‹ Zone a Avicula contorta; ou, Étage Rhaetien; état de la questionChapitre 23 sur 63 · ES PT · texte numérisé non relu

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OU ÉTAGE RHÆTIEN.

“Ce profil est trop intéressant et trop instructif pour que nous ne le donnions pas ici. Le voici, réduit aux seules

couches q

Lias infr. |

ui nous intéressent :

Lo Calcaire à MN se on se 1 20 Calcaire argileux à chaux hydraulique. 2m,00 |

30 Lumachelle argileuse (chaux un peu 40 Lumachelle siliceuse. . . . . . . . ..

6° Grès à gros grains et calcaire rubané à très bon plâtre-ciment. . . . . .. 1

70 Grès à grains fins avec CZathropteris

meniscioides, marnesnoireset vertes. 1

8° Grès et marnes noires. . . . . . . . . 0 9o Calcaire siliceux donnant le meilleur Infra- plâtre-ciment (ciment noir). . . .. 0 à 109 Arkose et marne argileuse noire, py- Lias. 6 hi D Sd 1 119 Marnes argileuses noires avec rognons de calcaires argileux. . . . . . . .. 8 120 Arkose arénacé .: . . ...... site À 130 Calcaire silieux, marnes argileuses vertes et arkose arénace, ss.

440 Arkose arénacé. . . 4. 41... 1 159 Marnes argileuses vertes, arkose et marnes argileuses vertes. . . . . . 6 169 Arkose granitoïde friable ou arène. . 2 170 Arkose granitoïide ou granite avec SODSIARCO Verte. te ns es 2 Granite.

3o Arkoses et marnes argileuses. . . . . 1

hydraulique) . . . . . Mises 1 10

Entre Langres et Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne), les marnes irisées sont pareillement recouvertes de grès passant à l’Infra-Lias proprement dit, par nuances insen-

sibles.

Aux environs de Lamarche, ces grès sont jaunâtres, quartzeux et très analogues à ceux de Pouilly. Comme ces derniers, ils contiennent des empreintes parfaitement conservées du Clathropteris meniscioides, Ad. Brong.

Ces grès, dit M. Élie de Beaumont, semblent se lier aux marnes irisées. « [ls renferment souvent des nodules, des « amandes, des veines, même des couches de marne. Ces

« marnes, intercalées dans le grès, sont généralement |

« vertes et très analogues à celles qui alternent avec les « arkoses de Pouilly. On les a quelquefois considérées « comme les preuves d’une complète identité de formation « entre les marnes irisées et le grès qui les recouvre ; mais « leur intercalation dans le grès, en nodules, veines ou « couches, me parait devoir être attribuée simplement à « un remaniement de la surface des marnes irisées, opéré « par les eaux dans lesquelles se déposait le sable qui, con- « solidé, a formé le grès. Ce sont ces mêmes eaux qui, en « Bourgogne, ont remué les éléments de la surface dé- « composée du granite pour en former les couches d’ar- « kose (1). »

Dans les environs de Mirecourt et d’Épinal la même superposition s’observe avec le même parallélisme entre les divers groupes.

Il n’en est pas autrement dans la Meurthe, à Vic et à Saint-Médard, entre Dieuze et Marsal, où les grès contiennent une multitude de bivalves parmi lesquelles on remarque de nombreuses Gervillies (2).

Aux environs de Luxembourg, la partie supérieure des marnes irisées présente, comme en Lorraine, une couche épaisse de marnes vertes non feuilletées, qui est immédiatement recouverte par une assise de marnes noires très schisteuses, analogues à celles de Pouilly (n° 1), et qui paraissent être de même, pour l’auteur, la première assise de l’Infra-Lias.

Ces marnes noires sont accompagnées d’un calcaire compacte, bleuâtre et recouvertes par un grès qui les sépare du calcaire à gryphées.

Cependant, si dans ces marnes et calcaires subordonnés

(1) Explication, p. 311.

(2) Id., p. 316,

ct 1°? RÉ LAC

OU ÉTAGE RHÆTIEN. 105 on a recueilli, comme le dit l’auteur, des Ammonites, des

Bélemnites, et autres fossiles du Lias, il faut renoncer à les

considérer comme l'équivalent des grès inférieurs et admettre que ces derniers manquent sur ce point, comme dans les localités dont il nous reste à parler ci-après :

En effet, des lacunes de ce genre, sortes de discordance par isolement, ont été signalées par M. Élie de Beaumont,

- entre Thionville et Sierck, où le calcaire à gryphées est di-

rectement superposé aux marnes irisées. Ce n’est là toutefois qu'un accident tout à fait local, car on voit réapparaître un peu plus loin sous le calcaire à gryphées, un grès qui rappelle celui de Vic et de Kedange.

Ce même phénomène de disparition accidentelle se remarque également aux environs de Mézières, où le calcaire à gryphées vient s'appuyer directement sur le pied de l'Ardenne, tandis qu'à Florenville et aux environs de Sédan, les schistes ardoisiers sont recouverts par le grès inférieur, associé à l’Infra-Lias proprement dit (1).

D'un autre côté, M. Dufrenoy a constaté que dans les environs de Lodève, où le calcaire jurassique acquiert une grande épaisseur, ces calcaires reposent sur le grès bigarré, sans l'intermédiaire du grès du Lias (2), et que dans le Cher, vallée de la Marmande, les marnes du Trias sont recouvertes par les lumachelles à Cardinies sans intercalation de grès. Cela est parfaitement visible, dit l’auteur, au point de partage du canal du Berry, où la tranchée met à nu, sur une longueur de plus de huit kilomètres et sur une profondeur qui atteint parfois quinze mètres, le Lias inférieur à son point de contaet avec les marnes irisées.

