‹ Zone a Avicula contorta; ou, Étage Rhaetien; état de la questionChapitre 58 sur 63 · LE BONE- BED DE LA COTE - D'OR · texte numérisé non relu

LE BONE- BED DE LA COTE - D'OR

L'analyse dont je fais connaître ci-après les résultats est due, ainsi que je l’ai dit précédemment, à l’obligeance de M. Evrard, et voici en quels termes ce chimiste en faisait la communication, le 22 avril 4865, à M. le Dr Bochard, qui avait bien voulu nous servir d’intermédiaire :

| L .« Les échantillons fragmentaires que j'ai analysés avaient « une Structure schisteuse à l’intérieur et mamelonnée à « la surface; de plus, ils présentaient intérieurement une « Couleur d’un gris foncé, et étaient recouverts à la surface d’une pellicule noire vernissée d’une faible épaisseur. Ces échantillons étaient en général assez friables, et j'ai pu en briser quelques-uns entre mes doigts. Je les ai d’abord soumis à un examen microscopique minutieux, mais « je n’ai pu découvrir aucune trace de graines, poils, « fragments d’ossements ou autres éléments incompléte-

Ps, … ENT +

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ment digérés dont on a quelquefois constaté la présence dans les coprolithes (1).

« La composition chimique des échantillons analysés ne peut néamoins laisser aucun doute sur leur origine coprolithique.

« Ils sont siliceux et fortement alumineux et contiennent en même temps une certaine quantité de carbonate de chaux qui donne lieu à une effervescence assez vive sous l’action des acides. Ils renferment également, avec des traces d’oxyde de fer, une faible portion d'oxyde de manganèse à laquelle ils doivent sans doute leur coloration. Ils contiennent aussi beaucoup d’acide phosphorique ainsi que de faibles quantités de potasse, de soude et de magnésie, tant à l’état de chlorures qu’à l’état de sulfates. Enfin, la calcination de la matière avec la chaux sodée dans un tube fermé par un bout, donne lieu à des émanations ammoniacales caractérisées par l'odeur, la réaction alcaline sur le papier de tournesol, et la formation de fumées blanches au contact de l’acide hydrochlorique. « J'ai en vain cherché à constater dans les fragments soumis à l'analyse la présence des matières albuminoïdes. Je n’ai trouvé comme vestige de matières animales que des traces d’acide urique, très appréciables d’ailleurs, et caractérisées dans une solution nitrique évaporée à see, par un résidu rougeâtre prenant une teinte pourpre par l'addition de quelques gouttes d'ammoniaque.

« Voici, du reste, les résultats quantitatifs auxquels j’ai

(1) Cela vient de ce qu’avant de faire l’envoi de ces coprolithes à

M. Evrard, j'en avais soigneusement détourné pour ma collection, les échantillons présentant de ces matières non digérées.

J'en possède personnellement une trentaine d'exemplaires au moins

présentant dans l’intérieur de petites écailles rectangulaires, parfaitement intactes, qui me semblent devoir être rapportées à de petits poissons de la famille des Lepidotideæ,

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\ Eau, acide carbonique. v UrAteS POI e

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