‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 96 sur 139 · LE D I S T O M E · texte numérisé non relu

LE D I S T O M E

la ventouse orale et se réunissent en avant de celle-ci par une anse transversale.

Les canaux ventraux prennent également naissance à l’extrémité antérieure de la vésicule, mais à sa face ventrale. Ils commencent également par se diriger en arrière pour remonter ensuite vers l’extrémité antérieure du corps. Très sinueux, ils sont situés latéralement au-dessous du tube digestif. En arrière et en avant de la ventouse ventrale, ils forment chacun une anse très forte, et les anses de droite et de gauche arrivent presque en contact dans le plan médian. Au delà de la ventouse ils continuent leur marche sinueuse et se terminent en cæcum près de la ventouse orale.

Ces canaux dorsaux et ventraux émettent sur leur face interne un certain nombre de canaux Secondaires qui produisent les ramifications si nombreuses de l'appareil excréteur. Ces ramifications de plus en plus fines parcourent tout le parenchyme du corps et aboutissent aux entonnoirs terminaux (fig. 197, c).

Préparation anatomique. — Les gros vaisseaux peuvent s’injecter par la vésicule ; les dernières ramifications doivent être étudiées au moyen de coupes.

Histologie. — Les parois de la vésicule sont formées d’une membrane interne très mince, sans structure et d’une couche externe de fibres annulaires.

Celles des gros vaisseaux sont minces, peu résistantes et présentent une série d’épaississement, transverses et longitudinaux formant une série de cadres rectangulaires disposés très régulièrement (fig. 197, a).

Les parois des vaisseaux secondaires ont une structure toute différente ; elles sont épaisses et formées d’une couche interne sans structure et d’une couche externe musculaire à fibres longitudinales (fig. 497, b).

Dans les ramifications nées de ces vaisseaux secondaires les premières, les plus grosses ont à peu près la même

Fig. 197.

Détails histologiques de l’appareil excréteur.

o, paroi d’un gros vaisseau. — b, coupe d’un vaisseau secondaire.

c, entonnoirs terminaux. /

structure, mais en même temps que le diamètre de ces vaisseaux diminue, le nombre des fibres longitudinales diminue également et finalement elles disparaissent dans les plus fines branches, dont les parois ne sont plus formées que par la couche interne sans structure.

Description de l’appareil génital. — Comme presque tous les Trématodes, le Distomum clavatum est hermaphrodite et son appareil génital comprend le cloaque, l’appareil génital mâle et l’appareil génital femelle (fig. 193).

Cloaque. — Il forme une cavité à peu près cylindrique,

TRÉMATODES. — LE DISTOME

plus large au fond qu’à l’entrée et dirigée très obliquement d’avant en arrière, presque parallèlement à la face ventrale du cou.

Du fond du cloaque s’élève une colonne musculaire légèrement conique, le cône cloacal, qui est traversé par les canaux excréteurs des organes génitaux, l’orifice mâle se trouve au sommet même du cône et l'orifice femelle, plus bas, sur la face postérieure.

Appareil génital male. — Il comprend deux testicules, deux canaux séminifères et un canal déférent impair.

Testicules. — Ce sont deux masses ovoïdes, presque sphériques , placées immédiatement l'une en avant de l’autre, presque dans le plan médian et situées entre la ventouse ventrale et l’ovaire.

Canaux séminifères. — Partant des testicules, ils se dirigent en avant presque en ligne droite et très près de la face ventrale. Au delà de la ventouse ventrale ils se rapprochent peu à peu du plan médian et finissent par se réunir en un canal déférent impair.

Canal déférent impair. — Ce canal d’un diamètre beaucoup plus grand que celui des canaux séminifères qui lui ont donné naissance ne se dirige pas en droite ligne vers l’orifice génital mâle, mais décrit plusieurs sinuosités en se rapprochant alternativement de la face dorsale et de la face ventrale ; il pénètre finalement dans le cône cloacal et va déboucher à son sommet.

Préparation anatomique. — Fendre sur la ligne médiane dorsale, les téguments de la région du cou et

en arrière de la ventouse ventrale, ceux de la région du corps, sur une longueur égale à celle du cou.

Histologie. — Chaque testicule est entouré d’une enveloppe mince très délicate, composée elle-même de deux couches, l’une interne homogène sans structure et une externe musculaire présentant quelques fibres transversales et de nombreuses fibres longitudinales. Le contenu du testicule est formé de cellules mères de spermatozoïdes et de spermatozoïdes à divers états de développement.

Canaux séminifères. — Ces canaux d'un très faible diamètre, 20 [x, ont des parois relativement épaisses et formées de deux couches, une interne sans structure, élastique et une externe, plus mince, renfermant des fibres longitudinales.

Canal déférent impair. — D’après sa structure, il peut être divisé en trois régions : la première la plus large a des parois formées d’une mince couche interne sans structure, élastique, et d'une couche externe musculaire formée de nombreuses fibres annulaires. Cette première partie renfermant une masse énorme de spermatozoïdes forme le réceptacle séminal.

La deuxième partie beaucoup plus étroite présente des parois d’une toute autre structure (fig. 198) ; d’abord une couche cellulaire interne formée de cellules étroites faiblement unies entre elles., puis une mince couche de fibres annulaires, une mince couche de fibres longitudinales et enfin une couche externe de cellules glandulaires dont les fins canaux excréteurs débouchent dans le canal

TREMATODES. — LE DISTOME 443

déférent. Cette deuxième région glandulaire forme le canal prostatique.

Au moment de pénétrer dans la masse musculaire du fond du cloaque, les dimensions et la structure du canal changent encore fîg. (198) ; la couche glandulaire externe disparaît entièrement, la couche cellulaire interne est remplacée par une couche cuticulaire qui se continue à l’orifice génital male, avec la cuticule qui entoure le cône cloacal, enfin l’enveloppe musculaire double ne forme plus qu’une couche formée de nombreuses fibres annulaires.

Cette troisième partie du canal déférent impair forme le canal éjaculateur.

Appareil génital femelle. — Il comprend un ovaire, deux glandes vitellogènes, une glande coquillère, un oviducte, des vitelloductes, un utérus et un canal de Laurer (fig. 193 et 199).

Ovaire. — Glande à peu près sphérique, dans le plan médian du corps, en arrière des testicules.

Glandes vitellogènes. — Chacune d’elles est formée de tubes contournés et anastomosés formant un réseau très compliqué à la surface de chaque branche de l'intestin depuis la région des testicules jusqu’au commencement

cuticule.

fibres

- annulaires “* canal

ejaj'aila-teiir'

canal

.prostate

couche ~ landais

fibres

longitud-

•couche cellulaire, interne fibres annulaires

Fig. 198.

Coupe du canal prostatique du Distomum clavatum.

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