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(1) L’indication d’une Bélemnite à ce niveau géologique me persuade que M. G. de Mortillet n’était pas encore à ce moment bien fixé au sujet de la limite supérieure à assigner à la zone.
(2) Mémoire sur les terrains liasique et keupérien de la Savoie, in-4° avec planches et coupes, Genève, 1859.
5o Marnes noires et jaunes, et calcaires en rognons avec Avicula contorta en abondance, et Picat:intussinata Le ee
60 Calcaire gris contenant beau- COUP A8 COR ES LEUR
7o Couche marneuse et calcaire
dé Koessen jaune à Terebratula (gregapee PAR P IS = D Ne An,» 143,»
4e étage 80 Marnes noires et calcaire bleunoirâtre dominant. . .. . .. 460,»
90 Calcaire bleu et marne noire | donfiniante. LME
100 Calcaire esquileux bleu toncé GGu,»
| avec Pecten Valoniensis, P.
| Falgeri, Lima Hettangiensis, |
| Ostrea Pictetiana, Mytilus, etc.
Couche
du Lias.
{ 110 Grande masse de calcaires bleuâtres, difficile à s6-
Lias infr \ parer du n° 10 et dans laquelle l’auteur signale un ne | mélange des Ammonites du Lias inférieur et du Lias
moyen,
L'ensemble de ces calcaires bleus qui ne mesure pas moins de 500 mètres, est suivi d’un massif puissant de marnes bleues plissées, clivées et à joints presque verticaux, représentant le Toarcien.
Puis, par l'effet probable d’un de ces gigantesques plissements de couches qui sont si fréquents dans les régions alpines, la même série, disposée en sens inverse, se présente de nouveau entre Meillerie et le village de Leucon.
De ce côté, lorsqu'on a dépassé les calcaires gris-bleu à Ammonites bisulcatus et Am. kridion, on rencontre successivement :
(1) L'auteur fait observer que les chiffres relatifs à l'épaisseur des couches ne l’indiquent pas exactement, et qu'ils sont seulement la mesure de l’espace que les couches occupent obliquement le long de la route.
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40 Une couche marneuse d’un gris-noir avec Anomya irregularis,Tqm. . . .. taie nt 90 Couche de calcaire marneux contenant des coraux; une Térébratule aplatie, et le Spirifer MUNSIErES DAV rte pla Le à ee 10.0 04 01e 0 3° Couches plus caleaires que les précédentes avec Pecten Falyeri et Pecten Valoniensis. . . 4o Couches à Cardinies. . . . ... RÉ AEE 5o Couches à Lima striata? Desh. . .....
6v Plusieurs bancs de lumachelle à Avicula contorta, Anomya alpina, Mytilus minutus, Pecten, Cardium Rhæticum et autres, intercar + lés de schistes argileux ou marneux, noirs, E friables, avec veines d’un dépôt ferrugineux Ge enr n a s à
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eve à
FA 4e étage . environ.
du Lias.
Marnes et calcaire gris dolomitique du Keuper.
A la seule inspection de ces coupes que nous reproduisons ici dans les mêmes termes que M. Favre, on voit que ce géologue confond sous le nom général de couches de Koessen, et la zone à Avicula contorta, et celles à Ammonites angulatus et planorbis.
Autant qu’il est permis d’en juger par les indications paléontologiques fournies par l’auteur, la zone à Avicula contorta ne comprendrait probablement ici que les assises à et 6 de la dernière coupe et les n°° 5, 6 et peut-être 7 de la première.
La couche à coraux ne ferait done point partie de cet horizon, mais bien de la zone à Am. planorbis, dont elle occuperait la base dans le dernier profil et le sommet dans le premier.
Quoi qu’il en soit, il y a dans les caractères minéralogiques de ces diverses assises, dans leurs allures et leur aspect, de telles analogies qu’il est difficile de concevoir qu’elles appartiennent à des formations différentes.
Il nous semble en être tout autrement des marnes et des dolomies du Keuper qui contrastent avec ces dépôts de la manière la plus frappante, bien que le parallélisme des assises de ces différents groupes ne paraisse avoir subi nulle part la moindre déviation.
