébré en présence d'une nombreuse

assemblée.

Parmesan, de son côté, a tenu promesse à Mirval et lui a appris à respecter l'honnête, mais combien douloureuse médiocrité.

La belle et brune marquise de Mirbonne continue à se livrer, sans retenue ni mesure, à tous ses caprices libertins.

Grandes prostituées et fameux libertins s'en donnent à cœur-joie.

Ft-ssinot, devenu le ridicule même, n'ose plus faire entendre sa voix au Sénat.

Guilelmi est marqué du sceau de l'opprobre. Fernance, dégoûté de la frivolité et de l'inconstance françaises, est rentré dans sa patrie.

Sabar est tout-puissant et méprisé ; d'Orbazan, l'idole du beau sexe, est le fléau des mœurs.

Qu'on se rappelle que nous parlons en historien.

Ce n'est pas notre faute si nos tableaux sont chargés des couleurs de l'immoralité, de la perfidie et de l'intrigue.

Nous avons peint les hommes d'un siècle qui n'est plus.

Puisse celui-ci en produire de meilleurs et prêter à nos pinceaux les charmes de la vertu !

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