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(Marseille, laSpezia, Cagliari, Messine, etc.)1 ; 4° Macropsis Slabberi, Sars, dont les bandes épaisses se tiennent par intervalles à la surface près des côtes et dont se nourrissent les sardines dans l'estomac desquelles on en trouve fréquemment (Norvège, Belgique, Méditerranée, mer Noire, etc.).
Quant aux autres familles, elles renferment des espèces qui, la plupart, habitent les grands fonds où elles ont été recueillies par le Challenger 2, le Travailleur, etc.
Description extérieure. — Le faciès général présente une similitude presque parfaite avec celui des Macroures ;
Siriella Thompsonü. — M. Edw., femelle adulte (d'après Sars).
la division en céphalothorax et en abdomen, ainsi que le grand développement de cette dernière région, complètent la ressemblance. Cependant la concentration du céphalo-thorax peut être incomplète et un ou plusieurs
1 Nye Bidrag Lil Kundskab om Middelhavets hiver tebratfauna, af G. O. Sars.
- The voyage of Challenger. Zool., vol. XIII; Report on Ihe Schizopoda. U. O. Sars.
SC'HIZOPODES.
anneaux thoraciques rester indépendants de la carapace.
A ce point de vue, il y a des degrés entre les Mysidæ ou Schizopodes inférieurs et les Lophogastridæ ou Schizopodes supérieurs. Dans les Mysidæ, trois anneaux thoraciques ne se confondent pas avec, la carapace (fi g. 402) ; il n’y en a plus qu’un seul dans les Euphausiidæ (fig. 403 et 404), tandis que dans les Eucopiidæ la fusion est complète. Il en est de même dans les Lophogastridæ chez lesquelles cependant, en vue de la beauté de l’animal, le bouclier céphalothoracique peut être profondément échancré en arrière et prolongé en longues épines, laissant à découvert un ou deux zoonites thoraciques, comme les englober tous (fig. 405).
Les somifes abdominaux lisses ou bosselés, armés ou non d’épines médianes et latérales, ne dilïerent pas de ceux des Macroures et le telson avec ses
Fig. 403. — Euphausia pellucida. — Dana, femelle adulte vue de
dos (d’après Saks).
rames caudales constitue une nageoire presque aussi puissante. Le telson, tantôt plus court que les rames qui lui sont -annexées (Mysidæ in partira: Mysis, Siriella, Macropsis, Pseudomma, Boreomysis, etc.), tantôt sensiblement égal (Mysidæ et Euphausiidæ in partim) ou plus long et plus développé (Euphausiidæ in partim , Eucopiida1 et Lophogastridæ), est une pièce aplatie, très poly-
Euphausia pellucida. — femelle adulte vue de profil
(d’après Sars).
morphe, dont le bord terminal peut être convexe, à peine concave, bifide ou trifide, armée latéralement et à l’extrémité libre de piquants et de soies dont la distribution constitue un bon caractère spécifique. Des piquants et des soies semblables peuvent garnir les bords des rames caudales.
Chacune de ces dernières comprend un seul article basilaire pour l'insertion de l’endopode et de l’exopode, ce dernier bi-articulé ou indivis, tous deux en forme de lamelles.
Les autres appendices abdominaux ont une fonction et
SCHIZOPODES.
LA M Y S I S
écaille,
cuitennaircs
une structure variables suivant les familles et les sexes. Dans les Mysidæ, ils sont chez les femelles tout à fait rudimentaires et impropres à la nage (lig. 406, a), davantage natatoires chez les mâles (fi g. 406, 6), qui montrent, en outre, dans certains cas, une transformation en organes copulateurs de quelquesuns de ces membres et, quelquefois (Siriella), des lobes branchiaux.
Dans les Euphausiidæ, ils sont bien développes dans les deux sexes et natatoires ; cependant, chez le mâle, les pattes des deux premières paires ont un endopode modifié en organes copulateurs accessoires.
Enfin, dans les Eucopiidæ et Lophogastridæ, les pattes abdominales sont bien développées, natatoires, et de structure uniforme dans les deux sexes.
Chaque patte abdominale comprend un protopode formé luimême d'un coxa et d’un bases ; ce dernier donne attache à un endopode et à un exopode indivis ou multi-articulés avec soies
marginales. L’endopode des Euphausiidæ montre tou-
Firr
Gnalhophausia calcarata.
— Sars, mâle adulte (d'après Sars).
jours un lobe accessoire caractéristique de cette famille, tandis qu’entre les coxas des quatre premières paires est un organe lumineux (fîg. 407), semblable à celui placé sur le milieu de la face dorsale des quatre premiers somites
abdominaux , ce dernier
moins constant que celui-là.
Yu par la face dorsale, le céphalothorax offre un sillon cervical -bien indiqué dans les Mysidæ (fîg. 408) et, en arrière, un double sillon peu profond, délimitant une région médiane viscérale et deux régions latérales branchiales. Le sillon cervical s’efface dans les Schizopodes supérieurs chez lesquels les diverses régions des Macroures se dessinent nettement (fîg. 405).
La carapace a le plus souvent un tergum convexe, lequel peut s’élever en une crête médiane lisse ou dentelée, prolongée ou non audessus de un ou plusieurs segments abdominaux (disposition commune dans les Lophogastridæ). Le bord postérieur du céphalothorax peut être échancré au milieu et se prolonger latéralement en épines (Gnathophausia) ou simplement en saillies arrondies plus ou moins développées. Enfin le tergum offre exceptionnellement (Euphausia pellucida) quatre organes lumineux disposés
Fig. 400.