‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invert©♭br©♭sChapitre 124 sur 168 · D K C A 1» 0 DE · texte numérisé non relu

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l’organe et presque totalement invisibles à la surface.

Mais cet appareil vasculaire n'est pas le seul que l’on trouve dans la branchie ; il y en a un autre dont la fonction est de nourrir les tissus propres de cet organe. 11 se compose d’un système de veines (fig. 584 et 585, v. n.) qui partent des troncs afférents veineux et se répandent soit dans les divers tissus branchiaux, soit surtout dans une grosse glande que l'on a jadis comparée à une rate (R.) située dans l’épaisseur de la membrane qui, comme une charnière, attache la branchie au manteau. Tous ces petits vaisseaux particuliers de la branchie qui, n’ayant pas traversé le tissu respiratoire proprement dit des lamelles contiennent par conséquent du sang n’ayant pas, théoriquement, respiré, se rendent dans une veine qui se joint à une autre fort importante (fig. 585, V. jP.), revenant du manteau et le tout vient regagner le système veineux général, à la base même de la branchie ; c’est alors le grand tronc veineux b rarichio -palliai.

L'appareil respiratoire manque complètement de cils vibratiles ; l’on y trouve des bandelettes musculaires surtout le long du vaisseau efférent principal qui peuvent amener des contractions assez étendues de l’organe.

Glandes vasculaires annexes des appareils respiratoire et circulatoire. — Di verses glandes, réparties en plusieurs points du corps, peuvent être considérées comme des compléments des organes de la circulation. Leur structure et leur rôle ne sont pas connus avec suffisamment de précision.

1° Cœur veineux ou branchial. — Au moment de péné-

trer dans la branchie, la veine afférente, quittant les appendices urinaires (tîg. 589 et 590, C. b., C. br .), traverse de part en part une masse grisâtre, ayant à peu près la forme d'une noisette, attachée seulement par la veine où elle est appendue (lig. 589, C. B.) ; un autre organe,

blanchâtre (gl. ci .,), plus petit, est suspendu à sa face inférieure par un très court pédicule. L’organe supérieur est animé de contractions puissantes dues à une forte couche de muscles qui l'enveloppe et qui chasse le sang vers la •branchie. De nombreux vaisseaux sortant du tronc veineux principal par des fentes en boutonnière (lig. 586, o.), se ramifient dans l'épaisseur de cet organe. Entre ces vaisseaux on trouve un épais tissu glandulaire (?) formé d'une trame conjonctive supportant de nombreuses cellules à gros noyau.

Ce cœur branchial est donc à la fois contractile et glandulaire; mais on ne peut préciser ce qu'il sécrète, ni affirmer qu’il soit destiné à former des globules du sang.

Coupe verticale schématique du cœur veineux et de l’appendice glandulaire accessoire de la Sèche (d’après Cuénot).

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