II
486 ZOOLOGIE DEï^CRIPTIVE
Organes des sens. — Les organes des sens sont peu développés chez les Moules, les yeux ne sont pas représentés chez l'adulte, comme dans le Pecten. Chez la Moule adulte, ou ne connaît pas non plus les otocystes; l'organe du tact existe cependant, et est particulièrement développé sur les palpes labiaux, le pied et les bords du manteau.
On doit noter, à ce propos, que les grands nerfs qui partent des ganglions cérébroïdes et des ganglions viscéraux vont innerver le bord du manteau, sans que la dissection permette de délimiter nettement la région située sous la dépendance.
Les yeux peuvent exister cependant (ils sont d'ailleurs représentés chez la Moule aux stades larvaires) ainsi que les otocystes.
Si ces organes sont mal représentés chez la Moule adulte, il n'en est pas de même chez tous les Acéphales.
On rencontre fréquemment des otocystes dans l'épaisseur du pied. Dans Nucula Pelseneer en a trouvé une forme remarquable, constituée par une simple invagination épithéliale remplie de grains de sable ou de corps étrangers. Les otocystes sont toujours reliés aux ganglions cérébroïdes, selon la loi que M. de Lacaze-Duthiers a mis en évidence pour les Gastéropodes.
Organe palléal. — On doit également signaler chez la Moule, un organe hypothétique qu'il ne faut pas confondre avec les organes gaudronnés de Sabatier qui seront décrits avec les organes respiratoires.
Cet organe hypothétique (organe palléal, Osphradium) est, peut-être, Thomologue des deux points rouges que
ACEPHALES. — LA MOULE
nous avons décrits dans la cavité dorsale de la Pâte sous le nom de fausse branchie.
Il est constitué par un renflement ganglionnaire, si sur chacun des deux grands nerfs qui se détachent d( masse viscérale, au niveau du repli de la branchie. Il formé par un épithélium élevé, au-dessous duquel se ti vent quelques lacunes. Quelques auteurs lui attribuer rôle d'organe olfactif.
Description générale des branchies. — Les bi
chies, chez les Acéphales en général, sont des orga pairs, situés de chaque côté du pied, le long de la pj interne du manteau. Elles sont constituées (quand Torg est complet) par quatre feuillets de chaque coté :
1** Deux feuillets directs ;
2** Deux feuillets réfléchis.
Chaque feuillet se compose de nombreux filets ga de cils vibratiles.
Tantôt, dans les Acéphales, les filets restent librei ne contractent aucune adhérence. Tantôt les filets peui se souder par place (constituant ainsi un treillage).
Les feuillets réfléchis internes se soudent alors ei eux, et les feuillets réfléchis externes se soudent ave bord du manteau.
Par suite de cette disposition, la cavité centrale du ce de l'Acéphale, limitée par le manteau, se trouve subd séeen deux cavités superposées, a et ^ (tig. 545).
Les cils vibratiles de la branchie déterminent par h mouvements un courant ascendant, dirigé vers la bou( dans la cavité a, et descendant dans la cavité 6, où s'oi Tanus.