L* É C R K VISSE
loi
de 1 millimètre et demi de long (pleurobranchie rudimentaire).
Une podobranchie (fig. 380) comprend un article basilaire large, aplati, garni de soies pennées et une tige étroite, pourvue en avant et sur le bord externe de filaments branchiaux, subdivisée inégalement à son sommet
Fig. 380.
Aslacus fluvialilis. — Podobranchie et arthrobranchie
(d’après Huxley).
A, podobranchie vue du côté externe. — B, podobranchie vue du côté interne. — C, arthrobranchie. — exp , coxa. — b ., base de la podobranchie. — /., tube du coxa où s’insèrent les soies. — es, soies, — s/, tige de la podobranchie. — lame. — pl., plume.
en deux plaques : l’une, la lame postérieure, couverte de soies en crochet, dessinant sur la face postéro-interne un pli dans lequel est reçue l'autre plaque (la plume) qui rappelle le sommet d'une arthrobranchie.
Les arthrobranchies (fig. 380) se composent d'une tige contenant deux canaux, l’un interne, l’autre externe, que sépare une partition longitudinale. Cette tige porte de nombreux filaments branchiaux délicats et recouverts
d’une chitine très mince. Chaque filament est traversé de larges conduits vasculaires qui forment un réseau superficiel. Le sang, après avoir parcouru le réseau, est enfin versé dans le canal interne qui communique avec les vaisseaux efférents.
Enfin, à la base des podobranchies et s’étalant dans l’espace qui les sépare, sont des faisceaux de longues soies coxales ou coxopoditiques qui empêchent l’introduction des corps étrangers dans les chambres branchiales.
Appareil excréteur, glande verte. — L’appareil
excréteur (fig. 381) comprend de chaque côté, dans une
dépression correspondant à la base de l'antenne, une masse discoïde vert sombre (glande verte) dont la sécrétion s’emmagasine dans un sac spacieux (vessie urinaire) et délicat, situé en avant et au-dessous de la chambre cardiaque. Ce sac se continue en un court canal à revêtement interne chitineux et qui s’ouvre par l’article basilaire de l’antenne.
La glande verte qui sécrète de la guanine, substance azotée analogue à l’acide urique, mais moins fortement oxydée, se compose de tubes glandulaires pelotonnés, tapissés de cellules endothéliales cubiques et cylindriques avec canal central. Elle offre
ag. ^
Fi g. 381.
Astacus fluviatilis. — Glande verte et ses rapports (d’après Huxley).
a. g., muscle gastrique antérieur gauche. —c.. s., sac cardiaque. — c , connectif péri -œsophagien. — æ, soie passée par l'orifice de la glande et pénétrant dans le sac. — g .g., glande verte. — s., sac de la glande.
TIIORACOSTRACÉS.
— l’écrevisse
trois zones concentriques, l’externe verte, la moyenne blanche et l’interne jaune-brun. Les cellules sécrétoires sont surtout localisées dans la zone verte ; les tubes de la zone blanche sont plutôt destinés à conduire le produit sécrété.
La glande verte reçoit du sang par des rameaux des artères antennaire et sternale.
L’étude de la glande se fait après action d’un fixatif tel que alcool ou acide picrique.
Organes génitaux males.
— Le mâle est plus étroit que la femelle (fîg. 356) ; ses rames caudales sont moins étalées ; les orifices génitaux externes se trouvent à la base des 5° pattes thoraciques et non à la base des 3° comme chez la femelle ; enfin, les deux lres pattes abdominales sont transformées en organes copulateurs, tandis que, chez la femelle, la lre est atrophiée et la 2° semblable aux autres fausses pattes.
Situés dans le céphalothorax, derrière l’estomac et au-dessous du cœur, au-dessus de l’intestin, les testicules (fig. 371 et 382) forment chacun une masse trilobée. Deux
Fi g. 382.
Astacus fluvial ilis. — Organes reproducteurs mâles (d’après Huxley).
L, testicule. — vd, canal déférent. — vd\ son orifice.