‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 61 sur 139 · EC H INI DE S. — L’OURSIN · texte numérisé non relu

EC H INI DE S. — L’OURSIN

quelles courent des fi brilles nerveuses (plexus intra-épi-

Coupe de la paroi du corps (région aborale) chez un jeune Oursin pièce décalcifiée par l’alcool azotique ; x 1250.

A. Ventouse d'un ambulacre de la face orale, traitée par la potasse chaude, et vue du côté profond ; X 35. — B. Spiculé dans le tissu conjonctif péritonéal ; X 620.

dermique), qui innervent tous les appendices du test.

Dans le tissu conjonctif de beaucoup d’organes, il y a des plaques calcaires libres (ventouses des ambulacres) ou des spiculés en forme de G (fig. 112).

Appendices du test. — Piquants. — Les piquants, primaires ou secondaires, suivant leur taille, sont articulés sur un mamelon calcaire (fig. 117), auxquels ils sont reliés

par un ligament circulaire et par une couronne de muscles ; l’épiderme, à la base de tous les piquants, renferme un anneau nerveux ganglionnaire. Chez YEchinus esculentus, les piquants n’ont guère qu’un rôle défensif et ne servent pas à la locomotion.

Sphéiudes. — Les spliérides (fig. 113) sont de petites massues calcaires, très réfringentes, de 0mm,24 de hauteur, articulées sur des mamelons du test comme les piquants ; ils sont toujours sur la face orale, sur les premières plaques ambulacraires qui entourent le péristome, tout près de la ligne médiane du radius (fig. 108). Chaque sphéride est muni à sa base d’un anneau nerveux ganglionnaire et est revêtu d’un épiderme aplati. Ce sont certainement des organes sensoriels, peut-être chargés du sens de l’orientation locomotrice. Il y en a plus d'une centaine chez YEchinus.

Pédicellaires. — Les pédicellaires sont de petits organes

Fig. i 13.

Sphéride traité par la . potasse chaude ; le réseau organique est entièrement injecté d’air et se dessine en noir sur la substance vitreuse du sphéride ; X 130.

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défensifs, placés un peu partout sur le test de l’Oursin ; ils sont formés de trois valves calcaires, articulées entre elles et dentées sur leurs bords, placées à l'extrémité d’un pédoncule membraneux renfermant une tige calcaire articulée sur un petit mamelon du test. On distingue quatre sortes de pédicellaires : les tridactyles (fig. 114), très grands, à longues valves pointues, les gemmif 'ormes (fig. 115), à valves munies de glandes et de crochets inoculateurs, articulées directement sur la tige, les ophicéphales ou buccaux , qui forment des groupes sur la membrane buccale et se retrouvent aussi isolés sur le test, reconnaissables à leurs valves trapues, munies inférieurement d’un arc calcaire (fig. 114), et

[valves

•'loge d'insertion,

^ pour le- muscle adducteur

$ pédonculesouple'

hampe calca-irc

mameloTL

articidairê,

Fig. 114.

A., pédicellaire valvulaire ; X 32. — B, valve'd’un pédicellaire .ophicéphale, vue par la farce interne, après traitement par la potasse ; X 52. t- G, pédicellaire tridactyle. x 10.

enfin les trifoliés , très

petits, à valves arrondies en forme de feuilles (fig. 114).

Los pédicellaires gemmiformes atteignent surtout une grande complication (fig. 115) : les valves portent sur leur face externe une grosse glande sécrétant un mucus pro-

A, pédicellaire gemmiforme, les valves ouvertes ; x 24. — B, coupe à peu près sagittale d'une valve de pédicellaire gemmiforme (d'après Hamann).

bablement vénéneux et débouchant au-dessus du crochet terminal; des organes sensoriels avertisseurs, richement innervés, se trouvent à la face interne des valves.

Sur un Oursin bien vivant, les pédicellaires sont constamment en mouvement, se balançant sur leur tige, les

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