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à Cardinies, de poudingues, d’argile verte passant à l’état de calcaire caverneux et enfin de grès inférieurs, s’appuie immédiatement sur les marnes irisées.
« M. Hébert a fait observer que la surface du calcaire « caverneux présente ici des tubulures partant de l’exté- « rieur, et offre.les caractères d’une roche durcie et per- « forée soit par des animaux, soit par des infiltrations « aqueuses (1). »
Sur la route de Tintury, ces calcaires caverneux ont 8 à 10 mètres de puissance.
« Au-delà de Rouy, sur la route de Nevers, au-dessous « du grès blanc infra-liasique, se présente une alternance « de grès et de marne rouge de quelques mètres d’épais- « seur, avec un banc de poudingue feldspathique à la base, « que M. Hébert rapporte encore au grès infra-liasique, « considérant cette alternance de poudingues, de grès et « de Marne, comme le résultat du mélange des sédiments « sableux de la mer liasique avec la vase rouge que les « eaux devaient enlever au sol formé de marnes iri- « sées (2). »
Toutefois cetté manière de voir n’est confirmée par aucune donnée paléontologique.
A Billy-Chevanne, un système de grès, de calcaire et d'argile affleure au-dessous du calcaire à gryphées. « Ces « grès, ces argiles et ces calcaires qui sont ici d’une cou- « leur blanchâtre, dit le compte rendu, appartiennent aux « parties supérieures de l’Infra-Lias et présentent beau- « coup de fossiles (gastéropodes, bivalves, parmi lesquels « la Mactromya liasina, polypiers, tiges d’Encrines), les- « quels rappellent la faune d’Osmanville (3). »
(1) Bull., 2e série, t. XV, p. 703.
(2) Bull., t. XV, p. 704.
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Mais il n’est expliqué ni si ces fossiles appartiennent aux grès aussi bien qu'aux autres couches, ni si ces grès sont synchroniques de ceux de Moussy, par exemple. 5
Dans le département de Saône-et-Loire, les renseignements détaillés que M. Ed. Pellat va nous donner sur la stratigraphique et la paléontologie de ce groupe sont Es satisfaisants et plus complets (1).
Voici le profil idéal que ce géologue en donne pour les environs d’Autun qui ont été plus particulièrement l’objet de ses explorations :
19 Alternances de calcaires et de Marnes noirâtres avec Am. planorbis, Sow.; Am. catenatus, Sow.; Diadema (plusieurs ésnéces): Limes, Peignes, Cardinies, etc. (Gueunan, Gurgy). )
20 Lumachelle avec fossiles indéterminables,
30 Minerai de fer. — Ce dépôt, peu développé à Gueunan et à Gurgy, est exploité sur une vaste échelle, pour le Creusot, à Mazenay et à Chalancey, près de Couches-les-Mines. On y trouve, surtout dans le toit de la mine, des fossiles remarquables, tels que Trochus sinistrorsus, Desh.; Littorina clathrata, Desh.; Pleurotomaria cæpa, Desl.; Chemnitzia Vesta, d’Orb.; des Cardinies, des Plicatules ou Harpax, etc.
40 Lumachelles.
50 Grès du Lias avec Mytilus et empreintes végétales (Epiry, près de Couches-les-Mines, Drevain).
L'ensemble du dépôt peut avoir, suivant les localités, de 4 à 6 mètres.
Infra-Lias.
Jusque-là, comme on voit, les géologues qui ont réuni les grès inférieurs au Lias n’y ont été déterminés que par des considérations purement stratigraphiques, car c'est à peine si l’on cite quelques rares fossiles dans ces dépôts arénacés, et encore, lorsque cela arrive, c’est le plus souvent sans noms d’espèces ou avec des désignations incertaines et hasardées, si elles ne sont pas tout à fait fautives.
(1) Bull. t. XVI, p. 168.
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En signalant à ce niveau, dans les grès et arkoses infra-
liasiques de la Côte-d'Or, une faune analogue à celle de la
zone à Avicula contorta, nous avons eu pour but de combler en partie cette lacune.
