DEC ADOBE
LA S È C il E
milieu de la masse des viscères, et rattachés à la paroi externe du manteau chacun par une bride membraneuse disposée comme une charnière (fig. 561, R. Br.). Ce sont les branchies. Elles ont la forme générale d'une pyramide, approximativement triangulaire, à sommet supérieur
Fig. 585.
Schéma de la disposition des parties de la brancliie et des principaux vaisseaux branchiaux de la Sèche.
Mémos lettres que dans la ligure ci-dcssus et de plus.
JV., uerl‘ branchial. — Or., oreillette. — C. F., cœur veineux. — Tr. O.p., tronc
branchio-palléal.
Ze..
Tr. bp.
placé sous les clapets latéraux de l’entonnoir par où entre l’eau. L’arête antérieure que l’on voit dès en ouvrant la Sèche est occupée par un gros vaisseau blanc (lig. 561, Y. ef.), d’où partent, alternativement de chaque côté, des
branches pins fines, au nombre de 40 à 50 ; cela est à peu près disposé comme la tige et les barbes d'une plume. Ce vaisseau emporte le sang devenu artériel vers le cœur et
se continue par l’oreillette (fig 585, Or.) correspondante. Quand on dissèque la branchie, on trouve sous ce vaisseau, parallèlement à lui, un autre gros tronc (fig. 584 et 585, A. /*.), qui se ramifie de la même façon (Z. a.), c’est le vaisseau veineux qui amène à la branchie le sang n’ayant pas encore respiré. Sous chaque vaisseau efférent (Z. e.) est tendue une lamelle triangulaire ( L . Z.), dont le bord opposé est suivi par un vaisseau (Z. a.), veineux, symétrique, partant du tronc afférent (A. f.). Cette lamelle est l'élément branchial; elle n'est pas plane, mais fortement pJissée transversalement, de façon à augmenter beaucoup la surface respiratoire. Chacun de ces petits plis reçoit un petit vaisseau du tronc afférent lamellaire (PI. v.) et des capillaires portent dans un vaisseau efférent semblable le sang hématosé. La lame branchiale est donc formée de deux systèmes de vaisseaux symétriques qui s’engrènent comme le feraient deux peignes dont on aurait enchevêtré les dents.
L’espace compris entre les deux gros troncs afférent et efférent de la branchie est occupé par un trou (lig. 584 et 585, Tr.) longitudinal que suit encore un tronc nerveux important (N.).
La surface respiratoire constituée par l’ensemble des lames branchiales plissées est considérable et peut être évaluée, dans un animal de moyenne taille, à 900 centimètres carrés.
il résulte des dispositions qui viennent d’être décrites que les vaisseaux efférents, remplis de -sang artérialisé, occupent les crêtes superficielles de la branchie et des lames qui la composent ; au contraire, les vaisseaux veineux afférents sont dissimulés dans la profondeur de