‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invert©♭br©♭sChapitre 37 sur 168 · L 0 GIE DES G H I P T I Y E · texte numérisé non relu

L 0 GIE DES G H I P T I Y E

lobes sont antérieurs ; le troisième est postérieur. Chacun est formé par clés acini renflés en vésicules à Tune de leurs extrémités et pédonculés à l’autre bout. La réunion de ces pédoncules constitue le canal spermatique.

Dans la portion vésiculaire (fig. 383), les acini 'ont une

Aslacus flumalilis. — A, vésicule terminale d’un acinus testiculaire. — B, coupe de la portion glandulaire du canal déférent (d'après Yung).

«, spermatoblaste . — b , germe de remplacement. — c . endothélium des canalicules excréteurs. — d, muscles. — e , enveloppe du testicule. — f , cellules de l'endothélium. — y, muscles longitudinaux. — h , muscles circulaires.

paroi conjonctive avec fibrilles musculaires que tapisse un endothélium comprenant, d’après Grobben1.

l°De grosses cellules polygonales pourvues d’un noyau sphérique (spermatoblastes, cellules spermatiques) ;

2° De gros noyaux épars dans une masse protoplasmique (germes de remplacement).

Dans la portion pédonculaire, l’endothélium est cylindrique ou cubique ; il est sécrétoire d’après Grobben.

Les germes de remplacement forment de nouveaux spermatoblastes, tandis que les cellules spermatiques se

1 Grobben. Beitrâge zur Kenntniss (1er mannlichen Geschlechsorgane (1er Dekapoden , 1878.

T il 0 R A C 0 S T R A C E S .

l’ écrevisse

détachent de la paroi et, par une série de changements, se convertissent en spermatozoïdes qui, peu à peu, arrivent à maturité. A ce moment, les spermatozoïdes ont un corps sphéroïdal aplati avec noyau excentrique et corpuscule annelé, orné de stries rayonnantes, d’où partent des rayons protoplasmiques externes, grêles, courbes et plus ou moins longs.

Au point de réunion des lobes testiculaires et à la face ventrale, sort un canal déférent long, plusieurs fois contourné, s'élargissant et s'épaississant progessivement. Liquide et demi-transparent à l’origine, le contenu spermatique s’épaissit et devient blanc opaque, à mesure qu’il progresse et il sort enfin sous forme de cylindres pâteux durcissant au contact de l’eau.

La structure du canal diffère peu de celle des testicules. La paroi conjonctive (fig. 383, B) comprend un plan externe de muscles circulaires et un plan interne de muscles longitudinaux. Quant à l’endothélium, il consiste en cellules cylindriques avec noyau elliptique et protoplasme granuleux sécrétant une matière blanchâtre, visqueuse, enveloppant les spermatozoïdes (fig. 384) dans un fourreau blanc et amorphe (spermatophore). Près de l'orifice externe, ces cellules s’allongent, tandis que leurs noyaux sont refoulés près de la face externe.

Pour les dissociations on peut employer, d’après Sabatier1, la liqueur cuprique de Ripart et Petit soit pure,

1 A. Sabatief. De la spermatogenèse chez les Crustacés décapodes. Travaux Institut Zoologie. Montpellier, 1893.

As tac us fl u v i a t ilis. — Sperm a t o z o ï d e (d’après Vayssièüe).

soit additionnée de quantité égale de solution d’acide osmique à 1 p. 100 laquelle agit sur les cellules spermatiques sans les déformer. Pour les coupes, on fixe soit avec une solution chromique ou acéto-chromique, soit avec une dissolution à saturation à froid de bichlorure de mercure dans l’eau additionnée de 5 ou 10 et quelquefois de 20 p. 100 d’acide acétique cristallisable. On durcit ensuite à l’alcool (de 50 à 100°) et on colore par une solution carminée.

Organes génitaux femelles. — Occupant la même position et également composé de trois lobes qui sont moins

longs et plus arrondis, l’ovaire (fig. 385) offre une paroi conjonctive très mince que revêtent des cellules endothéliales dont la croissance dans la cavité centrale, sous forme de papilles, finissent par produire des ovisacs ; l’une des cellules de chaque ovisac tend, en se développant plus vite que les autres, à en occuper le centre. Cette cellule devient peu à peu un ovule. Les ovules, par rupture des ovisacs, finissent par occuper le centre de l’ovaire où, par pression réciproque, ils acquièrent un contour polygonal.

L’oviducte, homologue du canal déférent, est un large canal dirigé en arrière et en dehors.

Enfin les œufs, au moment de la ponte, sont enveloppés du produit visqueux des glandes cém'entaires abdominales (Lereboullet) qui les fixé aux fausses pattes.

6cL‘ Fig. 385.

As tac us fluv i a UH s.

— Organes reproducteurs femelles

ov , ovaire. — od , oviducte. — od\ son orifice.

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