I. Cavité centrale grande (parenchymella
A. Les cellules granuleuses, mères des amibocytes, font saillie au pôle postérieur; immigration toujours multipolaire.
Blanca [2 p. q. c.). Coriacea (1 p. g. c.).Contorta (i p. g. c.). Fcilcata (4 p. g. c.).
B. Les amibocytes sont placés à l’intérieur de la larve.
oc. Immigration multipolaire.
Cerebrum.
pi. Immigration ou modification de cellules flagellées restreinte au pôle postérieur.
Réticulum.
IL Cavité centrale petite (amphiblastula) ; autres caractères comme
Genre Leucosolenia et les Sycones.
Méthodes pour l’étude anatomique et histologique. — Pour avoir de bonnes préparations de la Clatlirine, la chose la plus importante, ce n’est pas le liquide
fixateur ni les méthodes de coloration ; c’est de conserver les éponges aussi fraîches que possible.
Il ne faut jamais faire des préparations des Clathrines vivantes, ou plutôt mourantes, dans le laboratoire, mais il faut les fixer au bord de la mer, au moment de la récolte.
Quand on va chercher des Ascones on doit prendre sur soi les réactifs, pour les conserver. Même avec ces précautions, la plupart des échantillons trouvés sur Ja plage sont plus ou moins contractés.
Le meilleur fixateur les Ascones pour l’étude de la forme
cellules immigrantes de la couche ciliée, et n’a pas compris que les deux couches principales de la larve changent de place l’une avec l'autre dans la métamorphose.
extérieure et de la systématique, est Yalcool absolu , et pour l’histologie générale, Y acide osmique. Pour le premier, les échantillons doivent être suspendus par une ficelle dans les couches supérieures du liquide ; on change l’alcool après un quart d'heure, et encore après trois ou quatre heures. Les éponges ainsi conservées sont très bonnes pour les musées ou collections, ou pour l’étude de l’anatomie générale.
L’acide osmique s’emploie dans une solution de 1 p. 100, mélangé avec un volume égal d’eau de mer au mo- , ment de la récolte. Les éponges ne doivent pas rester plus de cinq minutes dans le liquide; après quoi, on les lave à l’eau distillée et on les met directement dans le picrocarmin de Ranvier pendant une ou deux heures.
Après la coloration on lave l’échantillon à l’eau distillée, et l’on peut ensuite diviser la préparation en deux parties, l’une que l’on place dans la glycérine, pour étudier la paroi vue de la surface, et l’autre dans l’alcool pour en faire des inclusions pour les coupes.
Pour voir les détails fins de l’histologie sur les coupes, il vaut mieux enlever les spiculés, ce qu’on fait très bien en ajoutant quelques gouttes d’acide chlorhydrique dilué dans l’alcool qui contient l’éponge déjà colorée. La coloration avec le picro-carmin n’est point détruite par l’acide faible. Pour obtenir les meilleurs résultats avec le picro-carmin, on doit toujours l’employer avant que l’échantillon n’ait passé dans l’alcool.
Pour opérer sur les coupes après celte première coloration, une coloration additionnelle très bonne est fournie par le mélange suivant :
Solution de nigrosine, 1 p. 100 dans l’eau . 1 partie
Solution concentrée de Vacille picriq ne, dans l’eau. 9 —
Les coupes collées sur le porte-objet sont maintenues pendant
ÉPONGES CALCAIRES. — CLATHRINE 147
cinq minutes dans ce mélange ; on les lave après à l’eau distillée et les fait passer par l’alcool et le xylol dans le baume de Canada.
Par cette méthode, les noyaux restent colorés en rouge par le picro-carmin ; le cytoplasme se colore en jaune ou jaune verdâtre par l’acide picrique, sauf dans le cas des amibocytes granuleux, qui se colorent en vert ; la mastic gélatineux se colore en bleu ; les gaines et les filaments axiaux des spiculés, et le filament axial du réseau endogastral, en bleu très foncé.
Cette méthode est très bonne pour l’étude générale histologique et surtout pour les fins détails cytoplasmiques, tels que le flagellum ou la collerette ; mais la structure intime des noyaux (réseau chromatique) n’est pas très bien montrée.
Pour atteindre ce but, le meilleur fixateur est le liquide de Flemming , suivi par les colorants anilines; mais ce liquide est désavantageux en ce qu’il dissout très rapidement les spiculés, avec un dégagement violent de gaz qui nuit mécaniquement aux tissus. On ne peut avoir tout à la fois ! C’est par la combinaison de méthodes diverses qu’on arrive à la vérité, par élimination des erreurs qui résultent de chaque procédé.
Le meilleur réactif pour les larves et les jeunes stades fixés est certainement le liquide de Flemming.
Pour obtenir les spiculés isolés, le meilleur moyen c’est de dissoudre les tissus de l’éponge avec Veau de javelle.