Cette parenté stratigraphique et minéralogique entre les dépôts de l’Infra-Lias et ceux de la zone à Avicula contorta n’est pas moins clairement établie dans le compte rendu des explorations de la société géologique de France, réunie en session extraordinaire dans la Maurienne, au mois de septembre 14861 (1).
Là, sur les indications de M. l'abbé Vallet, la zone à Avicula contorta et les fossiles qui l’accompagnent ont été rencontrés aux ravins de Claret et de Rieusec, au hameau de la Serpolière, à Saint-Martin de la Porte et au Perron des Encombres, où ces couches décrivent d’admirables contournements.
Dans ces diverses localités, aux gypses, aux dolomies, aux Cargneules avec nids d'oxyde de fer hydraté de nuances varices et aux schistes argileux rouges, se présentant dans l'ordre où nous les indiquons ici, succède une masse de calcaire noirâtre à Avicula contorta qu'il est difficile de dis- ‘tinguer stratigraphiquement et minéralogiquement des calcaires du Lias proprement dit.
Au Pas-du-Roc où les dépôts à Avicula contorta n’ont pas plus d’une dizaine de mètres de puissance, les membres de la société ont pu recueillir en abondance les divers fossiles propres à cet horizon, tels que Avicula contorta, Portl., Av. gregaria, Ston., Av. inæquiradiata, Schafh., Pecten Falgeri, Mer., Plicatula Archiaci? Stop., Anatina Suessi, Opp., Myophoria ? isoceles, Stop., Lima subdupla, Stop., Terebratula gregaria, Suess, Anomia Schafhaeutli, Wink., Plicatula intusstriata, Em., etc.
Sur tous ces points les relations de l’horizon en litige avec les dépôts liasiques qui les surmontent, ont paru si intimes, si complètes, que pas une voix ne s’est élevée pour les rapprocher du Keuper.
(1) Voir Bull., 2e série, t. XVII, p. 710 à 804.
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Il est arrivé même que sur l’observation de l’un des — membres dela Société tendant à déterminer quelles devaient . être celles des assises que l’on pouvait considérer comme triasiques, M. Studer à répondu: « Qu’en l'absence de . « tout fossile, il serait prématuré de rapporter à des étages … « déterminés les diverses formations indiquées par le préo- È « pinant ; ajoutant que quelles que fussent les analogies «qu'il reconnaissait dans l'aspect de ces dépôts avec les « roches du Trias, il croyait prudent de suspendre encore «toute décision à ce sujet (4). »
Réserve bien significative dans la bouche d’un savant quiavait été jusque-là l’un des plus déterminés pour le . classement de la zone litigieuse dans le Keuper. A cette même réunion extraordinaire, M. l'abbé Vallet a exposé le résultat de ses recherches sur l’Infra-Lias et le Trias dans la Haute-Savoie.
Ce géologue a reproduit la coupe de Matringe déjà don- 4 née par M. Favre, et confirmé les idées émises par ce sa- - vant dans son mémoire de 1859.
Cette coupe, simplifiée, se réduit aux termes suivants :
Ein ( Calcaire noir alternant avec des schistes ardoisiers et * | des calcaires bréchiformes.
FRET Calcaire noir compacte.
Ardoise pourrie.
Calcaire en rognons d’uu gris-blanchâtre.
Calcaire argileux rouge.
De (Kossen) 20m,
Trias Dolomie.
100m, Cargneule.
Gypse.
Puis, M. Vallet a signalé les couches de Koessen aux en- Virons de Thônes, à Süllens, Cuverman, et dans le petit vallon de Maroly, dont il a également donné un profil inté-
(1) Bull. soc. géol. de France, 2 série, t. XVIIL, p. 753. 1861.
ressant ; puis enfin dans les Alpes centrales, au col de Valorsière, à Brides-les-Bains, à Saint-Jean-de-Belleville et au sommet du vallon de Nantbrun.
Mais ce géologue, pas plus que M. Favre, ne semble s'être préoccupé de la limite supérieure de la zone qu’il se borne à désigner sous la vague dénomination de couches de Koessen.