Notre première note à cet égard (1).est fort incomplète
et assez inexacte même en ce qui concerne la répartition
des espèces citées; mais ce n est là qu’un premier aperçu
que nous essaierons de compléter bientôt dans le travail dont nous allons donner sommairement l'analyse (2).
L'arkose de la zone à Avicula contorta est pour nous un terrain plutôt qu’une roche. Elle se trouve tantôt à l’état d’arkose granitoïde, tantôt même à l’état complétement gréseux. Considéré dans le sens stratigraphique, ce terrain est l’ensemble des dépôts compris entre les lumachelles à Cardinies (zone à Am. planorbis) et les marnes irisées ou le granite, suivant le cas.
Ce groupe, qui repose en stratification concordante sur les marnes irisées ou les dolomies du Keuper à Pouillenay, à Mémont et dans quelques parages du territoire de Semur, s'appuie directement sur le granite à Marcigny-sous-
| , à Montigny-sur-Armançon, à Semur (sud-ouest), etc. 4 Nous ne reproduirons pas les coupes que nous avons 1 ;
3 données. Cependant nous ferons une exception en faveur É de celle de Pouillenay, afin de faire voir les modifications L qui surviennent dans la constitution pétrographique de ces 4 dépôts inférieurs, dès qu’ils ne se trouvent plus au contact È des roches de cristallisation (3).
4 Lias inférieur. 1° Calcaire à Gryphées. . . . . .,... . 6.10
3 (1) Bul. soc. géol., 2e série, t. XVI, p. 592.
3 (2) Paléontologie stratigraphique de l'Infra-Lias de la Côte-d'Or.
Mém. soc. géol., 2 série, t. VII, Mém. 1er, 1860. (3) Loc, cit., p, 10.
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20 Marnes noires schisteuses, assez ten- ATOS TS erete Due NE M1 « 0 40 30 Calcaire noduleux chnrsdsle gris cendré, donnant du ciment par la CUIBSONL SN 51555 NE +. 0 30 Moreanus, | #° Marne noire schisteuse, assez tendre Es: es NUL A + ds 31-008) 5o Calcaire noduleux, comme le no 3, 0 30 60 Marnes schisteuses noirâtres avec débris de poissons, Cardinies, ete. . . 2 80.
70 Calcaire lumachelle, gris, dur, avec sulfure de fer. . . . . , .,. .: . . 0m,40 8° Calcaire gris-blanc en plaquettes . . 0 40 Zone à Am. | ge Marne schisteuse, gris foncé. AS Burgundiæ. ]10° Grès compacte, sorte de Macigno avec Cardinies, GervilliesetMytilus. © 75 110 Marne noire schisteuse avec plaques de grès plus ou moins friables. . . 0 80
12° Grès compacte très dur, sorte d’ar- * kose lumachelle avec Cardium cloa- CUIR Se Te ES ENS . . 0m,30 Zone à \13° Marne brune schisteuse avec nombreux débris de Gervillia præcursor © 20 140 Calcaire brun, noduleux à ciment. © 15 150 Marne noirâtre, rubanée, schisteuse avec quelques débris fossiles. . . . 0 90 160 Marne comme la précédente avec plaques de grès intercalées. . . .. 2 90
Zone à Am.
Avicula contorta
Grès salifère du Keuper.
Considéré au point de vue paléontologique, le groupe à Avicula contorta est caractérisé par une faune spéciale ayant des rapports et avec celle du Keuper et avec celle de l’Infra-Lias proprement dit (zones à Am. planorbis et fe angulatus).
Sur les trente-six espècés de mollusques recueillis à ce niveau, vingt-trois sont spéciales à la zone et treize passent dans les zones supérieures.
Quelques-unes de ces dernières cependant sont contestables ou douteuses, et il n’en reste guère que six ou sept de parfaitement certainés.
