II
nte un type intermédiaire entre les înons d'indiquer.
Moule, considérée dans son ensemble ition, a Taspect d'une lame continue perpendiculaire à sa longueur. Mais, de grandes précautions, elle se fend points et si Ton continue à l'agiter,
. . . coqi . niuscl(
fcuillcls cuillctsr( . . mant
Fig. 545.
deux Acéphales indiquant la disposition tiiaux (d'après II. de Lacaze-Duthiers).
iécompose en un très grand nombre , correspondant aux stries fines qui L de la branchie intacte.
B Ta noté M. Sabatier, sont unis entre it, par de petits organes ou disques es de distance en distance et se dis-
3ntre deux filets voisins un espace en ite, interrompu par les disques, et u pénètre.
M. Sabatier a attribué une grande importance aux disques vibratiles qui réunissent les filets.
Pour lui, ces éléments se comportent comme des cils vibratiles, tout en différant sous certains rapports des cils vibratiles ordinaires ; ils se comportent aussi, dit-il, comme des muscles, tout en différant à certains égards du tissu musculaire. Aussi est-il disposé à les considérer comme pouvant servir à relier les deux ordres d'éléments moteurs, muscles et cils vibratiles^ qu'on a jusqu'à présent vainement essayé de rapprocher et de rattacher Tun à l'autre.
Cette opinion est à rejeter complètement.
En réalité, ces éléments ne présentent pas de particularités aussi importantes ; ils servent simplement, par leur enchevêtrement, à donner plus de solidité à l'organe, à aider au mouvement du sang dans l'intérieur du canal' central qui occupe l'axe du filet branchial ; canal qui n'a qu'un très faible calibre et est obstrué, en partie, par des fibres conjonctives.
Organes gaudronnés. — Les organes gaudronnés de Sabatier qu'on remarque de chaque côté des branchies et auxquels cet auteur attribuait un rôle considérable, ne paraissent avoir qu'une importance secondaire.
Rien dans leur structure, ni dans leur innervation ne paraît justifier une comparaison avec l'organe que M. de Lacaze-Duthiers a décrit le premier chez les Gastéropodes pulmonés et auxquels on donne souvent le nom d'Osphradium sans en connaître exactement la fonction (voir plus haut les organes des sens).
Pelseneer^ pense que les organes gaudronnés de Saba-
' Pelseneer. Traité de Zoolofjie. Mollusques. Uueff, Paris, 1987.
byGoOgl^
'présentent chez la Moule un appareil respiratoire oire qu'il décrit d'ailleurs d'une manière assez : « petites saillies palléales secondaires, sous forme nés plissés ».
saillies existent incontestablement, mais je crois doit leur refuser le rang d'organe autonome ; il là qu'une apparence d'organes, produite par la des branchies et des vaisseaux voisins.
icription de Tappareil circulatoire. — L'appa-
pculatoire de la Moule se compose :
'un cœur à trois chambres ;
'un système artériel bien endigué ;
'un système veineux en grande partie lacunaire.
s emprunterons les principaux traits de cette des-
n à M. Sabatier qui Ta étudié tout spécialement dans
Qoire que nous avons déjà eu occasion de citer.
R ET PÉRICARDE. — Le CŒur cst situé dans la région e, immédiatement en arrière de l'extrémité postéde la charnière. On l'aperçoit par transparence dès a enlevé la coquille (fîg. 546).
I compose d'un ventricule et de deux oreillettes, entricule est fusiforme à Tétat de plénitude moyenne ; 3nt ovoïde lorsqu'il est bien distendu par une injecon extrémité supérieure correspond à l'embouchure rte (fig. 546); son extrémité inférieure est fermée, le un cul-de-sac au-dessous de l'intestin rectal, qui, î nous l'avons dit, traverse la cavité du cœur d'avant ière.
i résulte que l'embouchure de l'aorte est en avant
ACEPHALES. LA MOULE 491
du rectum quand celui-ci pénètre dans le cœur, tandis que
artère ta-muiale-
uif
Fig. 546.
Circulation artérielle de la Moule, la valve gauche et la membrane
péricardique ont été enlevées (imité de Sabatier).
le caecum postérieur du cœur est en arrière du rectum quand celui-ci en sort.
Les oreillettes sont placées symétriquement de chaque
Il ventricule, qu'elle^ enveloppent en grande partie, forment deux masses de couleur brune à surface aimelonnée (fig. 546 et 547), et présentant une cavité le entourée de nombreux diverticules en culs-de-sac it saillie à leur surface. Chacune des oreillettes cornue d'une part avec le ventricule, et d'autre part avec seau qui remonte obliquement de bas en haut et re en avant, et auquel M. Sabatier a donné le nom le afférente oblique (fig. 547).
eillette communique avec le ventricule par un gou- » étroit (fig. 547), auquel correspond un petit orifice me de boutonnière verticale, pourvu de deux valsigmoïdes qui permettent le passage du sang de ette dans le ventricule, et s'opposent à son retour. ^eine afférente oblique s'abouche largement dans ette, en bas et en avant de cette cavité. Cette veine it à ce niveau en entonnoir et forme en réahté ette par sa dilatation.