Après M. Vallet, M. Hébert a fait ressortir l'extrême importance des faits établis par la coupe de Matringe, et a dit avoir reconnu lui-même dans ce gisement une couche mince à dents de poisson, représentant exactement le Bonebed. Ce savant a terminé en déclarant que l’étroite relation qui existait partout en Savoie entre la zone à Avicula contorta et le Lias l’engageait plus que jamais à la considérer comme dépendant de la même formation.
La question en était là pour ces contrées alpestres, lorsque M. Renevier résolut de l’aborder à son tour en prenant pour champ d’observation quelques-unes des localités déjà citées des Alpes vaudoises (1).
Les gisements explorés par ce géologue, situés tout le long du lac de Genève et de la vallée du Rhône, sont échelonnés des environs de Montreux aux environs d’Aigle.
Dans le ravin du Pissot, qui descend du mont d’Arvel au lac Léman, non loin du bourg de Villeneuve, M. Renevier a recueilli l’Avicula contorta, la Gervillia inflata, la Placunopsis Schafhaeutli, avec des débris de poissons et autres espèces propres à la zone.
Là les fossiles occupent les assises d’un massif assez puissant, formé d’alternances de schistes noirs plus ou moins feuilletés et de calcaires marneux d’une teinte plus claire.
(1) Notices géologiques et paléontologiques sur les Alpes vaudoïises, Infra-Lias (Bull. soc.vaudoise des sciences naturelles, t. VI, p. 39).
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.… Ce dépôt paraît succéder immédiatement à des gypses, les- quels reposent eux-mêmes sur une masse épaisse de cargneules. Au-dessus des schistes et calcaires à Avicula con- . dorta viennent des calcaires marneux plus ou moins foncés, en assises plus épaisses et sans intercalation de schistes, … avec Ostrea irregularis, Lima gigantea, Pecten Thollieri et …—. autres espèces de la zone à Am. planorbis. Toutefois, la superposition immédiate de ces diverses … assises n’a pu être constatée par l’auteur. Aux environs de Luan, sur le flanc nord-ouest de la val- Jée qui aboutit à Yvorne, le Gypse du Trias paraît manquer et la cargneule est appliquée directement contre les calcaires et les schistes à Avicula contorta, lesquels supportent à leur tour les calcaires de la zone à Am. planorbis. Mais là encore, le substratum de ces couches n’a pu être établi à cause de la masse d’éboulis qui couvrent partout le sol.
Il en est de même aussi pour le gisement de Taulan, entre Montreux et Souzier, où la cargneule alterne à sa partie supérieure avec des couches de calcaire blanc et de marne blanchâtre d’un aspect assez analogue au calcaire arénacé grisâtre ou jaunâtre, dans lequel M. Renevier a recueilli sur ce point la Myophoria inflata.
A cette série d'assises, se superposent, sans trop grande lacune, dit l’auteur, des couches marneuses et calcaires à Pecten Valoniensis et Ostrea irregularis, puis des dépôts
dans lesquels les calcaires prédominent de plus en plus. Dans la vallée de la Tinière, au commun des Chainées, les renseignements stratigraphiques sont plus précis, parce qu’on y voit la série continue des couches, depuis la cargneule la mieux caractérisée jusqu’à la zone à Avicula contorta, sans aucune intercalation de gypse.
« Le lit de la Tinière, ajoute M. Renevier (1), est formé
D (A) Loc. cit., p.12.
de cargneule en bancs presque verticaux ; en remontant le chable on voit ces bancs plonger au nord-ouest, sous « un angle de moins en moins ouvert. La cargneule de- « vient de moins en moins celluleuse, et passe à un calcaire « compacte, gris-clair, en bancs peu épais, alternant avec « des couches de marne schisteuse grise ou verte. Un peu « plus haut ces alternances prennent une teinte plus foncée, « et on arrive insensiblement à la couche fossilifère, qui « est un calcaire marneux gris foncé, à apparence poudin- « guiforme, par suite de la masse de fossiles, et surtout « d’huitres, plus ou moins reconnaissables qui y sont em- « pâtées.
Ces fossiles dont vient ensuite l’énumération, appartiennent tous aux espèces les plus caractéristiques de la zone à Avicula contorta.
