‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 14 sur 139 · partie postérieure, terminée antérieu- bouche à laquelle fait · texte numérisé non relu

partie postérieure, terminée antérieu- bouche à laquelle fait

Jr suite un court œsophage .

renient en biseau avec un rostre du Au milieu du corps le

noyau vésiculeux avec

côté de la face dorsale. A la base de ce un corpuscule centrai

(d après Stein) .

rostre et un peu sur le côté gauche s’ouvre une fosse assez profonde, toujours béante, le pharynx, d’où partent deux llagellums très longs, animés de mouvements étendus qui impriment à l’organisme une impulsion plus ou moins vive. Celui-ci progresse habituellement le rostre en avant, mais peut aussi présenter des allures très rapides en nageant en sens inverse. Nous l’orienterons en le considérant debout, le rostre en haut, la face ventrale est la tranche mince du corps opposée à celle où se trouve le rostre ; le côté

gauche est celui qui présente l’échancrure buccale. La taille est de 0mm,015 — 0mm,03.

Constitution anatomique. Téguments. — Le Chi-

lomonas possède une structure très simple ; il est formé d'un ectoplasma mince, mais dans l’épaisseur duquel on pourrait distinguer, d’après Künstler, une ou plusieurs

rangées d’alvéoles et d’un endoplasma incolore finement granuleux contenant à son centre un noyau.

Autour de l’ectoplasma et immédiatement en contact avec sa couche interne on constate la présence de grains réfringents très nombreux, de forme assez régulière, qui ne sont autre chose que des grains d’amidon. Ces grains se mettent facilement en évidence en traitant des individus écrasés par une solution d’iode dans l'iodure de potassium.

En traitant par l’acide chromique ou acétique une préparation contenant des Chilomonas, on voit ceux-ci émettre brusquement sur toute la périphérie de leur corps des filaments extrêmement fins et longs qui se colorent ensuite fortement par les couleurs d’aniline. Ces filaments observés par Bütschli et comparés par lui aux trichocystes des infusoires ciliés ont reçu de Künstler le nom d vnosopseudopodes. Il y a tout lieu de supposer que ce sont de simples filaments exprimés de la couche tégumentaire et que chacun d’eux représente le contenu d’une vacuole ectoplasmique.

Fig. 8.

Groupe de Chilomonas entourées de nosopseudopodes (d’après Künstler).

FLAGELLATES.

INFUSOIRES CILIES

Les flagellums fins, égaux en taille, plus épais à leur base qu’à leur extrémité, qui se termine en pointe line, sont insérés à la base du rostre, à l'entrée de la bouche et près de sa jonction avec la fosse pharyngienne. Pour les mettre en évidence on peut, après les aA-oir examinés sur un individu vivant et immobile, les colorer par le noir d’aniline en solution dans l’eau.

Appareil digestif. — Très rudimentaire, cet appareil se compose d'une vaste poche largement ouverte en haut et présentant en outre sur sa face gauche une fente assez étroite qui la met en communication avec l’extérieur. Les aliments (bactéries) sont conduits dans cette poche pharyngienne grâce aux mouvements des flagellums insérés* près de son ouverture et pénètrent de là dans le plasma du corps. Il est assez difficile de discerner comment se fait cette pénétration, car on ne voit en aucun point de la poche une ouverture préformée béante dans l’endoplasme. Les aliments ne forment pas de bols réguliers, mais sont englobés séparément dans fendoplasma. Bien que l’on ne puisse constater l’existence d'un anus préformé l’expulsion constante des résidus alimentaires vers l'extrémité postérieure du corps semble l’indiquer.

Organes excréteurs. — Vers la base du rostre entre la paroi du corps et celle du pharynx se trouve logée une vésicule contractile à contractions lentes et dont le contenu se déverse lentement au dehors par une petite ouverture située au niveau de la bouche. Après la systole apparaît une couronne de 15-20 vésicules secondaires qui se fusionnent peu à peu pour former la vésicule contrac-

tile proprement dite. Cette vésicule n'a pas de parois différenciées et se trouve limitée par une couche d'endoplasma.

Noyau. — A peine visible sur le vivant sous forme d’une zone plus claire au niveau de région moyenne du corps, le noyau après fixation par l'acide osmique et coloration par le vert de méthyle ou le carmin, se montre formé d'une vésicule hyaline très faiblement colorée au milieu

de laquelle on voit un nucléole plus dense et plus fortement teinté par le réactif. La structure du noyau et de son contenu paraît extrêmement simple.

Multiplication. — Le Chilomonas paramœcium se multiplie par division longitudinale. Le corps de l’individu qui va se diviser s’élargit en même temps que se produit le dédoublement de la poche pharyngienne et des flagellums. Un sillon parallèle au grand axe du corps et passant entre les deux nouveaux pharynx étrangle peu à peu celui-ci et le coupe de telle sorte que les deux individus filles ne sont bientôt- plus réunis que par un pont de protoplasma. Le pont s’étirant de plus en plus ne tarde pas à se rompre, isolant ainsi les deux individus nouvellement formés.

Le noyau se divise par étirement de sa masse tout entière, c’est-à-dire que le nucléole aussi bien que la zone périphérique s’allongent et s’étranglent en leur milieu de façon à répartir la moitié de leur masse dans chacun des individus-lilles.

Fig. 9.

Division du Chilomonas. Phase de l’étirement du noyau (d’après Stein).

FLAGELLATES. — INFUSOIRES CULTES 57

La conjugaison n'a pas été observée chez le Chilomomonas.

Enkystement. — En laissant un certain temps sur des lames en chambre humide des Chilomonas, ceux-ci, après avoir épuisé la nourriture contenue dans le liquide, se ramassent en boule et sécrètent autour d’eux une fine membrane d’enveloppe. Ainsi enkystés, ils peuvent subir impunément la dessiccation et revenir à la vie active lorsque les conditions de milieu deviennent plus favorables.

Kyste du Chilomonas (d’après Bütschli).

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