‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 64 sur 139 · L’ 0 U II S I N · texte numérisé non relu

L’ 0 U II S I N

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acidophiles ( corpuscules mûri formes) , et dépourvus comme les globules à échinochrome de tout pouvoir phagocytaire. On ne sait rien sur les rapports qui doivent exister entre ces trois variétés d'amibocytes ni sur leur mode de remplacement.

Outre les amibocytes, on rencontre dans le liquide cœlomique un nombre énorme de Flagellés parasites, à corps arrondi, nucléé, muni d'un très long flagellum ; ils nagent continuellement en bousculant les globules sur leur passage.

Lorsque le liquide cœlomique est décanté dans un récipient, il a une légère couleur rosée (due aux globules à échinochrome) ; au bout de quelques minutes, les amibocytes incolores se réunissent les uns aux autres et se fusionnent en une petite masse plasmodiale noirâtre1, enclavant dans ses mailles les globules à échinochrome et les corpuscules mûriformes. Cette pseudo-coagulation du liquide cœlomique joue un rôle important à

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Corpuscules du liquide cœlomique.

a, amibocyte incolore (liquide fixé sur lame au sublimé et colore; X 1230. — 6, amibocyte à échinochrome. — c, corpuscule mûri forme.

— ( l , Oikomona echinorum Cuénof, Flagellé parasite (b,c, d, dessinés suite vivant; X 850).

1 Voir détails à ce sujet dans Geddes, Observations sur le fluide périviscéral des Oursins. Arch. zool. exp. (1), t. VIII, 1879, p. 483 — Théel, Remarks on the activity of amœboül cells in the Echinoderms. Festskrift Lilljeborg, 189(5, p. 47.

l’état normal dans la réparation des blessures du test : si l’on enlève un morceau de test, d’un centimètre carré environ, à un Oursin bien vivant, on constate, quelques heures après l’opération, que l’ouverture est fermée par une membrane continue, d'une épaisseur notable, qui n'est autre chose qu’un plasmode d’amibocytes, aux dépens duquel se reformera un nouveau tissu calcaire.

Gœlome et sinus. — Outre la vaste cavité cœlomique, il existe encore chez l’Oursin d’autres cavités d’origine variée : les unes, résultant du cloisonnement du cœlome : cavité pêr {pharyngienne , cavité périproctale , anneau aboral; deux autres, qui se sont séparées du cœlome primitif au début du développement: appareil ambulacr aire et cavité de la glande ovoïde; enfin des sinus d’origine mal connue ; sinus épineuraux , dont nous avons déjà parlé, sus-jacents aux rubans nerveux radiaux et ayant probablement la valeur de cavités d'invagination; sinus sous-neuraux, sous-jacents aux rubans nerveux.

La cavité péripharyngienne (tig. 116 et 123), absolument close, enferme complètement l'appareil masticateur; sa membrane limitante très mince s’attache en bas à l'œsophage, en haut au cercle pérignathique (dans les interradius) et à la membrane buccale (dans les radius) ; elle présente des diverticules qui assurent les échanges osmotiques entre son contenu d’une part, l’eau ambiante et le liquide cœlomique d’autre part : 1° dix branchies buccales , finement ramifiées, qui passent par des incisures interradiales du péristome (tig. 108); 2° cinq vastes poches dentaires , qui enveloppent l’extrémité inférieure et molle des dents.

L’extrémité du rectum est attachée au pourtour du péri-

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