NÉOMÉNIE NS
LA PARAMÉNIE
bourrelet
cildé
capite du. p en rarde (^XL
comte, cœur
Figures schématiques montrant les rapports des voies génitales et de l’appareil circulatoire aux différentes époques de l’activité reproductrice.
A, péricarde dont la paroi dorsale a été enlevée en deux endroits pour montrer* l’invagination cardiaque cl le début de l'accumulation des ovules dans le sac péricardique ; la flèche ascendante indique le cours du sang, la flèche descendante le trajet des produits sexuels. — H. coupe transversale du péricarde, complètement distendu par les ovules qui ont effacé l'invagination cardiaque. — G, le même, à une époque antérieure, quand les spermatozoïdes s’engagent dans la gouttière entre le cœur et la paroi péricardique. — D, le péricarde et le cœur avant la maturité sexuelle.
individu ou s'ils ont été introduits du dehors dans l’organe à la suite d'un accouplement h
1 Cette dernière hypothèse est la plus vraisemblable si on consi-
Toutes ces parties sont continuité parfaite les unes avec les autres et semblent bien n’être que des différenciations locales d’une même ébauche primitive. Les figures 469, A-D, schématisées permettent de se rendre compte de leur rôle et de la manière dont s’opère dans les voies génitales le tri des éléments mâles et femelles. Avant la maturité (fig. D) la cavité péricardique est occupée presque en entier par la volumineuse invagination cardiaque. Puis la figure G montre le cœur réduit et aplati formant avec les deux bourrelets latéraux deux gouttières étroites qui assurent une communication directe entre la lumière des glandes génitales en avant et celle des oviductes en arrière. Les spermatozoïdes, en raison de leur petitesse, les parcourent sans difficulté et poussés par le mouvement des cils vibratiles passent directement dans les oviductes sans s’engager dans la cavité péricardique proprement dite. Plus tard enfin (fig. B), les ovules trop volumineux pour suivre les gouttières rabattent les bords du raphé cardiaque et tombent dans la cavité où ils s’accumulent. Pressés au point d’être rendus polyédriques par leur pression réciproque, ils distendent la paroi et effacent à peu près complètement l’invagination cardiaque dont chez les individus arrivés à cet état de maturité on ne retrouve plus la trace que comme un épaississement parfois à peine appréciable de la paroi dorsale du sac péricardique.
Enfin, le dernier organe de l'appareil génital, Y organe précloacal , se présente sous la forme d’une masse ovoïde de consistance assez ferme pour refouler et déprimer tous les organes voisins sans se laisser déformer par eux. Postérieurement, il s’ouvre par un orifice médian dans la région ventrale du fond du cloaque, un peu en avant de
dère que ce sont ces spermatozoïdes qui féconderont les ovules au moment de la ponte, que la direction même des réservoirs séminaux est plus favorable à une pénétration du dehors, et que des I organes d’accouplement existent chez plusieurs autres types de Néoméniens.
l’anus. Mais à sa partie antérieure la duplicité primitive de l’organe est trahie par le fait qu’il se divise en deux cornes volumineuses au sommet de chacune desquelles vient déboucher l’oviducte correspondant.
Sa paroi est remarquablement épaisse, constituée par
sillon pcdieicx>
Fio-
Coupe transversale de la région postérieure du corps, passant par le milieu du péricarde et de l’organe précloacal, grossie 70 fois.
rectum. -
péricardes
muscles c b bques
une enveloppe conjonctive dense et doublée par un très haut épithélium qui réduit considérablement la cavité de l'organe. Il est constitué essentiellement par des cellules caliciformes très allongées et serrées les unes contre les autres, déversant dans la cavité centrale leur sécrétion sous forme de petits globules arrondis, transparents, se colorant vivement par l’éosine. Entre elles, de grandes
cellules à mucus sont répandues surtout dans la région moyenne de l’organe (lig. 470).
Respiration. — Les branchies consistent en douze à vingt lamelles d’un rose faiblement orangé, qui s’avancent radiairement dans la cavité du cloaque. Elles forment un cercle complet, interrompu seulement sur la ligne mé-
globules
scuigicins épiderme.
Coupe transversale de deux lamelles branchiales.
diane ventrale parla terminaison du sillon pédieux, contre lequel elles sont petites et presque rudimentaires, pour augmenter de taille progressivement sur les côtés et sur la face dorsale (fîg. 468). Les lamelles branchiales ne sont que des plis de la paroi cloacale dans laquelle elles se perdent insensiblement en avant ; mais, en arrière, elles s’en détachent et se terminent par une extrémité libre susceptible de saillir hors du cloaque et légèrement renflée à l’état d’extension complète en un petit bouton arrondi.
