‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 7 sur 139 · RHIZOPODES · texte numérisé non relu

RHIZOPODES

Vacuoles alimentaires. — Les vacuoles alimentaires (A, B, D, fig. 1 et fig. 3) sont en nombre variable. Il n’est pas rare d'en voir trois ou quatre et plus. Elles se forment autour des particules nutritives ; leur contenu d’abord aqueux devient acide et se transforme en un suc digestif qui dissout peu à peu la portion assimilable de la substance absorbée, après quoi elles disparaissent.

Vésicule contractile. — La vésicule contractile est ordinairement facile à distinguer; volumineuse, elle est située vers l’extrémité postérieure (A, B, G, D, fig. 1 et fig. 3) et

Fig. 2.

Y. V'. Y”. Etats successifs présentés par la vésicule contractile vue

de face chez Aniœba Proteus.

près de la surface du plasma. Elle appartient à l’endoplasme, mais sa position superlicielle semble en faire une dépendance de l’ectoplasme qu’elle soulève dans ses mouvements d’expansion.

Elle est ordinairement unique dans l'espèce qui nous occupe, cependant on observe quelquefois des individus qui en possèdent plusieurs. Elle est constamment animée

de deux mouvements inverses. Le mouvement de diastole

pendant lequel on la voit grandir peu à peu et lentement (a, v\ vr', fig. 2); et le mouvement de systole, pendant lequel elle disparaît brusquement, chassant le liquide qu’elle renfermait, pour réapparaître bientôt sous forme d une petite lumière qui croît progressivement.

* On considère habituellement la vésicule contractile comme un système excréteur. Quelques auteurs l’assimilent à un système circulatoire. Quoi qu’il en soit, son activité est toujours directement proportionnelle à celle de l’individu tout entier.

Noyau. — A l’état vivant, le noyau apparaît au milieu de l’endoplasme, comme un corps sphérique assez gros, bleuâtre, plus réfringent que le reste de l’être et limité par une mince membrane (fig. 1).

Amœba Proteiis après fixation et coloration.

Si l’on a préalablement fixé l’amibe au moyen d'une goutte d’acide acétique et coloré ensuite au picro-carmin, le noyau se montre nettement et apparaît constitué par une mince membrane renfermant le suc nucléaire dans lequel se trouvent des masses chromatiques ou nucléoles en nombre variable (fig. 3).

Reproduction. — On sait que les amibes se reproduisent surtout par division; de plus, Pénard J a signalé dans

1 Pénard. Etude sur les Rhizopodes d'eau douce. Mémoires de la Soc. de phys. et d’hist. nat. de Genève, t. XXXI, 1890-91.

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