‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invert©♭br©♭sChapitre 87 sur 168 · A S T E R 0 RODES · texte numérisé non relu

A S T E R 0 RODES

LE TROQUE

rent le bulbe buccal et communiquent, en avant de la masse nerveuse sous- œsophagienne, avec des sinus qui entourent les cordons palléo-pédieux et dans des lacunes qui parcourent le pied.

Des lacunes postérieures du corps, le sang revient par de nombreux canaux dans le rein droit. Une veine puissante, qui parcourt la base de la cavité de cet organe, recueille ce sang, émerge près du ganglion viscéral et pénètre dans le manteau. Elle reçoit un gros vaisseau qui ramène le sang des lacunes antérieures du corps, el prend alors le nom de veine palléale transverse ; elle passe alors de droite à gauche au plafond de la cavité palléale, reçoit une puissante veine qui lui apporte le sang des parties antérieures du manteau et fournit en arrière aux lacunes du rein gauche E

Arrivée au support branchial, elle se jette dans un grand vaisseau qui suit la ligne d’attache de ce support au manteau et reçoit en avant une veine palléale antérieure gauche1 2 3. De nombreuses anastomoses la font communiquer avec E afférent branchial situé à la base des lamelles branchiales.

L'efférent branchial ramène le sang artérialisé dans l’oreillette gauche ; mais celle-ci reçoit aussi le sang veineux des lacunes du rein gauche.

L’oreillette droite est aussi en rapport avec ces lacunes el reçoit l’efférent branchial droit rudimentaire de

AI. Thiele

1 H. Perrier. Rein des Gastéropodes Prôsobranches , p. 1 2 1-122 et 120.

i F. Bernard. Orr/anes palléaux des Gastéropodes Prosobranches,

3 V. ci-dessus p. 405.

Les lacunes interorganiques et palléales sont dépourvues d’épithélium. Les petites lacunes du manteau sont des espaces creusés dans la substance fondamentale du conjonctif. Mais, dans les gros vaisseaux, il existe un endothélium l. Une grande poche sanguine sans endothélium et traversée de trabécules existe autour du rectum ; elle communique avec la veine transverse.

Le système circulatoire n’est donc pas complètement clos.

Préparation. — Les injections peuvent se faire à la gélatine ou, tout simplement, au chromate de plomb. En poussant par l’efférent branchial on injecte les deux oreillettes et le système lacunaire du rein gauche. Une injection par le bulbe aortique remplit les principales artères ; le système veineux peut s’injecter- par la veine transverse.

Organes excréteurs. — Le rein droit , seul fonctionnel comme rein, est situé ventralement au péricarde ; il débouche à l’extérieur par un canal assez court à droite du rectum.

Il est facile de mettre ce rein en évidence en injectant dans la cavité du corps de l’animal vivant une solution de Fuchsine S ou de carmin d’indigo dans l’eau de mer. Au bout de quelques heures on peut sacrifier l’animal : le rein est coloré jusqu’à son orifice externe. Le carmin d’indigo peut être retrouvé sur des coupes en fixant le rein par l’alcool absolu 2.

L’organe comprend une vaste poche ventrale et une partie spongieuse dorsale. Celle-ci est, pour M. R. Perrier 3,

1 F. Bernard. Organes palléaux, p. 364.

4 Cf. Cuénot. Etudes physiologiques sur les Gastéropodes Pidmonés (Arch. de Biologie, XII, 1892, p. 686).

3 R. Perrier. Rein des Gastéropodes, p. 122.

un sac divisé par des trabécules ; pour M. B. Haller1, une glande acineuse. Les cellules de cet organe sont, d'après ce dernier auteur, de petites cellules ciliées à granulations vertes ; il y en aurait deux variétés peu différentes. La grande cavité renferme des éléments très semblables et également sécréteurs (fig. 507, F).

Le rein gauche ou sac papillaire, situé dans le manteau, s'ouvre par une fente à gauche du rectum. C’est un sac dont l'intérieur est hérissé de papilles très nombreuses. L’épithélium de ces papilles est formé de cellules petites, claires, à cils courts (fig. 507, G); elles reposent sur une couche conjonctive épaisse parcourue dans son axe par une lacune sanguine.

Cet organe est de nature phagocytaire. Le carminate d’ammoniaque injecté chez le vivant s’y localise et fournit un moyen très commode de mettre l’organe en évidence.

Le rein gauche seul communique avec le péricarde, à l'angle antérieur droit de celui-ci 2-3 (fig. 507, C, D, E).

Les cellules de Leydig se colorent comme le rein droit par les injections physiologiques à la Fuchsine S. Cette substance s’v retrouve dissoute dans des vacuoles. Cette propriété et l'existence de granules jaunes dans ces cel-

1 Bêla Haler. Beitrage zur Kenntnis tler Niere der Brosobranchier (Morph. Jahrb., XI, 1885, p. 18 à 28).

* Pelseneer. Les reins, les glandes génitales et leurs conduits dans les Mollusques (Zool. Anzeiger, XIX, n° 499, 1890, p. 141).

3 R. Perrier. Rein des Gastéropodes, p. 126. — V. Erlanger. On the paired nephridia of Vrosobranchs, the homologies of the onlg remaining nephridium of most Vrosobranchs, and the relations of the nephridia to the gonad and génital duct. (Quarterly Journal Micr. Science, XXXIII, 1892, p. 593-594).

ZOOLOGIE DESCRIPTIV E

Iules leur font attribuer une fonction excrétrice. On les observe facilement dans le manteau.

Organes génitaux. — Les sexes sont séparés. La

Fig. 507.

Iteins. — A, rapports des reins, du péricarde et de la glande génitale, interprétation admise ici. — B, interprétation de Al. Bêla Haller. (Le rein droit est en bleu, le gauche en rouge, les organes génitaux en noir.) — D, coupe transversale du corps de l’animal au niveau 12, fig. 495. — G, fragment d'une coupe un peu antérieure. — E, d’une coupe un peu postérieure. (L'épithélium du rein droit est en bleu, le canal réno-péricardique en rouge.) — F, cellules du rein droit. — G, cellules du rein gauche.

glande génitale est située dans le tortillon à la surface du foie, qu’elle cache presque entièrement à l’époque de la reproduction. Elle est verdâtre chez la femelle et d'un

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