‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invert©♭br©♭sChapitre 65 sur 168 · NÉOMÉNIE N S. — LA P A II A M É NIE · texte numérisé non relu

NÉOMÉNIE N S. — LA P A II A M É NIE

deux évaginations simples et très allongées de la paroi épithéliale pharyngienne, et les cellules glandulaires qui s’y ouvrent isolément par leurs pointes sur toute la longueur seraient aussi des cellules refoulées de cette paroi.

2° Intestin moyen. — h' intestin moyen s’étend sans modifications dans presque toute la longueur du corps, à partir du sommet du cæcum frontal, qui est chez cette espèce plus réduit que d’ordinaire à cause du grand développement des glandes salivaires dorsales (fîg. 461). Large et assez régulièrement étranglé par les muscles obliques dans la région moyenne du corps, plus ou moins déprimé dorsalement d’autre part, suivant l’état de développement des glandes génitales, il a partout une paroi épaisse soulevée en bourrelets longitudinaux irréguliers, qui font saillie dans sa lumière et auxquels l’épithélium seul prend part.

L’épithélium intestinal montre tout le long de la face dorsale une bande assez large de petites cellules cubiques richement ciliées (fîg. 463) ; mais sur les côtés et sur la face ventrale les cellules sont hautes, brun jaunâtre et bourrées de petits granules ronds de ferment. Pas plus que chez les autres Néoméniens il n’existe ici de foie congloméré distinct de la paroi intestinale.

3° Intestin postérieur. — Dans la dernière partie du corps l’intestin moyen passe insensiblement à Y intestin postérieur ou rectum. Le tube digestif comprimé entre le péricarde et l’organe précloacal diminue peu à peu de diamètre (fig. 468). En même temps la bande ciliée dorsale s'étend de plus en plus sur les côtés, l’épais épithélium sécrétant est réduit à une petite bande ventrale

qui disparaît bientôt elle-même, et le rectum forme alors un étroit canal cylindrique à paroi mince entièrement ciliée. Il s’ouvre au fond de la cavité cloacale un peu dorsalement.

Système nerveux (lig. 405). — Le ganglion cérébroïde forme une masse unique compacte, faiblement lobée, noyée au milieu du parenchyme de la région céphalique, à peu de distance du fond de la bouche. Il émet deux paires de nerfs, les nerfs buccaux antérieurs et les nerfs buccaux latéraux qui se divisent bientôt en un grand nombre de rameaux aboutissant à de nombreuses petites masses ganglionnaires pressées qui forment une doublure presque continue, au fond de la cavité buccale. De la base du ganglion cérébroïde se détachent :

1° Les deux troncs stomato-gastriques qui embrassent étroitement le pharynx et aboutissent à deux petits ganglions non unis par une commissure transversale ;

2° Les deux connectifs cérébro-pédieux auxquels font suite les cordons ganglionnaires pédieux . Ceux-ci courent rapprochés et parallèles tout le long de la face ventrale du corps contre les muscles longitudinaux ventraux (tîg. 463) et se terminent en pointe au niveau de l’organe précloacal. Ganglionnaires dans toute leur étendue, c’està-dire recouverts partout d’une couche continue de cellules nerveuses, ils sont irrégulièrement variqueux et unis de distance en distance par une série de fines commissures dans les intervalles desquelles naissent de petits nerfs qui se dirigent vers le sillon et le soc pédieux. La première de ces commissures beaucoup plus forte que les suivantes est visible en coupe sur la figure 461, en arrière

de la fossette pédieuse ; elle complète avec l’extrémité renflée en ganglion des cordons pédieux et les connectifs cérébraux un collier péri-œsophagien pédieux.

A gauche, en haut, ganglion cérébroïde stomato-gastrique et origine des troncs pédieux et des troncs latéraux ; au-desfious, terminaison des troncs pédieux et latéraux, et leurs rapports avec le rectum et les organes génitaux. A droite, schéma général du système nerveux.

3,J Les cordons latéraux qui naissent juste en dehors des précédents et se portent latéralement sur les cotés du corps aux deux extrémités de son diamètre transversal

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