‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 52 sur 139 · H YD 110 Z 0 AIRES ET G TÉNOR H ORES · texte numérisé non relu

H YD 110 Z 0 AIRES ET G TÉNOR H ORES

Les Hydres sont des animaux isolés qui peuvent former, il est vrai, des bourgeons ; mais ces bourgeons se détachent de bonne heure et ne constituent pas des colonies.

Les Hydraires proprement dits donnent, au contraire, naissance à des colonies ramifiées.

Gomme chez l’Hydre, le corps se compose d’une double enveloppe, correspondant à l’ectoderme et à l’endoderme.

L’ectoderme forme l’enveloppe du corps ; l’endoderme limite les cavités internes. Mais tandis que chez l'Hydre, la cavité du corps représente un simple petit sac, correspondant à un seul individu, dans les Hydraires proprement dits, la cavité du corps est ramifiée et correspond à plusieurs individus.

La colonie prend alors l’aspect d’un petit arbre dont la base se fixe sur un corps solide quelconque, et dont les rameaux correspondent aux différents individus.

C’est l’aspect que présente le Cordylophora lacustris qu’on trouve dans les mares.

Le Cordylophora , comme les Hydres, ne se reproduit pas seulement par bourgeonnement mais aussi par voie sexuelle. On trouve dans les parois du corps, des œufs et des spermatozoïdes.

Les œufs après la fécondation donnent naissance à de nouveaux individus, et par bourgeonnement, à de nouvelles colonies.

Dans les Cordylophora , les bourgeons dans lesquels se sont développés les produits génitaux s’ouvrent, lorsque

les œufs sont mûrs, et ceux-ci tombent au dehors, mais les bourgeons restent joints à la colonie.

Il n’en est pas de même dans tous les Hydraires, et.

Fig. 84.

Médusoïde de Campanularia Johnstoni.

a, organe sensoriel — 6, voile.

y, glande génitale.

Fig. 85.

Campanularia Johnstoni.

«, hydrante étalé. — hydrante retiré dans lhydrothèque. — c, hydrothèque vide. — /', bourgeon reproducteur.

dans les Gampanulaires, par exemple, qu’on trouve en abondance, à marée basse sur les côtes de Bretagne le bourgeon sexuel se détache et peut vivre d’une vie indépendante (fig. 84 et tig. 85).

II Y I)R OZO Al il ES ET CTENOPHORES

Avant de quitter la colonie, le bourgeon a pris une forme particulière. Il s’est creusé dans son intérieur d’un prolongement de la cavité gastro-vasculaire ; puis il s'est muni à la périphérie d’un voile qui entoure les produits sexuels.

Quand il se détache, il a l’apparence d’une petite Méduse (fig. 84).

Dans les Hydraires, les différents individus de la colonie ont tous la même forme ; dans les Siphonophores, chaque bourgeon ou chaque individu de la colonie se spécialise en vue d’une fonction déterminée et prend une forme qui lui est propre. Les uns s’adaptent pour la locomotion ; les autres pour la préhension des aliments. Certains bourgeons sont uniquement nourriciers, d’autres exclusivement reproducteurs.

La façon la plus commode, sinon la plus exacte, de se représenter un Siphonophore est de le comparer à une colonie d’Hydraires devenue libre et dont les individus sont hautement spécialisés.

Les Cténophores représentent les formes pélagiques des Cœlentérés. Leur transparence, les reflets irisés qu’on observe à la surface de leur corps et qui sont dus au mouvement des cils vibratiles, en font des animaux d'un aspect remarquable.

Tantôt ils affectent la forme d’une sphère, tantôt le corps s’allonge et forme un long ruban qui peut dépasser la taille d'un mètre.

Leur symétrie est nettement bilatérale ; la bouche, située à l’une des extrémités du corps, conduit dans une

cavité gastro-vasculaire aplatie, d’où partent des canaux transversaux ; il en existe huit à la périphérie du corps. Ces animaux sont quelquefois munis de longs tentacules rétractiles, qui, ainsi que les cils vibratiles, disposés par bandes, servent à la locomotion.

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