LIGNE MÉDIANE PORTION ANTÉRIEURE
Fig. 472.
Patelle vulgaire (face ventrale).
(La tôle est tirée cil avant et rabattue sur le pied de manière à laisser voir la cavité palléale ; les branchies sont schématisées pour laisser voir les muscles.)
de la Patelle adulte a une forme conique ; et quand l’animal contracté est placé sur la face ventrale, on ne distingue que le cône co’quillier reposant sur sa base.
En renversant la coquille, on aperçoit un large disque charnu, le pied, , qui sert à la progression et fonctionne
1 Aubin Pery. The limpels power of adhesion, et Lauwrence Hvmilton. The limpels Stenh. Idem, vol. XLV.
comme une ventouse lorsque l’animal est au repos. Autour de lui, s’étale le manteau qui enveloppe les mêmes parties que la coquille ; et, dans l’état d’extension, déborde tout autour de la base du cône (lig. 472).
Entre le manteau et le pied, sur toute la périphérie, on distingue les branchies disposées en cercle complet.
Sur la ligne médiane et ventrale, s’ouvre la bouche entourée d’une lèvre, en forme de fer à cheval, portée par
une tête munie latéralement de deux tentacules oculaires.
Enfin, toujours sur la ligne médiane entre la tête et le manteau, existe une cavité palléale dorsale homologue à celle des Prosobranches . Elle contient trois orifices (lig. 472) : l'orifice anal, l’orifice du rein gauche et l’orifice du rein droit (orifice génito-urinaire).
Orientation. — Pour orienter l’animal, il suffit de le renverser sur le sommet de la coquille, la tête en haut et en avant, comme dans la figure 472.
On a ainsi de part et d’autre de la ligne médiane: à gauche, le côté droit du Mollusque ; à droite, son côté gauche. La face ventrale est située sur le plan supérieur, la face dorsale sur le plan inférieur. Enfin la partie antérieure correspond à la
tète, et la partie postérieure à l’autre extrémité du corps.
Description des téguments et du squelette. Particularités les plus saillantes. — La coquille et les cartilages du bulbe radulaire représentent les parties dures ou squelettiques de la Patelle.
La coquille est une production des couches superficielles et dorsales du manteau. Originairement formée par une invagination ectodermique de la larve (invagination
LA PATELLE COMMUNE 347
coquillière), elle résulte de /’ agrandissement progressif de la coquille larvaire enroulée , ainsi que j’ai pu m’en assurer par l’examen de très jeunes échantillons recueillis au laboratoire de Roscoll'. La coquille larvaire enroulée peut, eu effet, être observée dans certains cas au sommet de la coquille adul te.
La coquille de l’adulte est de forme conique, mais B
- Couches
lameîleuses >
to
■Couche intecmédiaire
Couches
Fig. 473.
A, coupe transversale de la coquille de la Patelle.
B, coupe selon A B, fortement grossie.
on constate de nombreuses variétés dans notre espèce. Dans les formes littorales , le cône est surbaissé. Il est allongé et comprimé latéralement , dans les formes vivant au-dessous de la limite des marées.
La coquille lamelleuse à l’extérieur est nacrée dans sa partie profonde (fi g. 473).
Cartilages. — Il existe dans l’intérieur de la tête trois paires de cartilages *, réunis par des muscles intrinsèques et reliés aux téguments par de puissants muscles extrinsèques (fig. 474).
1 Geddes. Üduntüphore in certain Mollusca.
^ Couches
Leu n cil CALS PS
ZOOLOGIE DESCRIPTIV E
Les trois paires de cartilages forment la charpente solide du bulbe radulaire et servent de support à la partie antérieure de la langue (radula).
Téguments. — Les téguments sont constitués par un épithélium cylindrique, reposant sur un substratum con-
Fig. 474.
Cartilages du bulbe radulaire de la Patelle. — Fibres musculaires lisses. — Coupe des téguments dans le voisinage du pied.
jonctif et par des couches musculaires plus ou moins épaisses (fig. 474).
Muscles. — Les principaux muscles 1 s’insèrent sur la coquille (muscle en fer à cheval, muscles de la périphérie du manteau) et sur les cartilages radulaires (muscles extrinsèques et muscles intrinsèques). Il existe cependant un certain nombre de muscles qui n’ont point de points d’attache fixes : les muscles de la sole pédieuse et de la tète par exemple (fig. 475).
1 Gibson, R. Harvey. Anatomy and physiology of Patella vulyata. Trans.R. Soc. Edinburgh., 1887.