‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 66 sur 139 · ÉG H INI DES. — L’OURSIN · texte numérisé non relu

ÉG H INI DES. — L’OURSIN

circuler dans le sens proximo-distal; l’oxygène qu'il a absorbé dans l’ambulacre passe par osmose à travers la paroi de la vésicule et sert ainsi à la respiration du liquide cœlomique.

Au point où le canal ambulacraire radial quitte l’appareil masticateur pour longer la membrane buccale (flg. 116

occruzls

Fig. 123.

Portion de la face orale, vue du côté interne, après injection de l’appareil ambulacraire ; l’auricule a été sectionnée et les pyramides de l’appareil masticateur enlevées.

et 123), il émet une branche impaire qui se bifurque pour aboutir aux deux vésicules des ambulacres buccaux; ceux-' ci ne servent pas à la locomotion et n’ont pas de ventouse à l’extrémité. — Dans chaque interradius, l’anneau oral émet des branches finement ramifiées, qui s’enfoncent dans cinq vésicules spongieuses (fîg. 126), amas de cellules dépendant de l’anneau lacunaire oral.

Préparation anatomique. — On injecte facilement tout

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l'appareil ambulacraire en poussant un liquide coloré soit par le tube aquifère, soit par un canal ambulacraire radial.

Histologie. — Le tube aquifère est revêtu dans toute

son étendue d’un épithélium cylindrique, très vibratile, reposant sur une épaisse couche conjonctive (fig. 124). Si l’on détache un tube aquifère et qu’on le porte sous le microscope, on constate que le courant excité par les cils intérieurs va très nettement de dehors en dedans; en d’autres termes, il y a appel de l'eau extérieure à travers le crible madréporique, sans doute pour assurer à l’appareil ambulacraire tout entier la turgescence maxima nécessaire à son bon fonctionnement.

Tout le reste de l'appareil ambulacraire est revêtu intérieurement d'un épithélium pavimenteux, dont chaque cellule porte un grand cil vibratile; dans la paroi mince des vésicules ambulacraires, on trouve des fibres musculaires circulaires comprises entre l’épithélium interne et l’épithélium péritonéal: enfin l'ambulacre est constitué de dedans en dehors par l’épithélium ambulacraire, une couche de muscles longitudinaux chargés de rétracter l’ambulacre, une lame de substance conjonctive élastique antagoniste des muscles, et enfin l’épiderme, renfermant le nerf ambulacraire; dans le tissu conjonctif de la ventouse, on trouve (fig. 112) un cadre hexagonal ou pentagonal dont chaque côté est formé de quatre lames calcaires superposées, surmonté d'une rosette de cinq ou six morceaux.

Glande ovoïde. — La glande ovoïde est un corps brun, très allongé, qui est accolé intimement au tube aquifère (fig. 124), maintenu avec lui dans la position ver-

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