‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 43 sur 139 · C. nrtes. cun,. encL · texte numérisé non relu

C. nrtes. cun,. encL

Fig. Gl.

A. Portion d’une coupe longitudinale de larve, vers le bas de la cavité antérieure; X 750. — B. Retrait des cellules ciliées; formation de l’épiderme; X 750. — C. Capture des cellules ciliées par les amœboïdes; X 750. — D. Cellules amœboïdes enchâsse; X 820.

chez la larve libre, elles se disposent en une assise (tig. 61 A, ect.), d’ailleurs discontinue, immédiatement audessous de la couche des cellules ciliées.

3° Les cellules amœboïdes , destinées à devenir chez l'adulte les cellules errantes et à se transformer en partie en œufs ou en spermatoblastes ; elles forment la majeure partie de l’amas cellulaire interne. Grandes, elles attirent

l’attention par leur gros noyau contenant un beau nucléole (fig. 61, A, c. m.) Arrondies à l’état de repos, elles se déforment continuellement en émettant des pseudopodes.

Un certain nombre d’entre elles produisent des spiculés dans leur intérieur ; les scléroblastes ou cellules mères des spiculés ne représentent donc pas une catégorie particulière d’éléments.

4° Les cellules intermédiaires , mêlées partoutauxamœboïdes, complètent avec elles la masse cellulaire interne. On les trouve également en bordure de la vaste cavité antérieure. Elles sont plus petites que les cellules épidermiques et possèdent un noyau un peu plus volumineux (fig. 61 „ A, -c. int.) Chez l’adulte, elles formeront les parois des canaux et le tissu conjonctif fixe1.

• Il faut bien comprendre que les cellules épidermiques, intermédiaires et amœboïdes, ne constituent pas des catégories tranchées ; elles représentent « un ensemble d’éléments indifférents où s’opèrent des différenciations successives... Dans cet ensemble d’éléments, une première différenciation entraîne au dehors les plus superficiels (cellules épidermiques) où ils se soudent en un épiderme et se caractérisent ainsi comme un ectoderme pur ; le reste (cellules intermédiaires) se différencie ultérieurement en deux sens différents : les uns s’unissent en membrane pour former les canaux (ectoderme secondaire), les autres se transforment en éléments conjonctifs (mésoderme) ». (P. 409 de mon mémoire.)

En réalité il n’y a sous la couche des ciliées qu'une masse d’éléments intérieurs, dont les plus chargés de substances nutritives deviennent les cellules amœboïdes, tandis que les autres doivent peut-être au seul hasard de leur position plus ou moins superficielle de devenir superficiels et de former l’épiderme ou de rester plus profonds et de former le revêtement des canaux.

C’est en se plaçant au point de vue des idées alors régnantes que les cellules épidermiques sont qualifiées d’ectoderme et les ciliées d’endoderme. Dès cette époque, je faisais remarquer (p. 410) que « il y a place pour une autre hypothèse que voici : les cellules ciliées de Sycanclra et des siliceuses constituent l’ectoderme, tandis que les cellules granuleuses chez la première et les cellules épidermiques et intermédiaires chez les dernières représentent i’endo-

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Fixation de la larve. — Au bout d’un temps variable, généralement assez court, la larve se fixe, soit par le pôle antérieur, soit aussi par un point quelconque de sa surface. Elle se déprime aux dépens de sa cavité, qui se réduit peu à peu à une simple fente puis disparaît totalement après dislocation de son revêtement épithélial. Les cellules ciliées agitent leur cil avec une rapidité décroissante, puis, cessant tout mouvement, finissent par le résorber.

Retrait des cellules ciliées; formation de V épiderme. — Dès que les cellules ciliées ont rentré leur cil, elles prennent une configuration irrégulière et rompent leur arrangement épithélial ; les unes s’enfoncent, d’autres restent encore à leur niveau, mais s’écartent en face des cellules épidermiques (fig. 61, B).

Celles-ci en profitent pour s’insinuer entre elles et gagner la surface où elles s’étalent alors et se soudent par leurs bords, de manière à constituer une membrane continue qui n’est autre chose que l’épiderme.

En opérant ce retrait, les cellules ciliées vont se mêler aux cellules intermédiaires et amœboïdes. A ce moment,

derme. Dans ce cas, l’épiderme et les canaux des éponges adultes deviennent endodermiques et les corbeilles ectodermiques ». Depuis, Maas a admis ces idées, déjà invoquées d’ailleurs par Balfour, et considéré avec raison toute la masse intérieure comme un endo-

i derme primitif. Enfin, récemment (1898), j’ai montré qu’on devait radicalement prendre le contre-pied des idées anciennes, appeler, chez toutes les larves d’éponges, ectoderme les cellules ciliées, endoderme les cellules non flagellées, et déclarer que chez l’adulte, contrairement a ce qui existe chez tous les autres animaux, l’épiderme est endodermique et les cavités digestives (corbeilles) sont ectodermiques.

Yves Delage.

les amœboïdes émettent des pseudopodes nombreux à l’aide desquels elles englobent les ciliées (fîg. 61, C). Cellesci toutefois ne demeurent pas absolument passives ; on les voit de leur côté émettre des prolongements qui se dirigent à la rencontre de ceux des amœboïdes. Souvent, plusieurs ciliées se réunissent entre elles par de semblables prolongements, et c’est toutes ensemble qu’elles se trouvent alors incorporées par un seul pseudopode d’amœboïdes.

La capture des ciliées par les amœboïdes s’effectue généralement en un temps très court (une heure ou deux) ; lorsqu’elle est terminée, les amœboïdes prennent une forme sphérique et présentent autour de leur gros noyau à nucléole volumineux une certaine quantité de petits noyaux, les noyaux des ciliées (fig. 61, D).

A cet état, les cellules amœboïdes sont devenues les groupes polynucléés.

A la suite de leur capture, les ciliées n'ont plus de protoplasma distinct et leur noyau lui-même change de caractères : il se contracte, perd ses granulations, devient opaque, brillant, et ne se distingue du nucléole de la cellule amœboïde que par sa taille plus petite.

Membrane marginale. — La membrane superficielle ou épiderme déborde tout autour de la larve fixée et se prolonge en une membrane mince et transparente qui s’étend assez loin sur le support, contribuant pour le moment à augmenter l’adhérence de la jeune éponge. C’est la membrane marginale (fig. 62). Elle sera par la suite le siège de l’accroissement en largeur.

Au bord même de la larve, continuant le revêtement

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de la face supérieure et delà face inférieure à la fois, cette membrane est formée de deux feuillets accolés presque exactement l'un sur l’autre et ne comprenant guère entre

Fig. 62.

La membrane marginale débordant autour de la larve fixée; X 12a.

eux que quelques cellules égarées autres que des épidermiques. Mais, plus loin, elle va se réduisant à une couche unique de cellules.

Formation du syncytium. — Après un certain temps de repos où la larve est ainsi faite (fig. 63) d’une enveloppe

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