‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 21 sur 139 · SPOROZO AIRES. — G R EU A RI NE · texte numérisé non relu

SPOROZO AIRES. — G R EU A RI NE

l’intérieur, nous trouvons d’aborcl une membrane résistante et élastique, mince, à double contour : c’est Vépicyle.

A de forts grossissements, cette membrane apparaît pourvue de fines stries longitudinales, parallèles (fig. 21), correspondant à autant de sillons profonds pénétrant jusqu’au voisinage de la couche sous-jacente, et divisant, en quelque sorte, l’épicyte en une multitude de lanières.

Sarcocyte. — Au-dessous vient le sarcocyte ou ectoplasme (fig. 20 et 22) ; c’est une couche transparente, sans

granulations, assez épaisse, surtout vers l’extrémité antérieure où elle mesure environ 4 \l ; elle atteint son maximum d’épaisseur au niveau du septum et va en diminuant vers le pôle postérieur.

Le sarcocyte, qui constitue également le septum, est formé d’un protoplasma hyalin de consistance assez ferme. Vers sa limite externe, il se différencie en une couche de fibrilles transversales (fig. 22) excessivement fines et très difficiles à observer dans l’espèce prise comme type, même avec l’aide du chlorure d’or, qui est un des meilleurs réactifs pour cette étude.

épicyte.

,-0 endocyte, cbu. protomérite.

septum.

.grains deendocytes

....endocytedu. deudoméridey

Fig. 22.

Structure de la grégarine.

pôle antérieur'

Fig. 21.

Stries longitudinales de l’épicyte au sommet du protomérite.

Ces fibrilles ou myonèmes, dont l’ensemble constitue le myocyte et que l’on s’accorde aujourd’hui à considérer comme des éléments contractiles, sont visibles seulement aux forts grossissements; elles paraissent disposées en spirale et anastomosées entre elles, mais il n’est guère possible de l’affirmer. Le Stylorhynchus , d’ailleurs, ne se prête pas bien à l’étude du myocyte ; on devra pour cela s’adresser au Porosporci gigantea du homard ou aux Monocystis du lombric par exemple, espèces chez lesquelles les fibrilles contractiles se voient très facilement.

Outre cette couche contractile transversale, existe-t-il en même temps des fibrilles longitudinales douées de la même propriété ? C’est ce que l'on n’a pas, jusqu’à présent, réussi à démontrer, mais le fait ne paraît pas impossible, car on en voit manifestement chez quelques Platycystis des vers marins; d'ailleurs, les stries de l’épicyte, qui ne manquent jamais, constituent presque toujours un obstacle insurmontable, à leur observation.

Entocyte. — h'entocyte ou endoplasme (fig. 20 et 22) remplit tout le reste de l’être. On peut le considérer comme formé d’un plasma fluide, bondé d’innombrables granulations de petite taille qui sont des éléments de réserve constitués par une substance analogue à l’amidon, le paraglycogène de Bütschli. Ces granulations se colorent en rouge violacé très caractéristique, sous l’action de l’iode.

Noyau. — Le noyau se trouve plongé au milieu des granulations en tocy tiques du deutomérite. On l’aperçoit ordinairement de suite, sous forme d’une zone à peu près

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circulaire, plus claire que le reste de l’être et située vers le tiers supérieur du segment postérieur. Une légère compression de la lamelle, en aplatissant l’animal, permet de l’examiner plus complètement même à l’état frais. Il paraît alors de forme ovoïde, très gros, et constitué par une membrane élastique renfermant le suc nucléaire dans lequel on voit des masses chromatiques ou nucléoles présentant souvent des vacuoles. Ordinairement, ces nucléoles sont d’autant plus nombreux et plus petits que la grégarine est plus âgée (fîg. 20).

Telle est la constitution du sporadin, c’est-à-dire de la grégarine adulte, libre dans le tube digestif de l’hôte. C’est presque toujours sous cet état qu’on la rencontrera dans la portion antérieure de l'intestin du Blaps.

Etats jeunes. — Si l’on veut étudier les états jeunes, on fera, comme nous l’avons dit, des dissociations de l’épithélium intestinal dans la même région et on trouvera fréquemment, surtout chez les animaux fraîchement capturés, des individus tels que celui représenté figure 23. Ce sont des céphalins ou grégarines jeunes, encore munies de leur appareil de fixation ou épimêrite , avec lequel elles sont fixées dans la cellule épithéliale où elles se sont développées.

h' épimêrite est représenté, dans l’espèce qui nous occupe, par un long rostre prolongeant le sommet du protomérite et terminé à son extrémité par un renflement granuleux. Quelques rares granulations s’observent également à l’intérieur du rostre dont la paroi est formée par l’épicyte aminci et sans stries apparentes.

Lorsque la grégarine entre dans sa phase libre, le rostre

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