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traire, on distingue, après arrachement, une série de lamelles (fi g. 534).
Sur une coupe sagittale, on voit que ces lamelles se soudent rapidement entre elles, lorsqu’on s’éloigne de la surface pédieuse, de manière à former une masse
unique qu’on appelle la tige ou partie centrale.
A cette partie centrale du byssus, viennent s’ajouter des filaments nombreux (fig. 538).
Quoique cette disposition ne soit pas générale, nous pouvons nous représenter les filaments comme prenant tous naissance le long de l’axe, sur une meme ligne.
En réalité, dans presque toutes les Moules considérées, les filaments, au lieu de prendre naissance sur une seule ligne, peuvent saillir en des points différents, soit dans le voisinage de deux lignes très rapprochées, soit selon les deux côtés opposés de l’axe.
Lorsqu’on tire vivement sur l’appareil byssal d’un animal épanoui dans l’eau et dont les valves sont légèrement entr’ouvertes, on arrache sans difficulté l’appareil fixateur tout entier.
L'on constate ainsi que le byssus à V âge adulte est constitué par une série de lamelles , libres dans la partie en contact avec le pied et qui se soudent de plus en plus intimement à partir de la région moyenne.
Ces lamelles sont sécrétées par des lames qui représentent la glande fondamentale du byssus (fig. 534).
Les lames sont constituées par une couche de tissu conjonctif au milieu de laquelle se trouve un nombre considérable de glandes unicellulaires.
Chacune des glandes est constituée par une cellule volu-
mineuse présentant un gros noyau et encombrée de granulations. Elles aboutissent, à l’aide d’un prolongement souvent très considérable, au niveau de l’épithélium sous-jacent à la lamelle. Ce sont ces glandes qui sécrètent
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Fi g. 535.
Coupe longitudinale d’une lame et d’une lamelle du byssus pour montrer leur rapport et leur structure histologique.
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1 a matière collante ; à peu près tous les auteurs sont d’accord sur ce point (fîg. 535).
Au-dessus de l’épithélium, en contact avec le produit sécrété, on aperçoit une striation très nette qu’on
serait tenté de prendre, au premier abord, pour des cils vibratiles ; en réalité, ce ne sont que des petits bâton-