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épidermique complète et d’une masse interne composée en majeure partie de groupes polynucléés, puis de cellules intermédiaires éparses et aussi de quelques spiculés, une reprise d’activité va aboutir à la formation des corbeilles, mais en transformant d’abord la masse interne en un amas syncytial.
Les groupes polynucléés, arrondis et indépendants durant la phase de repos, deviennent irréguliers, se
Fig. 63.
Coupe d'ensemble de la larve fixée au stade des groupes polynucléés (réduction de la figure originale).
gonflent, s’étirent en divers sens, et se mettent tous en rapport entre eux par leurs prolongements. Un vaste réseau se constitue de la sorte dans la trame duquel se trouvent bientôt englobées également les cellules intermédiaires (fig. 64). Les contours de toutes les cellules du réseau s’effacent et l’ensemble représente un véritable syncytium.
Ce syncytium se creuse ensuite peu à peu de larges cavités (fig. 65) communiquant toutes entre elles, et qui figurent la première ébauche des cavités aquifères.
Pendant qu’elles grandissent, la masse cellulaire se resserre devant elles et forme un réseau plus compact.
Formation des corbeilles vibratiles. — C’est dans la
ÉPONGE SILICEUSE
traîne de ce réseau que vont s’organiser les corbeilles vibratiles par le processus suivant :
Les cellules ciliées, capturées comme on sait par les cellules amœboïdes, vont reconquérir leur autonomie. On
Fig. 64.
Formation du syncytium (x 750).
voit pendant le stade syncytial leur noyau reprendre peu à peu ses caractères primitifs et, d’opaque et brillant qu’il était devenu, redevenir clair et granuleux, puis de nouveau leur protoplasma s'individualiser. De petites cavités hémisphériques se creusent dans l’épaisseur du syncytium et restent en communication chacune par un large
orifice avec le système des grandes cavités (fig. 65). Les cellules ciliées régénérées, mais encoré dépourvues de cil, se dégagent des amœboïdes et viennent se disposer en bordure de ces petites cavités hémisphériques pour cons-
Fi g. 65.
Ébauche des corbeilles et des cavités aquifères ; X 750.
tituer autant de corbeilles vibratiles (fig. 66, A et fig. 67). Bientôt, elles achèveront leur évolution en acquérant chacune un flagellum et une collerette hyaline évasée en cône. Les cellules intermédiaires s’étalent pour la plupart à la limite des cavités aquifères en une membrane épithéliale continue qui en forme la paroi. Celles qui n’ont pas de place dans ce revêtement restent audessous de lui comme éléments d’un tissu conjonctif. Quant aux cellules amœboïdes, vides désormais de leur
DÉVELOPPEMENT d’üNE ÉPONGE SILICEUSE 185
contenu temporaire, elles restent libres dans les espaces interstitiels de ce tissu conjonctif (fig. 67).
Fig. 67.
Formation des corbeilles vibratiles. (Réduction de la figure originale.)
A. Formation des corbeilles vibratiles; x 205. — B. Aspect de
l’oscule; X 80.
A la place du syncytium, on a maintenant (fig. 68), sépa¬
rant les larges cavités aquifères, des cloisons charnues incomplètes, irrégulières, anastomosées, ayant une paroi
épithéliale (cellules intermédiaires) sans solution de continuité, sauf au niveau des corbeilles (dépressions hémisphériques avec cellules flagellées en bordure), dont elle doit ménager l’orifice, et composées dans leur épaisseur d’un tissu conjonctif (cellules intermédiaires encore) com-
Fig. 68.
Coupe d’ensemble d’une jeune Éphydatie entièrement achevée;
prenant les cellules amœboïdes libres dans ses lacunes interstitielles.
a En résumé, les cellules amœboïdes deviennent les cellules errantes du parenchyme, les cellules intermédiaires forment les parois des canaux et le tissu conjonctif fixe ; enfin les cellules ciliées, après avoir été ciliées chez la larve, après avoir résorbé leur cil, avoir été capturées par les amœboïdes et avoir passé un certain temps à leur intérieur, après être de nouveau devenues libres, forment en der-ner lieu les cellules flagellées des corbeilles. »
Formation des pores et des oscules. Achèvement de la jeune éponge. — L’éponge grandit et mesure au sixième jour 1 millimètre environ de diamètre.
DÉVELOPPEMENT d’üNE ÉPONGE