Chaque lamelle branchiale est constituée (fîg. 471) par
NÉOMÉNIENS.
un revêtement de cellules épithéliales cylindriques non ciliées, doublé par une couche discontinue de fibres musculaires à directions variées, et dont certaines vont se perdre d'autre part dans le revêtement musculaire général. La cavité de la branchie est dépourvue de vaisseaux et n’est même nulle part tapissée par un endothélium. Obstruée en partie par le parenchyme conjonctif général, c'est un simple continuation de la cavité générale du corps. On peut y voir, à cause de la transparence de la paroi, les globules sanguins tourbillonner assez lentement et assez irrégulièrement; pourtant, ils descendent d'habitude plutôt le long du bord libre interne de la branchie et remontent contre le bord externe adhérent. Mais parfois le mouvement a lieu en sens inverse ; parfois il cesse pendant une période plus ou moins longue.
Circulation. — Il n’existe nulle part un véritable appareil circulatoire, c’est-à-dire un ensemble de cavités distinctes de la cavité générale du corps, à parois propres ou tout au moins tapissées par un endothélium.
On rencontre partout dans les mailles du parenchyme somatique des globules sanguins en abondance, brassés irrégulièrement par les mouvements de contraction du corps.
Ces globules sont rougeâtres sur le vivant, arrondis ou elliptiques et un peu aplatis, avec membrane d’enveloppe très évidente et noyau central allongé.
Mais il existe sur la ligne médiane deux cavités, le sinus ventral et le sinus dorsal , mieux endiguées, limitées par des faisceaux musculaires et conjonctifs et presque entièrement libres de parenchyme.
Le sinus ventral , de forme prismatique (fi g. 463), est situé juste au-dessus du soc pédieux, compris entre les muscles obliques et la sangle musculaire horizontale qui forme son plafond et le sépare de l'intestin. Sur toute sa longueur, les petites glandes pédieuses font saillie dans sa lumière et antérieurement la saillie des glandes salivaires ventrales l’oblitère en grande partie. Aux deux extrémités céphalique et cloacale ce sinus se perd insensiblement dans le réticulum conjonctif ambiant.
Le sinus dorsal n’est pas mieux limité à ses deux extrémités. C’est seulement dans sa partie moyenne, le longdès glandes génitales, qu’il peut réellement se distinguer de la cavité générale. Là, il est compris (fig. 467) dans l’angle dièdre formé par les deux glandes hermaphrodites accolées et il est complété dorsalement par une voûte de fibres conjonctives mêlées de quelques fibres musculaires détachées de la paroi générale du corps.
Postérieurement, là où les glandes génitales se jettent dans le sac péricardique, le sinus rencontre la saillie médiane de ce dernier et se loge dans l’invagination de sa paroi dorsale qui règne tout le long de l’organe. C’est cette invagination qui forme le cœur. Celui-ci n'a donc pas d’existence indépendante de la paroi péricardique. Ses contractions rythmiques, mais un peu irrégulières, qu’on voit sur le vivant, chez les individus jeunes et un peu transparents, se propager d’arrière en avant toutes les deux ou trois secondes, sont dues aux contractions de la couche musculaire qui revêt la paroi invaginée, comme tout le reste du sac péricardique, et dont quelques fibres détachées traversent en sens divers la cavité cardiaque.
Au delà de l’involution péricardique, le sinus dorsal n’a
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plus la moindre individualité et se perd de suite au voisinage du cloaque dans les lacunes interorganiques de la cavité générale. Les veines branchiales afférentesindiquées chez la Neomenia par les premiers observateurs n’existent pas.
Physiologiquement, cet appareil circulatoire ne peut pas avoir une grande importance fonctionnelle. Chez les jeunes, avant la maturité sexuelle, le sang appelé des lacunes branchiales par la diastole cardiaque et chassé par la systole d’arrière en avant se répand dans toute la cavité générale et revient de la région antérieure aux branchies en partie par le sinus ventral. Mais à mesure que les produits génitaux se développent et dilatent les glandes génitales, la lumière du sinus dorsal est de plus en plus réduite et oblitérée, et quand les ovules ont envahi le sac péricardique, le cœur lui-même est comprimé, puis presque complètement effacé, de sorte que le mouvement du sang ne doit plus consister qu’en oscillations irrégulières sous l’action des contractions du corps.
Le développement de la Paramenia impexa est totalement inconnu.
Méthodes pour l’étude des Néoménies. — En raison de sa petite taille et du parenchyme qui unit tous les organes, la Paramenia , comme tous les autres Néoméniens, ne peut guère être utilement soumise à la dissection. On ne peut l’étudier qu’m toto par transparence sur le vivant et par la méthode des coupes sériées.
Le premier procédé, à cause de l’opacité des téguments, ne permet guère, même chez les plus jeunes individus, que d’observer le rythme des battements du cœur, la position et les rapports des papilles buccales et des branchies : mais il en est indispensable pour étudier les