Z 0 0 L 0 GIE DES G III P T I V E
Toutefois les produits mâles et femelles n’arrivent pas à maturité en même temps. Les spermatozoïdes se développent avant les ovules (hermaphrodisme protandre) et quoique la différence de temps ne paraisse pas être bien considérable, il est au moins probable que chaque individu passe fonctionnellement par une phase mâle suivie d’une phase femelle, et il est probable que la fécondation des ovules est effectuée par les spermatozoïdes d’un autre individu amenés dans les réceptacles séminaux du premier à la suite d’un accouplement. Mais l’accouplement n’a pas été observé directement.
11 existe deux glandes génitales accolées terminées en pointes fermées antérieurement (fig. 461) et s’étendant le
long de la face dorsale de b intestin moyen dans presque toute la longueur du corps. Chacune forme un tube unique à lumière continue, bosselé par le développement des produits sexuels et étranglé plus ou moins régulièrement de distance en distance, comme l’intestin lui-même que les glandes débordent notablement sur les côtés dans la région postérieure. Chacune présente, une membrane d’en- * veloppe très distincte, tapissée en dedans par l’épithélium germinal qui évolue en œufs le long de la face interne et le long de la face externe en spermatoblastes, puis en spermatozoïdes (tîg. 467). Les produits génitaux une fois mûrs tombent dans la lumière centrale et s'ache-
SUUXS
sangiun, dorsal
spermatozo ides
Fig. 467.
Coupe transversale des glandes génitales dans leur région moyenne.
N K 0 M EX l E N S .
minent vers l'extrémité postérieure où les deux glandes débouchent au sommet du péricarde.
Le péricarde ou sac ovigère n’est, en réalité, que la portion terminale des deux glandes génitales élargies et fusionnées en une poche impaire qui joue dans une certaine mesure le rôle d'utérus, car les ovules s’y accumulent et la distendent considérablement en attendant le moment de la ponte. Il est doublé extérieurement d'une forte couche musculaire circulaire qui doit avoir pour rôle de déterminer, une fois le moment venu, l’expulsion des œufs par ses contractions. Son épithélium formé partout de cellules cubiques se soulève latéro-dorsalement en deux bourrelets longitudinaux garnis de cils vibratiles et légèrement saillants dans la cavité. Enfin une forte invagination de sa paroi dorsale enferme ou plutôt constitue le cœur.
Les deux oviductes partent de l’extrémité la plus reculée du péricarde. Sous forme de deux tubes étroits, cylindriques, mais dilatables et parcourus le long de leur face externe chacun par un petit bourrelet cilié, continuation du bourrelet péricardique correspondant, ils divergent d'abord transversalement pour embrasser le rectum, puis suivent un trajet récurrent d'arrière en avant jusqu’au niveau de l'extrémité antérieure du péricarde, et à ce niveau se jettent de chaque côté dans l'extrémité antérieure de Y organe précloacal (tig. 468).
Chez la Paramenia impexa la dernière portion de chaque oviducte s’élargit progressivement et il y vient déboucher l'extrémité d’une grande vésicule séminale. C'est une poche allongée,- à peu près fusiforme, et qui occupe sur le côté de l’intestin, presque toute l’anse
formée par le péricarde et le trajet récurrent de l’oviducte. On la trouve chez les animaux en état de complète maturité sexuelle remplie par un amas de spermatozoïdes
Reconstitution des organes de la région postérieure du corjs, vue de profil par le côté droit.
qui sont tous orientés de la même façon, les têtes tournées contre la paroi et les queues toutes emmêlées au centre.
Il est impossible de décider actuellement si ces spermatozoïdes sont nés dans les glandes génitales du même