Ainsi, en admettant avec l’auteur, ce qui est infiniment probable, que la cargneule dépende encore du Trias proprement dit, on voit que letravail de la sédimentation auquel on doit le Trias, s’est continué dans ce pays sans trouble ni interruption, jusques et y compris les dépôts de la zone en litige.
Il est fâcheux qu’une constatation de cette nature n’ait pas pu être faite au point de passage de ladite zone à celle qui est caractérisée dans cette région par l’Ostrea irregularis, Car nous ne considérons pas comme suffisants les détails que donne à cet égard M. Renevier, lorsqu'il s’agit du gisement de Taulan, de Luan et du ravin du Pissot.
Il est visible d’ailleurs qu’en tout ceci, le géologue vaudois ne paraît pas s’être préoccupé de la question de concordance ou de discordance de stratification entre ces divers dépôts.
C’est un tort, à notre sens, Car, bien que l’on ne doive attacher à ces accidents qu’une portée essentiellement locale, il nous semble qu’ils ne doivent jamais être dédaignés, ne fût-ce que comme confirmation de cette grande
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loi que nous avons énoncée tout à l'heure et qui ressort
d'une manière de plus en plus évidente de l'étude stratigraphique. Nous voulons parler de l'indépendance qui existe entre les cataclysmes et la disparition des espèces.
La partie paléontologique, traitée avec beaucoup de méthode et de soin par M. Renevier, le conduit à considérer
- Ja zone à Avicula contorta comme un étage distinct, que
ses affinités paléontologiques rattachent au système liasique plutôt qu’au Trias.
Voici sommairement comment il motive cette opinion : trente-quatre espèces appartenant à vingt et un genres, ont été recueillies à cet horizon dans le canton de Vaud, et parmi elles, une seule passe dans l'Infra-Lias proprement dit, zone à Ostrea irregularis. En recherchant, dit l’auteur, quelle est l’extension géologique aujourd’hui connue de chacun de ces genres, on arrive aux résultats ci-après :
Huit de ces genres manquent ou sont fort douteux avant le Lias ;
Cinq sont rares dans le Trias et ne commencent à prendre un peu de développement qu’à partir du Lias ;
Sept sont à peu près aussi développés avant qu'après l'étage Rhætien.
Enfin un seul est décidément triasique.
Pour les sept genres qui ne fournissent aucune indication par eux-mêmes, M. Renevier recourt aux analogies tirées des espèces et constate que sur les quatorze espèces appartenant à ces genres,
Dix ont leurs analogues dans les terrains postérieurs,
Deux les ont avant et après,
Et deux seulement dans les terrains antérieurs.
De cette comparaison il résulte finalement que les affinités avec le Trias se réduisent à deux genres, comprenant trois espèces, tandis que celles avec les terrains liasique et jurassique, sont représentées par treize genres, comptant ensemble une trentaine d'espèces.
RÉSUMÉ
Ainsi nous voilà bien fixés : Dans la Suisse la zone à Avwi-
cula contorta est paléontologiquement très distincte de celle à Ostrea irreqularis et Am. planorbis, avec laquelle semblent l'avoir confondue les devanciers de M. Renevier; mais il ne parait exister entre ces dépôts, ni discordance, ni transition brusque. Il en est également de même en Savoie.
Les dépôts schisteux et calcaires de cet horizon inférieur passent généralement par une gradation insensible aux bancs plus épais de calcaire marneux qui constituent la zone à Am. planorbis et le Lias proprement dit.
La formation keupérienne, au contraire, quoiqu’en parfaite relation stratigraphique, s’en distingue le plus souvent par une constitution pétrographique moins homogène et par un facies différent.
Nous avons cependant remarqué des exceptions à cette règle : d'abord au gisement de Taulan, où le calcaire arenacé grisâtre de la zone à Avicula contorta est peu distinet du calcaire et des marnes blanchâtres qui alternent avec les bancs supérieurs de la cargneule du Trias, et aussi, dans la vallée de la Tinière, où la transition entre les dépôts de ce dernier terrain et ceux de la zone litigieuse est parfaitement ménagée. |
Quant aux considérations paléontologiques, elles sont complétement en faveur du Lias, si nous nous en rapportons aux résultats de M. Renevier, le seul qui ait discuté la question à ce point de vue.
di ptet d le paie dis dE dé cé de le fe tin OS
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