‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 100 sur 139 · Vésicule séminale et réservoir des glandes · texte numérisé non relu

Vésicule séminale et réservoir des glandes

accessoires mâles séparés, mais entourés d’une musculature commune. .

Vésicule séminale et réservoir des glandes accessoires mâles complètement séparés .

Pseudorhynchus.

Schizorhynchus.

Hyporhynchus.

Gyrator.

Acrorhynchus.

Macrorhynchus

Le genre Gyrator est le seul qui habite l’eau douce ; tous les autres sont marins.

Le Gyrator notops a le corps incolore, transparent ; il a deux yeux noirs ; il est pourvu d’un long stylet ou aiguillon exsertile à l’extrémité postérieure du corps. La longueur du corps est de 4, 5 à 2 millimètres, et sa largeur,

dans la partie moyenne du corps, n'est guère plus d'un sixième de la longueur.

Morphologie externe. — Examiné à la loupe, dans la

lumière réfléchie, le Gyratornotops est d’un blanc bleuâtre, transparent, avec la partie centrale, correspondant aux principaux organes, opaque et blanc jaunâtre ; les lignes

de contour éclairées apparaissent comme des filets d’ar¬

gent brillants.

Le corps est cylindrique, légèrement obtus à ses deux extrémités. Les yeux sont dorsaux et situés assez loin de l’extrémité antérieure, vers le premier quart environ de la longueur totale. La portion qui se trouve en avant des yeux est plus grêle que tout le reste du corps, et elle est constamment portée en tous sens par l’animal qui s’en sert à la manière d’un tentacule pour se guider dans sa marche et reconnaître la présence des animaux dont il veut faire sa proie.

C’est là bien évidemment que le tact est plus spécialement localisé. Cette partie antérieure plus étroite contient un organe très visible par transparence, la trompe ou organe de préhension, qui peut faire saillie en avant par un orifice proboscidien tout à fait antérieur.

La partie dorsale et postérieure, correspondant au réceptaculum seminis et à l’orifice génital femelle, est légère¬

ment bombée, tandis que l'extrémité caudale, qui se termine par l’orifice mâle donnant passage à l’aiguillon, se recourbe en dessous vers la face ventrale, en s'amincissant graduellement (tig. 201).

Le pharynx, bien visible à la loupe, est placé un peu en

RHABDOCOELES. — LE fi YR AT O R

avant du milieu du corps et est en relation avec la bouche qui est ventrale.

Bien visible aussi est l’aiguillon qui se trouve à l’extrémité postérieure du corps.

Telle est la forpie générale du Gyrator notops lorsqu’il nage tranquillement au milieu des conferves ; mais cette forme est très variable par suite de l’extrême contractilité dont jouit le corps tout entier, contractilité qui est telle que le corps peut parfois s’allonger au point de devenir filiforme, ou bien se pelotonner et prendre une forme sphérique, lorsqu’il va, par exemple, se heurter inconsidérément contre un obstacle ou lorsqu’on l’irrite avec la pointe d’une aiguille.

Le corps tout entier est revêtu de cils vibratiles d’égale longueur partout.

Les orifices que présente la surface du corps sont :

1° L’orifice proboscidien tout à fait antérieur ;

2° Les deux pores excréteurs ;

Fig. 201.

Adulte grossi trente cinq fois environ.

TV., trompe. — O., orifice proboscidien. — g. Tr., gaine proboscidienne. — y., jeux.

— C., cerveau. — Ph., pharynx. — T., testicule . — Ov., ovaire. — R. s., receptaculum seminis. — A. , aiguillon.

— Q ., orifice génital femelle.

— (^) ., orifice génital mâle.

3° La bouche ventrale, située sur la ligne médiane un peu en avant du milieu du corps ;

4° L’orifice génital femelle dorsal et postérieur ; cet orifice est grand ;

5° L’orifice génital mâle, à l'extrémité tout à fait postérieure.

Dans toutes les descriptions qui vont suivre, je supposerai l’animal orienté la tête en avant et la bouche en bas.

Éthologie. Mœurs. — Le Gyrator notops est extrêmement commun dans les fossés, les mares, et en général dans toutes les eaux stagnantes.

Il est signalé dans toute l’Europe.

Pour se le procurer, il suffit de recueillir des paquets de conferves et de les mettre dans un aquarium. Quand les Gyrcilor quittent les conferves pour nager librement dans l’eau, on les cueille avec une pipette et on les examine soit à la loupe, soit au microscope.

Le Gyrator est très bon nageur, et c’est toujours avec intérêt qu’on le suit dans ses courses capricieuses à la recherche des petits Copépodes dont il fait sa nourriture.

Son aiguillon postérieur constitue une arme redoutable. Aussi notre Rhabdocœle semble-t-il porter la terreur dans les lieux qu’il habite. En effet, sitôt qu’un Cyclope a reconnu sa présence dans son voisinage, il prend bien vite la fuite.

Si l’on place sur le porte-objet d’un microscope quelques Gyrator , avec des Cyclopes, on ne tarde pas à voir, à la première rencontre, le Gyrator dévaginer sa trompe et fixer lestement sur sa victime l’épithélium adhésif de son organe de préhension. En même temps et brusquement le corps 'se courbe ventralement en arc ; l’extrémité caudale, armée de l’aiguillon meurtrier, se rapproche de la trompe et la victime est percée à plusieurs reprises par le stylet.

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