fillette, qui est libre dans le péricarde par la presque ! de sa surface, adhère par la partie postérieure de rd inférieur à la paroi externe de la cavité péricar- Ces adhérences sont formées par de petits vaisseaux X assez nombreux qui viennent des parties voisines Qteau et qui se jettent directement dans l'oreille, avité péricardique, dans laquelle se trouvent logés tricule et les oreillettes, présente la forme d'un lipipède aplati de haut en bas, et à angles arrondis, plancher est formé, par l'estomac tubulaire et par ac récurrent, placés parallèlement, l'un à gauche, à droite, et plongés dans du tissu conjonctif de la génitale.
Les parois externe et supérieure du péricarde formées par une membrane mince, transparente, qu continue sur toute sa circonférence avec le corps de V mal (fig. 546 et 547).
Le péricarde est lui-même recouvert supérieuremei sur la ligne médiane, par le raphé du manteau et ses (
Fig. 547.
Couloir péricardique ouvert (d'après Sabatier).
bandes musculaires, et latéralement par une portion amincie du manteau, qui ne renferme pas ordinairen de portion de la glande génitale. Cela permet de voii mouvements du cœur à travers les deux membranes le recouvrent, dès qu'on a détaché l'animal de la coqu Le péricarde renferme toujours du liquide, et sa ca^ loin d'être complètement fermée, présente de chaque ( près de l'extrémité antérieure de son plancher, un 1; orifice qui fait communiquer le péricarde avec un con
placé au-devant de la veine afiFérente oblique, conduit auquel M. Sabatier a donné le nom de couloir péricardique et qui débouche dans le rein (fig. 547).
Système artériel. — Le ventricule, ainsi que le remarque M. Sabatier, ne fournit pas de vaisseau par son extrémité postérieure ; il en résulte que, contrairement à ce qui se passe chez la plupart des Mollusques Acéphales, il n'y a pas à'aorte postérieure, et les vaisseaux intestinaux, palléaux postérieurs, qui naissent ordinairement de cette dernière, proviennent, chez la Moule, d'un tronc commun qui naît de la face inférieure du bulbe aortique.
De Textrémité antérieure du ventricule naît Vaorle antérieure (fig. 546), qui commence par un renflement ou bulbe. Entre le bulbe et le ventricule se trouve un rétrécissement pourvu de valvules sigmoïdes qui s'opposent au retour du sang dans le ventricule.
Le bulbe aortique (fig. 548) naît immédiatement audessus et au-devant de la région où le rectum pénètre dans le ventricule.
Le bulbe donne immédiatement naissance à plusieurs gros vaisseaux, et se rétrécit ensuite pour former l'aorte antérieure, qui suit le bord supérieur du corps au-dessous de la charnière . Elle est sur ce point tout à fait superficielle et peut facilement être distinguée, par transparence.
Quand elle est injectée, Taorte fait sur le bord supérieur du corps une saillie très marquée. Elle est protégée dans tout son parcours par la charnière et son ligament. Au niveau de l'extrémité antérieure de ce dernier, l'aorte se bifurque et forme deux gros troncs qui se portent un peu
à côté de la ligne médiane et suivent un parcours identique des deux côtés.
De la face inférieure du bulbe naît* un gros tronc très court qui se divise immédiatement en un bouquet.de trois troncs secondaires. M. Sabatier lui donne le nom de tronc cœliaque.
Il fournit d'abord deux gros troncs très courts et latéraux, ou artères gastro- intestinales et un petit tronc médian, Y artère péricardique .
Vartère péricardique se porte immédiatement en arrière, en suivant la partie moyenne du plancher du péricarde, artère d (fig. 546).
Elle est d'un calibre moyen, et comme elle est superficiellement située, on l'aperçoit sur les sujets injectés, dès qu'on a ouvert le péricarde et repoussé le cœur sur le côté.
Elle fournit à droite et à gauche de petits vaisseaux qui se distribuent sur le plancher du péricarde et se termine postérieurement vers l'origine du rectum.
L'intestin et les glandes annexes sont richement irriguées. Les troncs gastro-intestinaux sont volumineux ; ils sont très courts et se divisent en SiHères gasti'o-intestinales antérieures et en artères gastro-intestinales postérieures. M. Sabatier les a minutieusement étudiées.
Les artères gastro-intestinales antérieures se portent immédiatement en avant, et forment deux troncs parallèles antéro-postérieurs. Elles ne sont pas visibles dans la figure 545.
Peu après leur origine, elles fournissent chacune une longue artère récurrente^ qui se porte d'abord en dehors et ensuite directement en arrière.
