ALLEMAGNE DU NORD
En 1836, M. Frédéric Rœmer a donné pour le Hanovre, environs d'Helmstadt, d’Astenbeck et Klien-Giessen, sur la rive gauche de l’Innerste, des coupes très détaillées du terrain qui nous occupe (4).
Il nous le montre sous forme de grès, reposant d’une manière concordante sur les marnes irisées auxquelles il passe insensiblement, en devenant de plus en plus marneux.
Par-dessus, et en bancs toujours’ parallèles, l’auteur signale des grès jaunâtres à gros grains avec traces de fossiles indéterminés, puis des couches à empreintes de plantes. |
Mais ces renseignements, si précis qu'ils soient, ne projettent aucun jour sur la question en litige, l'élément paléontologique y faisant complétement défaut.
Plus tard, en 1847, M. Dunker a fait connaître la faune et la flore de ces mêmes parties inférieures du Lias, étudiées par lui à Sperlingsberg, près d’Halberstadt (2); mais les espèces qui peuvent appartenir à la zone à Avicula contorta se trouvent tellement confondues, dans son travail, avec celles des zones supérieures, qu’il nous a été impossi-
(1) Die Yersteinerungen der Nordd. Ool. Gebirges, 1836. (2) Ueber die in dem Lias bei Halberstadt, etc. Paleontologica, t, I. 1847, -
926 ZONE À AVIGULA CONTORTA
ble de rien démêler dans cet ensemble considéré par l’auteur comme un seul et même horizon paléontologique.
M. de Strombeck (1852) est le premier dans les études duquel (1) on commence à entrevoir notre zone d’une manière distincte.
Les dépôts compris entre les couches à Gryphées arquées et les marnes irisées, sont divisés par ce géologue en quatre
assises principales de haut en bas, savoir :
4 Alternances d'argile gris-bleu et de sable jaune au sommet, puis argiles gris-bleu avec géodes ferrugineuses à la base, sans fossiles ;
2% Grès schisteux, alternativement gris-blanc ou jaunebrun et calcaire argilo-sableux associé à des argiles grisbleu et à des sables jaunes. Fossiles nombreux : Ammonites angulatus, Am. Hagenowii, Lima gigantea, Cardinies diverses et Ostrea irregularis ;
3. Argile gris-bleu, sableuse ou plastique, avec géodes ferrugineuses. Fossiles assez rares : bivalves indéterminés, Asteria lombricalis et Calamites arenaceus. Épaisseur, 20 à 30 mètres ;
4° Grès dépendant, selon l’auteur, des marnes irisées ; le tout en parfaite concordance.
Ces grès inférieurs, souvent schisteux vers le sommet, sont quartzeux, à petits grains, d’un blane pur ou jaunâtre, à ciment siliceux, solide ou friable, avec kaolin. Ils renferment parfois des veines de charbon et atteignent jusqu’à 30 mètres et plus de puissance.
Ainsi, sauf ce qui reste d’incertain dans la délimitation inférieure de la zone à Avicula contorta, nous la voyons parfaitement apparaître au-dessous des schistes argileux ou sableux à Am. angulatus, Cardinies diverses et Ostrea irreqularis, sous forme argileuse aussi avec Asteria lombrica-
(1) Zeitschr. der Deutschl. geol. Gesells, t. IV, p. 58-63. 1862.
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