T H ORA CO ST R AO ES. — L’ ÉCREVISSE
forte écaille disposée en éventail de chaque côté du telson et contribuant avec cette pièce à la locomotion rétrograde.
Astacus fluviatilis. — Fausses pattes du mâle et de la femelle
(d’après Huxley).
A, face postérieure du premier appendice du mâle. — B, face postérieure du premier appendice de la femelle. — C, face postérieure et C’. face antérieure du second appendice du mâle. — 1), troisième appendice du mâle. — K, troisième appendice de la femelle. — F, sixième appendice. — a , plaque enroulée de l’endopode. — b, extrémité articulée du môme. — bp , basos. — exp , coxa. — enp, endopode. — exp, exopode.
Typiquement, chaque fausse patte (fig. 359, Det E) montre un protopode subdivisé en un coxa court et un basos cylindrique. Sur celui-ci s’insèrent deux plaques, l’une
interne ou endopode, l’autre externe ou exopode, celle-ci un peu plus courte, toutes deux inégalement pluriarticulées et frangées de longues soies. Cette composition, la même pour les appendices des 3, 4 et 5 paires (mâle) et des 2, 3, 4 et 5 (femelle), se modifie dans les autres paires.
L'appendice de la lre paire du mâle (fig. 359, A) est un stylet représentant probablement le protopode et l’endopode ; il se termine sous forme d’une large plaque légèrement bifide au sommet et dont les côtés s’enroulent de manière à dessiner un canal ouvert aux deux bouts et fermé partiellement en arrière. L'appendice de la 2e paire (c et c) offre un protopode, un endopode et un exopode distincts ; l’endopode, développé, se prolonge du côté interne en une lamelle roulée sur elle-même et formant un cône creux qui ressemble â un éteignoir : du côté externe, il présente une portion plus étroite mulliarticulée. Ces deux paires sont appliquées contre la face sternale du thorax *ou plastron, entre la base des membres thoraciques postérieurs.
Chez la femelle, l’appendice de la lre paire (fig. 359, B), toujours petit, comprend un protopode suivi d’un seul filament imparfaitement articulé (endopode?).
Enfin chaque patte de la 6e paire montre un protopode large, épais, indivis, donnant attache â une double lamelle ovale représentant l’endopode et l’exopode ; celui-ci se divise par une suture transversale épineuse en deux pièces inégales (fig. 359, F).
Vu de dos (fig. 355), le céphalothorax, sans le rostre, a la forme d’un ovale tronqué aux extrémités, avec l’antérieure plus étroite que la postérieure. Un sillon transver-