Googl^
Ces artères ont un long trajet : situées dans la partie supérieure des parois de la cavité des flancs, elles atteignent et dépassent la limite postérieure de cette cavité. Elles fournissent successivement des branches qui se distribuent aux parois interne et externe de la cavité des flancs, mais surtout à la paroi externe, qui renferme, comme nous Favons vu, plusieurs faisceaux de muscles et des portions des glandes génitales. Les terminaisons inférieures de ces branches se distribuent à la bosse de Polichinelle.
Après avoir fourni ces artères récurrentes, les artères gastro-intestinales antérieures se portent en avant de chaque côté du caecum estomacal, auquel elles fournissent des branches, et s'épanouissent enfin en un bouquet de rameaux qui se distribuent à Testomac proprement dit et à la portion voisine de Tintestin récurrent.
Les artères gastro-intestinales postérieures sont volumineuses. Elles diffèrent un peu à droite et à gauche, ce qui tient à leur position symétrique de chaque côté du prolongement de Testomac et à la présence de l'intestin récurrent à la droite de ce dernier. L'artère gastro-intestinale postérieure gauche se porte à gauche du caecum stomacal, qu'elle suit jusqu'à sa terminaison postérieure.
Elle fournit, chemin faisant, une série de petites branches qui se détachent à angle droit et qui se ramifient sur la moitié gauche de cet estomac.
L'artère gastro-intestinale droite est plus volumineuse ; elle se place à droite de l'estomac tubulaire. Pour la découvrir, il faut détacher le rectum et écarter ensuite l'intestin récurrent de l'estomac tubulaire.
Peu après son origine, elle fournit ordinairement une
OU deux grosses branches collatérales qui, se portant à droite, passent au-dessous de l'intestin récurrent en croisant sa direction, et qui, longeant ensuite le côté droit de celui-ci, viennent former une artère intestinale symétrique à l'artère gastro-intestinale postérieure gauche.
Cette artère se distribue à la portion correspondante de l'intestin récurrent.
Quant à l'artère gastro-intestinale postérieure droite^ elle fournit successivement des rameaux à la moitié droite du prolongement de l'estomac et à la moitié gauche de l'intestin récurrent.
Un peu en arrière de l'origine du tronc cœliaque, le bulbe aortique fournit latéralement de chaque côté un tronc volumineux qui, quoique donnant quelques rameaux au foie, mérite surtout le nom de grande artère palléale (fig. 546).
Cette artère, d'abord noyée dans le tissu parenchymateux qui enveloppe le bulbe, devient bientôt superficielle et très facile à voir, même sans injection, sur la face externe du foie, un peu au-devant du péricarde et du couloir péricardique.
Sa situation, ainsi que le remarque M. Sabatier, est très utile à connaître, car on peut la choisir comme point de départ des injections du système artériel, et, comme elle est d'un calibre assez considérable, elle permet d'obtenir de fort beaux résultats sans détériorer l'animal.
V artère grande palléale se divise ordinairement, peu après son origine, en deux troncs d'une importance relative variable (fig. 546 et 548).
Ces troncs sont sinueux et se portent l'un et l'autre en
bas et en arrière. L'antérieur se distribue à la partie antérieure et moyenne du manteau, le postérieur à la partie moyenne et postérieure. Ils fournissent d'abord l'un et l'autre quelques rameaux hépatiques, et ensuite des branches palléales nombreuses qui se subdivisent à leur tour dans toute l'étendue du manteau, pour y former le réseau lacunaire palléale. M. Sabatier fait remarquer que c'est à la face externe du manteau que se trouvent les artères palléales.
Sur un manteau épaissi et rendu opaque par le développement des glandes génitales à l'époque de la reproduction, les artères injectées ne se voient pas sur la face interne du manteau ; elles n'apparaissent que sur la face externe.
Les troncs veineux, au contraire, ne sont visibles que sur la face interne.
Après avoir fourni les artères grandes palléales, l'aorte donne naissance à plusieurs artères hépatiques^ ordinairement au nombre de trois de chaque côté (fig. 548).
Ce sont des troncs très courts se détachant par paires et à angle droit du tronc aortique, et se distribuant dans le foie. Quelques petits rameaux dépassant la région du foie vont aussi se distribuer dans la portion voisine du manteau.
Les deux artères terminales de l'aorte se séparent à angle très aigu, et se portent en bas et en avant jusqu'au sommet du capuchon formé antérieurement par le manteau (fig. 546).
Là, elles se recourbent en arrière et se terminent en fournissant plusieurs vaisseaux.
L'artère terminale de V aorte fournit, pour chacun des palpes buccaux , une artère qui en suit le bord libre supé-
rieur ou lisse, et qui donne, surtout par le bord inférieur, une vSérie très élégante de petits vaisseaux sinueux et
glande^ gènit
vchiaL
vichiaJL
Fig. 548.
Schéma de l'appareil artériel et veineux <le la Moule.
parallèles qui se distribuent dans le palpe. Il y a donc quatre artères tentaculaires ou palpaires.
Les aortes terminales fournissent encore des artères destinées à la partie antérieure du corps , aux lèvres buc-