Les rapports avec le Keuper n’ont rien de spécifique et se bornent à la présence, dans la zone, du genre Myophoria
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et d’Avicules de la section des Gryphæatæ, considérées
jusque-là comme caractéristiques du Trias.
Le Bone-bed n’a pas encore été découvert d’une manière
certaine dans le département.
Nous avons analysé précédemment les travaux de
M.E. Dumas sur le département du Gard et signalé ce qu’à
- notre sens ils laissaient à désirer en ce qui concerne la
délimitation des grès inférieurs avec le Trias. Voici maintenant une étude de M. Hébert qui va pleinement nous édifier à cet égard (1). | Dans la coupe que le savant professeur a donnée de la vallée de la Balmelle, nous voyons ces grès, passant au poudingue à la partie inférieure, reposer en stratification discordante sur les micaschistes dont la montagne est formée, et servir de base à un calcaire compacte, riche en fossiles de l'Infra-Lias, auquel succèdent un calcaire à gryphées le mieux caractérisé.
« Ces grès et poudingues que beaucoup de géologues « appellent arkose, dit M. Hébert (2), ont été placés par « M. Dumas dans le Trias (Keuper). Je ne saurais partager « cette manière de voir. Pour moi, comme pour M. d’Ar- « chiac (3), ces grès sont le commencement des dépôts « liasiques ; 1ls se lient en effet de la manière la plus intime « avec les calcaires fossilifères qui les recouvrent. Les pe- «tits cailloux de quartz, si abondants dans le grès, se « continuent dans les assises calcaires; il y a même peu de « parties de ces assises qui en soient dépourvues. De plus, « les calcaires infra-liasiques recouvrent presque toujours «les grès, en sorte que ceux-ci dessinent parfaitement la « forme de l’ancien rivage jurassique. Il n’en est pas de
(4) Note sur la limite inférieure du Lias et sur la composition du Trias dans les départements du Gard et de l'Hérault (BulZ., 2e série, t. XVI, p. 905).
(2) Los. cit., p. 907.
(3) Histoire des Progrès de la Geologie, t. VE, p. 521.
« même par rapport aux assises plus anciennes que l’on « doit rapporter au Trias, et notamment par rapport aux « assises gypsifères. Les grès tantôt s’étendent beaucoup « au-delà, tantôt ne les recouvrent pas. Il y a entre le système du gypse et celui du grès discordance générale, tandis qu’il y a concordance entre ceux-ci et les calcaires « infra-liasiques. »
L'auteur, cependant, n’appuie son opinion d'aucune donnée paléontologique et les fossiles (Bélemnites, Ammonites, etc.) qu’il cite dans les calcaires compactes qui recouvrent immédiatement les grès, pourraient laisser croire que ces assises ne sont pas les représentants de l’Infra-Lias proprement dit.
Quoi qu’il en soit, à Villefort (Lozère), de l’autre côté de la vallée, ces mêmes grès recouvrent encore directement les schistes de la montagne qui domine les Balmelles au N.-0. Ils ont sur ce point 20 à 25 mètres d'épaisseur au moins.
Plus loin, au village d’Aujac (Gard), où se trouve un nouveau lambeau infra-liasique, une série de grès et de calcaires magnésiens-ne mesurant pas moins de 50" de puissance, série à laquelle succèdent régulièrement des calcaires et des marnes à Cardinies, se trouve pareillement adossée à la montagne schisteuse de la Tune, ravin du Chaylard.
Dans l'opinion de l’auteur, les calcaires à Cardinies seraient, comme celui des Balmelles, inférieurs au calcaire dolomitique à Spongiaire ; seulement, ici, la dolomie aurait alterné à la base du système avec le grès infra-iasique.
Une série analogue, quoiqu'un peu différente minéralogiquement, se présente aussi, de l’autre côté de la Sèze, au village de Gamnal.
A Molières, au-dessous de ce système, se présente une succession de couches de marnes calcaires dures, alternant avec des argiles feuilletées noirâtres ou rougeâtres qui recouvrent des amas de gypse de forme lenticulaire.
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