À Arnon, la même tranchée montre les couches à Gry-

phées arquées reposant sur les argiles charbonneuses des

(4) Explication, t. 1, p. 330.

(2) Id., p. 669 et 672.

marnes irisées, et cette superposition directe se remarque encore dans la vallée du Cher, entre Saint-Amand et le bois de Meillant (1).

Enfin, à Montlay, Côte-d'Or, l'auteur à constaté que la lumachelle à Cardinies, renfermant sur ce point de gros grains de quartz et de feldspath, repose immédiatement sur le granite auquel elle est en quelque sorte soudée.

On se rappelle qu’un fait de ce genre a déjà été signalé dans ce même département par M. de Bonnard, aux

environs de Toutry, sur la rive du Serain; mais ce ne

sont là que des accidents restreints et tout à fait isolés dont on ne peut tirer aucune conséquence.

Comme confirmation de la liaison des grès inférieurs aux calcaires du Lias, nous rappellerons aussi la coupe du tunel de Blaisy (Côte-d'Or), prise aux puits 45 et 19, par MM. Jullien, Ducos et Ruelle, ingénieurs de la compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon, LE de la construction de cette voie.

La voici réduite seulement aux termes qui nous intéressent :

1° Calcaire à Bélemnites et calcaire à Gryphées

ATQUÉES. Li DER UT T ee ++ 8" 0 2 Grès, calcaire à ciment et grès inférieur du

Li9B. +474 474 Dai et, es NET RE 142 0 3° Dolomies et marnes irisées. . .. ...... 6 0 4 Gypse en nodules et argiles . . . . . . . . 3 0 D° GYDSÉ ASSEZ DRE: . ne à ee RS 13 0 6° Marhes irisé6si "225 Oh ane Me Rte 19 0 7° Grès des marnes iriséés, . . . + , . . , . » 25 0 Granite.

Cette même constance de relation entre le calcaire à

(1) Explication, p. 242.

ra 22 0 es | * t.

N a TR Re '

OU ÉTAGE RHÆTIEN. 107

gryphées et les grès inférieurs a également conduit M. de Billy à les considérer dans les Vosges comme les membres d’une même formation (1). Les grès infra-liasiques, comme l'auteur les appelle, constituent dans cette région un horizon des mieux prononcé. Quoique très déchiqueté par les dislocations, ce dépôt est d’une constance remarquable audessus des marnes irisées, partout où le Lias les recouvre.

D: Sa puissance, toujours très limitée, est, sur quelques points,

réduite à un ou deux mètres d'épaisseur. Il contient quelques bivalves indéterminés et des débris de végétaux.

Nous ne parlerons pas ici de la discussion qui s’est élevée entre MM. Pidancet, Drouot et Lavalle, sur l’âge des arkosés de la Côte-d'Or, lors de la réunion extraordinaire de la société géologique de France à Dijon (2), parce que cette discussion ne jette aucun jour nouveau sur la question.

Il en sera de même encore de la polémique engagée par M. Buvignier et soutenue par M. Levallois, au sujet du grès d’'Hettange et de Luxembourg, contre MM. Hennoques et Terquem (3), cette polémique ne touchant en rien à l’objet qui nous occupe.

Nous ne citerons également les travaux de M. Guillebot de Nerville, sur la Côte-d'Or (4), que pour rappeler que ce géologue range dans le Lias les arkoses et les grès inférieurs ; mais sans ajouter aucune donnée nouvelle à ce que nous connaissons de la constitution stratigraphique de ces assises.

Le même classement est adopté par M. Daubrée, dans le

- 1) Esquisse de la géologie du département des Vosges (Annales de la société d'Emul. des Vosges, t. VII, 2e cahier, 1850). (2) Bull. 2 série, t. VILLE, p. 569, 576 et suivantes.

(3) Id., id, t. IX, p. 77, 289 et 573:

(4) Légende de la Carte géologique de lu Côte-d'Or, 1852.

Bas-Rhin, pour les mêmes dépôts (1). Ces grès sont à grains fins, à ciment argileux, gris-clair ou jaunâtres et rubanés. Au sud d’Oberbronn, ils présentent une grande quantité de débris de poissons et de sauriens analogues à ceux que M. Marcou a signalés antérieurement aux environs de Salins, et semblables à ceux que M. Lebrun va nous indiquer au même niveau dans les environs de Lunéville (2).

Suivant ce dernier géologue les grès inférieurs se divisent dans la Meurthe en deux étages, et il en est de même dans les Vosges et le Haut-Rhin.

A l'étage supérieur appartiennent les grès siliceux et 1 toujours ferrugineux dont la faune est analogue à celle des : grès d'Hettange et à l'étage inférieur, les grès mélangés de couches de marnes et d’argiles, passant insensiblement au Keuper, sans qu’il soit possible de choisir une couche plutôt qu'une autre pour y établir une démarcation.

Dans l'opinion de M. Lebrun, le premier de ces étages serait liasique et l’autre se rapporterait au Trias ; mais l’auteur ne sait pas au juste où placer la ligne de séparation.

Il y à du reste une concordance non interrompue entre ces dépôts et les assises qui leur succèdent dans la série.

Les grès inférieurs, considérés ici comme triasiques, présentent la faune et la flore suivantes :

cf lim :

I EE Re PR ES

REPTILES, Ossements indéterminés de sauriens.

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