AMIBE
Ces pseudopodes changent constamment de forme et de direction, mais ils ne s’anastomosent jamais. Nous avons représenté en A, B, G, D (fîg. 1), les différents aspects présentés par un de ces amibes dans l’espace d’une minute.
Quelques individus présentent des mouvements plus lents, mais les variations de forme n’en sont pas moins considérables. En général, lorsque l’amibe ne se déplace pas, ses pseudopodes sont longs et dirigés de tous côtés (A, fîg. 1) ; lorsqu’il se met en marche, on distingue une région antérieure à pseudopodes larges et obtus (G et D, fig. 1), et une région postérieure, allongée, à pseudopodes très courts, souvent nuis et se terminant par une sorte de houppe à franges assez courtes et transparentes, appelée houppe postérieure.
Ectoplasme. — L’ectoplasme est hyalin, sans structure appréciable et dépourvu de granulations ; sa limite avec l’endoplasme n’est pas bien tranchée, car on voit les granulations devenir de plus en plus denses, à mesure que l’on se dirige vers l’intérieur de l'animal (fig. 1 et 3).
C'est l’ectoplasme qui est le point de départ de la formation des pseudopodes et, lorsque ceux-ci sont courts, il participe seul à leur formation. Lorsqu’ils sont plus gros et plus longs, comme en G et D (fîg. 1), l’endoplasme pénètre à leur intérieur.
En somme, l’ectoplasme n’est qu’une portion du protoplasme qui devient progressivement plus résistant à mesure qu’il approche de l’extérieur, se différenciant ainsi en appareil de protection.
Endoplasme et inclusions. — L’endoplasme occupe tout le reste de l’être; c’est lui qui renferme les inclusions de toute nature, la nourriture, le noyau, les vacuoles, la vésicule contractile et qui forme la majeure partie de l’animal.
11 est constitué par un plasma fluide renfermant dans son intérieur d'innombrables granulations excessivement petites, très pâles, visibles seulement aux plus forts grossissements avec une observation attentive ; ce sont les granulations élémentaires ou microsomes, qui ne sont pas nettement visibles sur notre dessin de la figure 1, représentant l'amibe avec un grossissement de 400 diam. insuffisant pour les montrer.
11 ne faut pas confondre les granulations élémentaires avec les grains d' excrétion bien plus gros et facilement visibles à des grossissements moyens (A et C, fig. 1). Ceux-ci manquent rarement, mais sont extrêmement variables en grosseur et en quantité. Leur couleur varie du bleu verdâtre au brun rougeâtre, ils sont fortement réfringents et affectent ordinairement la forme cristalline ou s’étirent en petits bâtonnets. On n’est pas nettement fixé sur leur nature chimique, mais on les regarde comme des produits de désassimilation.
Souvent l’endoplasme montre également de petits globules graisseux (A et D, fig. 1), reconnaissables à leur solubilité dans l’alcool et l’éther.
Il n’est pas rare également de rencontrer dans l’endoplasme des particules végétales ou des carapaces de Diatomées (A C D, fig. 1), dont les dimensions sont parfois presque aussi grandes que celles de l’amibe qui les a englobées pour sa nourriture.