‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invert©♭br©♭sChapitre 106 sur 168 · A C É P II A LES · texte numérisé non relu

A C É P II A LES

L A MOÜL E

ou deux grosses branches collatérales qui, se portant à droite, passent au-dessous de l’intestin récurrent en croisant sa direction, et qui, longeant ensuite le côté droit de celui-ci, viennent former une artère intestinale symétrique à l’artère gastro-intestinale postérieure gauche.

Cette artère se distribue à la portion correspondante de l'intestin récurrent.

Quant à l’artère gastro-intestinale postérieure droite , elle fournit successivement des rameaux à la moitié droite du prolongement de l’estomac et à la moitié gauche de l'intestin récurrent.

Un peu en arrière de l’origine du tronc cœliaque, le bulbe aortique fournit latéralement de chaque côté un tronc volumineux qui, quoique donnant quelques rameaux au foie, mérite surtout le nom de grande artère pallèale (fig. 546).

Cette artère, d’abord noyée dans le tissu parenchymateux qui enveloppe le bulbe, devient bientôt superficielle et très facile à voir, même sans injection, sur la face externe du foie, un peu au-devant du péricarde et du couloir péricardique.

Sa situation, ainsi que le remarque M. Sabatier, est très utile à connaître, car on peut la choisir comme point de départ des injections du système artériel, et, comme elle est d'un calibre assez considérable, elle permet d’obtenir de fort beaux résultats sans détériorer l’animal.

L artère grande pallèale se divise ordinairement, peu après son origine, en deux troncs d'une importance relative variable (fig. 546 et 548).

Ces troncs sont sinueux et se portent l’un et l’autre en

bas el en arrière. L’antérieur se distribue à la partie antérieure et moyenne du manteau, le postérieur à la partie moyenne et postérieure. Us fournissent d’abord l'un et l’autre quelques rameaux hépatiques, et ensuite des branches palléales nombreuses qui se subdivisent à leur tour dans toute l’étendue du manteau, pour y former le réseau lacunaire palléale. M. Sabatier fait remarquer que c’est à la face externe du manteau que se trouvent les artères palléales.

Sur un manteau épaissi et rendu opaque par le développement des glandes génitales à l'époque de la reproduction, les artères injectées ne se voient pas sur la face interne du manteau ; elles n'apparaissent que sur la face externe.

Les troncs veineux, au contraire, ne sont visibles que sur la face interne.

Après avoir fourni les artères grandes palléales, l’aorte donne naissance à plusieurs artères hépatiques , ordinairement au nombre de trois de chaque côté (fig. 548).

Ce sont des troncs très courts se détachant par paires et à angle droit du tronc aortique, et se distribuant dans le foie. Quelques petits rameaux dépassant la région du foie vont aussi se distribuer dans la portion voisine du manteau.

Les deux artères terminales de l’aorte se séparent à angle très aigu, et se portent en bas et en avant jusqu'au sommet du capuchon formé antérieurement par le manteau (fig. 546).

Là, elles se recourbent en arrière et se terminent en fournissant plusieurs vaisseaux.

L’artère terminale de l'aorte fournit, pour chacun des palpes buccaux, une artère qui en suit le bord libre supé-

rieur ou lisse, et qui donne, surtout par le bord inférieur, une série très élégante de petits vaisseaux sinueux et

reirv .

glande, ' génit

muscle, ad. sup.

artère.

- hépatique.

Foie

aorte

svius rénal

artères

palleales

ventricule

oreillette.

sinus branchial efferent

■ sinus branchial afférent

veines

.affeneJites

muscle^ ad. inf.

sinus

marginal

Schéma de l’appareil artériel et veineux de la Moule.

parallèles qui se distribuent dans le palpe. II y a donc quatre artères tentaculaires ou pal paires.

Les aortes terminales fournissent encore des artères destinées à la partie antérieure du corps, aux lèvres buc-

cales, aux muscles rétracteurs antérieurs du pied, au pied lui-même, etc.

Le muscle adducteur inférieur des valves est vascularisé par des rameaux postérieurs de la grande palléale et par des rameaux des artères gastro-intestinales postérieures.

Système veineux. — Nous nous sommes étendus longuement sur la description du système artériel qui est nettement délimité chez la Moule; la description du système veineux pourra être plus succincte. Le système veineux est en grande partie lacunaire, il a donc des limites moins précises que le système artériel. Une grande partie du sang avant d’arriver aux branchies est dérivée d’abord vers l’organe de Bojanus, une autre partie du liquide sanguin traverse le manteau et revient au cœur sans être passé par les branchies (tig. 548 et 549).

Nous énumérerons seulement les principales veines et les principaux sinus signalés par Sabatier. Nous avons essayé de schématiser cet ensemble dans la figure 548.

A. Les veines afférentes obliques, paires et symétriques ;

li. Les veines afférentes longitudinales, paires et symétriques, divisées en antérieures et postérieures, et qui sont en relation avec le tissu rénal, qui en tapisse les parois sur divers points ;

C. Des veines palléales ascendantes, qui se jettent dans la veine horizontale du manteau;

D. La veine horizontale du manteau, qui fournit les petites veines des organes gaudronnés. Ces derniers se jettent dans la veine longitudinale et dans l’organe de Bojanus ;

AC El’HALES.

L A MOU L E

sinus

brcuxchioL

Fiç. 549.

Principaux sinus du système lacunaire de la Moule.

adducteur postérieur, qui relient la veine horizontale du manteau et la veine longitudinale postérieure ;

G. Les veines viscérales (foie, intestin), qui conduisent le sang à l’organe de Bojanus.

E. Le sinus marginal du manteau , qui communique largement avec la veine horizontale du manteau ;

F. La veine anastomotique et la veine du muscle

crochet

palpes

.. cafnæhon ceph.

. branchce

bosse- génitale-

repli branchial

byssus __

— bord du.

manteau.

corps de, Bojouuls

sinus rénal

//. Les grands sinus superficiels de la région des muscles du pied et du byssus, ou sinus intermusculaires ;

/. Les veines de la bosse de Polichinelle, qui se mettent en relation avec l'organe de Bojanus et la veine longitudinale postérieure;

J. Les vaisseaux branchiaux, dont le sang provient des lacunes bojaniennes, pour se jeter ensuite dans la veine longitudinale antérieure, qui le ramène au cœur.

Préparation de l'appareil circulatoire. — Pour mettre en évidence l’appareil circulatoire, il faut employer en injection une masse colorée et nous donnons la préférence aux masses soliditiables par refroidissement.

S’il s’agit d’injecter le système artériel, il faut ouvrir l’animal avec beaucoup de précaution, en cassant un fragment de la coquille au niveau du ligament, de manière à mettre progressivement à nu la région du cœur.

On peut alors pousser l’injection, soit par le ventricule, soit par l’intermédiaire de la grande artère palléale, dont nous avons indiqué plus haut la situation exacte.

S’il s’agit seulement d’injecter le système veineux et lacunaire, beaucoup moins de précautions sont nécessaires, et la masse au bichromate de plomb donnera de bons résultats. Il suffit de faire bailler la coquille en plongeant l’animal dans l’eau chaude et d’injecter par une des veines qu’on aperçoit sur la face interne du manteau, au milieu de la glande génitale, pour remplir les principaux sinus.

Appareil excréteur. — Organe de Bojanus (Néphridies). — Les reins ou organes de Bojanus ont une très grande importance dans l’organisation générale de l’Acépliale.

Beaucoup d’auteurs y voient l'homologue d’une paire

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