INFUSOIRES CILIÉS
LA PARAMOEC1E AURELIA1 [Paramœcium aurelia , O. -F. Mulleh.)
Systématique. — Le Paramœcium aurelia est un infusoire cilié qui appartient à l’ordre des Trichostomata aspirotricha et à la famille des Paramœcina dans la clas-
1 L’espèce que nous avons en vue est le type anciennement connu et étudié d’une façon si approfondie dès 1858 par M. le professeur Balbiani. Il convient de faire remarquer toutefois que Maupas dans ses travaux sur la multiplication et la conjugaison des infusoires, distingue deux espèces de Paramœcium et qu’il donne le nom spécifique de caudatum à l’espèce étudiée par ses prédécesseurs sous celui d 'aurelia, réservant cette dernière désignation à une forme plus petite et pourvue de deux micronucleus. Notre Paramœcium aurelia correspond donc au Par. caudatum de Maupas et de R. Ilertwig. Ni M, Balbiani ni moi-même n’avons • rencontré l’espèce à deux micronucleus.
sification de Bütschli. D’après l’ancienne classification de Slein, il était rangé parmi les Holotriches en raison de son revêtement ciliaire égal et continu.
La bibliographie et la synonymie de cette espèce, une des plus anciennement connue, sont si riches qu’il est impossible de les reproduire ici. Elle doit son nom générique à Hill (1752), et son nom spécifique à O. -F. Millier (1773). Pour la synonymie, consulter Schewiakoff, Infasoria Aspirotricha. Mém. Acad. Saint-Pétersbourg, 1896.
Manière de se procurer les Paramœcies. — Cet
infusoire, ubiquiste comme tous ses congénères sans doute, a été signalé dans les cinq parties du monde. Il vit dans les eaux douces stagnantes, contenant des matières organiques en décomposition. Pour se le procurer, il faut recueillir, à divers endroits, des plantes aquatiques, exprimer fortement dans un bocal l’eau contenue entre ces plantes et abandonner le récipient ouvert dans un lieu tranquille et un peu chaud. Les débris organiques entrent alors en putréfaction et l’on a de grandes chances de trouver parmi les infusoires qui pullulent vers la surface du liquide des Paramœcium aurelia. Quelques récoltes ainsi faites réussiront toujours, car c’est une espèce très commune. Dès qu’on possède quelques Paramœcies, il faut en profiter pour préparer une culture pure. Pour cela, on remplit aux trois quarts d’eau filtrée au filtre Ghamberland ou simplement chauffée à 70° et aérée par agitation un bocal d’un ou deux litres.
Avec une pipette à pointe capillaire, on isole un certain nombre d’individus que l'on transporte d’abord dans une goutte d’eau pure, afin de s’assurer qu'il n’a pas été
FLAGELLATES.