Grès compact cal- CAO D
27 Schistes onctueux. » 6
Te
OU ÉTAGE RHÆTHIEN. 24
Pecten Valoniensis, Cardium Rhæ.
28 Schistes. . . . ... » 5 ticum,Axinus cloacinus, Avicula contorta.
29 Grès compact . .. » 2
$0 Schistes noirs . .. » 7
32 | Schistes et grès mi-
DO Cacés : + .. .. 0 4
85 Schistes arénacés . » 2 Couche à poissons.
86 Schistes onctueux . » $%
87 Schistes lamelleux Débris épars de poissons et Natiet rudes au tou- ca Oppeli, Trochus Waltoni et CHE res 0, B Avicula contorta.
88 Schistesarénacés. . 4 6 89 Argiles duresetnoi- | SSP RER 1 3 Marnes du Keuper.
A la seule inspection de ce profil, on voit, en effet, combien il est difficile de considérer cette longue série alternativement marneuse, schisteuse et calcaire, comme appartenant à deux systèmes différents.
À quel point, d’ailleurs, fixer la limite qui les sépare ?
A l’assise des marnes rouges, diront sans doute certains géologues du nord-est de la France, où ces marnes rouges, très constantes, à ce qu'il parait, constituent, selon eux, un horizon d’une sûreté absolue.
C’est cependant à une dizaine de pieds au-dessous de ce niveau que MM. Tate et Etheridge fixent la dernière assise de la zone à Avicula contorta.
Et puis, d’ailleurs, quelle signification attribuer à cette prétendue limite, s’il est vrai, comme on l’affirme ici que la plupart des fossiles de cette zone inférieure se retrouvent également dans le White lias ?
M. Dawkins cependant, dont il nous reste à analyser les travaux, est d'avis que le groupe Rhætic (Rhætic beds), comme il l’appelle, s’isole parfaitement du White-Lias
29 ZONE A AVICULA CONTORTA sous le double rapport stratigraphique et paléontologique (4).
Sans contester le passage dans ce lias blanc de certaines espèces propres à la zone inférieure, telles que Axinus concentricus, À. cloacinus, Modiola minima, Ostrea liassica, Plicatula intusstriata, Cardium Rhæticum et autres, ce géologue fait remarquer qu'aucun des poissons du Bonebed n’a encore été rencontré à ce niveau.
D'un autre côté il prétend que c’est par erreur que M. Wright a indiqué une couche à ossements de Sauriens au contact du Bone-bed, et il affirme que ce dépôt se trouve constamment à la base de la zone à Am. planorbis sans jamais pénétrer dans le Lias blanc qui se trouve audessous.
Cette discussion à laquelle M. Dawkins attache une importance toute particulière a pour but d'établir que ce White lias est une sorte de terrain neutre où ne pénètrent qu’exceptionnellement les espèces appartenant à l’une et à l’autre faune.
Dans les deux ou trois gisements du comté de Somerset, que l’auteur a spécialement étudiés, il n’aurait recueilli dans le lias blanc que dix espèces, savoir :
1° Pleurophorus, Spec.
2 Lima pectinoides, Sow.
3° Modiola minima, Sow.
4 Modiola Hillana, Sow.
d° Ostrea liassica, Strick.
6° Plicatula intusstriata, Emmr.
T° Cardium Rhæticum, Mer.
8° Serpula Spec.
(1) On the Rhætic Beds and White Lias-of Western and central Somerset, Quart. journ. geol. soc., t. XX, p. 396. 1864.
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9 Astræa, Spec.
10° Montlivaltia, Spec.
Parmi ces espèces les n° 3 et 7 seulement se retrouveraient dans la zone inférieure et les n° 2, 3, 4 et 6 dans celle à Ammonites planorbis.
Il y aurait donc eu à ce niveau, d’après M. Dawkins, une sorte d'interruption dans les manifestations vitales, et probablement aussi un temps d’arrêt dans la succession des couches. Il fait remarquer cependant que le White lias n'est jamais arénacé comme la zone inférieure, et que l'élément calcaire y domine toujours comme dans les couches liasiques qui viennent au-dessus. Mais cette particularité minéralogique lui semble insuffisante pour rattacher ces dépôts au Lias, et il aime mieux les considérer comme une couche de jonction entre la zone à Avicula contorta et celle à Ammonites planorbis.
Cette opinion, on le voit, est une sorte de moyen terme entre celles de M. Wright et de M. Moore, et nous prouve combien dans cette région la ligne de démarcation entre le Bone-bed et le Lias est difficile à saisir, et combien aussi il est peu probable qu’ils appartiennent à deux formations.
Nous ne donnerions qu’une idée incomplète de l’importance paléontologique du mémoire de M. Dawkins, si nous négligions de dire que les recherches de ce savant ont doté la zone à Avicula contorta d'un nouveau mammifère didelphe, l’Hypsiprimnopsis Rhæticus dont il a recueilli une dent prémolaire dans le gisement de Watchet (Somerset). Cet animal de très petite taille, à en juger par la seule dent connue jusqu'ici, semble avoir appartenu à la famille des Kangaroo.
Ce gisement privilégié de Watchet a donné lieu également à la découverte d'un os long et creux, attribué par l’auteur au genre Ptérodactyle.
RÉSUMÉ
La question, quoique controversée dès l’origine, est ici simple, et se dégage parfaitement de la discussion.
D'abord, les relations stratigraphiques, la position du groupe, tant qu’il ne s’agit pas de délimitation, sont nettes, précises et aucune dissidence n'existe de ce côté.
Les auteurs cités, en effet, semblent tous d'accord sur la concordance que présente le dépôt litigieux, aussi ‘bien avecle Keuper qu'avec le Lias inférieur, et aucun ne signale ni trouble local, ni temps d’arrêt marqué dans le travail de la sédimentation.
Tous, en outre, assignent pour limite inférieure aux couches à Avicula contorta, ce qu’ils appellent le Red Marl.
Ainsi, aucune incertitude sur ce point.
Là seulement où commencent à apparaître les divergences d'opinion; c’est lorsqu'il s’agit de fixer la limite stratigraphique entre le Lias proprement dit et ce dépôt spécial qui, dans la conviction de quelques-uns, doit être isolé de la formation liasique.
Pour quiconque interviendra sans partialité, sans idée préconçue dans le débat, il nous semble que la seule diffculté de s'entendre sur ce point fait déjà fortement pencher la balance en faveur de la période jurassique.
Comment, en effet, distraire de cette formation un terme de la série avec lequel elle se trouve si intimement liée, pour la rattacher au Keuper dont il est toujours nettement distinct ?
La faune, il est vrai, est tout à fait différente de celle du Lias, et c'est à peine si sept ou huit espèces pénètrent dans les zones supérieures ; mais cette faune s’isole plus complètement encore du Keuper, avec lequel elle n’a de commun que le Saurichthys acuminatus et le Sargodon tomicus seulement. |
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La prédominance des affinités de ce groupe, en Angle-
terre, le rapproche donc en définitive beaucoup plus du Lias que du Trias.